Welker&Weller est un respectable établissement financier allemand. Bertram Welker, le descendant et propriétaire actuel, décide un jour d'engager Selb, ce détective atypique que nous suivons depuis Un hiver à Mannheim (SN n°2582), pour qu'il réalise une enquête historique : retrouver la trace et l'histoire d'un actionnaire silencieux qui a, des décennies plus tôt, sauvé la banque de la faillite. Pourquoi faire appel à lui pour ce travail de généalogiste ? A peine débute-t-il ses recherches que Selb fait la connaissance de Schuler l'archiviste de la banque qui semble vexé d'avoir été tenu à l'écart par Welker. Quelques jours plus tard Schuler se rend au bureau de Selb, l'air affolé et lui remet une mallette pleine d'argent. Schuler s'enfuit en voiture et perd tragiquement le contrôle de son véhicule sous ses yeux. Si Selb veut confondre l'assassin de Schuler et découvrir l'identité de ce donateur fantôme, il devra remonter le temps jusqu'à ces années sombres de l'histoire allemande. Le mystère qui entoure la banque Welker&Weller est aussi épais que le brouillard qui flotte sur Mannheim... Quatrième Série Noire de Bernhard Schlink, La mort de Selb remet en selle le héros détective Gerhard Selb pour notre plus grand plaisir. L'intrigue, menée de mains de maître, laisse le lecteur haletant : plusieurs pistes s'emboîtent les unes aux autres jusqu'aux dernières pages du roman et nous font merveilleusement bien ressentir cette machination dont Selb est lui-même victime. Une recherche complexe aux ramifications lointaines, des rebondissements renversants, tous les ingrédient sont réunis pour ravir les amateurs d'enquête et les dénicheurs de vérité. La force de Schlink est de ne pas s'en tenir à une simple enquête, aussi magistrale soit-elle. La mort de Selb permet à l'auteur de s'interroger sur les rapports est-ouest en Allemagne, sur les effets de la corruption économique mais aussi la fascination de son peuple face à l'autorité politique. On retrouve ce ton, présent dans les autres romans noirs de Schlink, mélange de cynisme, de rage de comprendre et d'infinie lassitude face aux réalités pesantes de ce monde. D'ailleurs à la fin de l'enquête, tous les coupables ne sont pas punis. Mais comment pourraient-ils l'être ? Les livres passants, Gerhard Selb est devenu un vrai héros récurent, reconnaissable et attachant. Nous sommes également face à une galerie de personnages pittoresque, de rôles secondaires qui s'intègrent parfaitement à l'action et lui donnent une véritable densité : sa copine Brigit et son ado Manu, le commissaire Nägelsbach à présent à la retraire mais toujours bien utile, Philip le médecin...les personnages désormais classiques des romans de Schlink. La seule chose qui tranche sur les autres romans est le ton désabusé adopté par l'auteur : Selb est fatigué, à 66 ans son coeur fait des caprices. Il fait un infarctus au début du roman et un deuxième, plus sérieux, à la fin. A plusieurs reprises, Selb se laisse aller à dire que cette enquête sera la dernière. Espérons que non... Né en 1944 en Allemagne, Bernhard Schlink est juriste. Ses romans, Le Liseur et Amours en fuite, publiés dans la collection Du Monde Entier (Editions Gallimard), ont connu un succès mondial. La mort de Selb est son quatrième roman à paraître dans la Série Noire.
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Nombre de pages
282
Date de parution
15/05/2003
Poids
232g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070423118
Titre
La fin de Selb
Auteur
Schlink Bernhard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
232
Date de parution
20030515
Nombre de pages
282,00 €
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A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont-il dit: "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres?"
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?"
Histoire d'un amour inassouvi. Le personnage d'Olga est attachant, l'histoire rebondit à chaque acte, avec une superbe fin, riche en surprises ! Tout en élégance et en subtilité.
Revoilà Selb, vieux privé fatigué qui trimballe comme un boulet son passé de procureur sous le régime nazi. Cette fois, c'est pour une jeune fille apparemment innocente et traquée par un inconnu que le c?ur usé de Selb va battre; jusqu'à refaire un tour en prison. Mais Selb en sait assez sur l'innocence et son contraire pour retrouver la vérité dans un monde où le mensonge est devenu une valeur marchande.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.