Mulhouse, il y a un siècle, c'était le Manchester français, la ville industrielle aux cent cheminées. Et Mulhouse a été le berceau du christianisme populaire et social. Mulhouse aujourd'hui : une industrie moins percutante et un christianisme en baisse certaine. C'est dans ce Mulhouse de la fin du xxc siècle que M. -Laurent Schillinger fait son enquête auprès de jeunes couples qui ont quelques années de mariage, des couples qui sont tous passés par l'Eglise pour leur union, des couples unis qui étaient nés pour la plupart autour de 1950 : ils avaient donc autour de dix-huit ans en mai 1968, ils sont des mariés de l'après-68. C'est dire qu'ils sont un peu perdus, ces couples, sur le plan de la foi ; ils nagent dans l'incertitude. Alors ils sont tentés par le religieux, par du religieux, y compris celui d'un néo-paganisme sinon celui des sectes. L'enquête de M. Laurent Schillinget avec ses cinq critères sociologiques précis et originaux, dévoile l'état d'esprit de ces couples qui se sont fondés à Mulhouse il y a moins de vingt ans. Elle est en même temps une invitation aux institutions, particulièrement à l'Eglise catholique, une invitation, une interrogation ... Marie-Laurent SCHILLINGER, né en 1936, est prêtre du diocèse de Strasbourg. Spécialisé dans le dialogue des croyants et incroyants, il travaille dans un certain nombre d'organisations telles que le CEAS de Saint-Brieuc où il est formateur. Sa collaboration à Inter-Service Jeunes sur Radio-France et son mandat d'aumônier national de la branche aînée des scouts de France l'ont amené à s'interroger sur la foi et la non-foi des jeunes.
Nombre de pages
340
Date de parution
01/10/1989
Poids
416g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701011936
Titre
A la recherche de Dieu
Auteur
Schillinger Marie-Laurent
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
416
Date de parution
19891001
Nombre de pages
340,00 €
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Le concordat est toujours en vigueur en Alsace. Il fait partie de la culture et des traditions alsaciennes. Cet ouvrage rappelle l'histoire et l'élaboration du concordat en France, son origine, les relations de Bonaparte avec le pape. Il évoque aussi sa mise en place et son évolution en Alsace : les différentes crises en 1924 et 1957. Le concordat est plus qu'un accord entre l'Eglise et l'Etat, c'est une rencontre avec deux siècles d'histoire.
Entre errance et murmure, ce recueil explore les ombres mouvantes du temps, les silences habités et les traces laissées par l'absence. Les grimaces des lémures convoque les spectres de la mémoire et la solitude des jours, tandis que Le coin des simples capte l'essence fugace des instants, le frémissement de l'éphémère dans le quotidien. Une oeuvre d'une intensité rare, où chaque mot interroge l'oubli et la permanence, la lumière et la cendre.
Un guide astucieux pour optimiser les petits espaces potagers et avoir le meilleur rendement, y compris en pots. 70 légumes, herbes ou fruitiers les mieux adaptés aux petits espaces et à la culture en pots, aux balconnières, aux paniers suspendus, aux massifs surélevés...Les espèces recommandées pour une exposition au soleil, à la mi-ombre... Comment optimiser l'espace grâce au carré surélevé. Comment semer les légumes (en pots, en pleine terre, sous abri). Nourrir les plantes par des arrosages et apports d'engrais, attirer les insectes utiles pour la pollinisation des fleurs, lutter contre les ravageurs grâce aux plantes compagnes. Avec en plus : 18 exemples de contenants détournés pour créer une scène originale : une passoire à fraisiers, des étagères sur escabeau, une arche de haricots en bac, un myrtillier en pot, des courges palissées, des aromatiques en suspension, un mur végétal à poches...), 8 modèles de mini-jardins (9 pots pour 1 potager, un massif surélevé sur mesure, un carré de cultures faciles, un massif pour les gourmets, une ronde de salades, un carré à l'ombre...), le répertoire des plantes, les principaux ravageurs(limaces et escargots, pucerons...), les maladies et problèmes physiologiques, les mauvaises herbes communes et enfin les adresses utiles (graines biologiques, jardineries, pépinières).
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.