Les âges du cinéma. Trois parcours dans l'évolution des représentations filmiques
Scheinfeigel Maxime
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782747533300
Les formes, les idées, la pensée du cinéma changent incessamment. Mais du cinéma primitif au cinéma contemporain, l'évolution n'est pas simplement chronologique, linéaire. Chaque génération décline à sa manière une confrontation de l'ancien et du nouveau, du classique et du moderne. Chacune voit fleurir des inventions esthétiques, des idées nouvelles. Celles-ci apparaissent comme des points de cristallisation d'une histoire figurative du cinéma. Nous observons ici plusieurs de ces points : l'émergence de l'auteur moderne de Jean Rouch à Pier Paolo Pasolini ; l'évolution des mises en scène de la voix humaine et des conceptions du temps, de Fritz Lang à Ridley Scott, de David Wark Griffith à Raoul Ruiz ; la mise en œuvre de la mémoire d'Orson Welles à Philippe Grandrieux. Ainsi, il n'y a pas de droite ligne dans Les âges du cinéma mais des films qui se croisent, se regardent, se répondent d'une époque à l'autre, selon des motifs variés et entrelacés dont on déploie quelques aspects.
Nombre de pages
305
Date de parution
01/11/2003
Poids
416g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747533300
Titre
Les âges du cinéma. Trois parcours dans l'évolution des représentations filmiques
ISBN
2747533301
Auteur
Scheinfeigel Maxime
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
416
Date de parution
20031101
Nombre de pages
305,00 €
Disponibilité
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La magie, c'est les tours de passe-passe des champs de foire et les numéros de music-hall, mais d'abord c'est la " pensée magique ". Venue de loin et secrète, elle reste parmi nous comme une " science " des mystères : le désir y est plus fort que les contraintes du réel. Or le cinéma a été et reste proche de la magie sur ces deux registres, et il en tire une grande partie de sa puissance et de son " évidence " culturelles. Ce livre propose une exploration magistrale de ces profondeurs méconnues. Bien au-delà des liens qui unissent avec Méliès le septième art naissant et la prestidigitation, la magie, entre effets spéciaux et création de personnages (vampires, femmes panthères...), ne cesse d'occuper cette toile où viennent nous piéger, pour notre plus grand délice, ces modes de pensée dits " archaïques " auxquels nous sommes supposés avoir renoncé. Cette empreinte du magique qui colore passé et présent du cinéma, d'Epstein, Murnau, Dreyer, Welles et Cocteau à Resnais, Oshii, Lynch, Chabrol, Van Sant, ou Weerasethakul, en oriente aussi l'avenir, avec toutes les ressources offertes par les évolutions technologiques.
Il est une figure souvent croisée dans la littérature et les arts de la représentation : c'est l'Autre. Les différents avatars de ce personnage polymorphe, déployés sur le vaste éventail de l'altérité et de l'étrangeté, inspirent la plupart des expressions artistiques depuis leurs lointaines origines. C'est ainsi que dès sa naissance, le cinéma a reçu un immense héritage à partir duquel il a généré à son tour des représentations spécifiques de l'Autre. A travers un questionnement sur la puissance créatrice de la fabrique des images cinématographiques, sont ici évoquées différentes actualisations des figures de l'Autre. Elles sont aussi bien imaginaires et réelles, étranges et banales, proches et lointaines et elles surgissent tantôt du dehors, tantôt du dedans de l'humaine réalité des êtres. Notamment décryptées par la psychanalyse et l'anthropologie, elles s'incarnent dans toutes sortes de films : des fictions allant du réalisme au fantastique, et aussi bien des documentaires. Cet ouvrage réunit des analyses rapprochées de certains films exemplaires, de toutes les époques et de tous les continents.
On s'interroge ici sur l'évolution des limites du champ dit "cinématographique et audiovisuel" au regard des mutations technologiques et du foisonnement contemporain des lieux de création et de diffusion des films. Trois questions principales sont abordées.: la place du cinéma dans la diversité actuelle des spectacles d'images; son avenir alors qu'il n'est plus besoin d'aller s'asseoir devant un grand écran dans la pénombre d'une salle pour voir des films: les formes principales de mise en spectacle d'images reproductibles qui émergent aujourd'hui. Cette réflexion. inscrite en son fond dans la perspective générale de l'histoire des arts de l'image reproductible (première partie). évoque des tendances esthétiques contemporaines notables: transformation radicale du lien entre le. cinéma et le musée "deuxième partie). capacité du cinéma à actualiser en permanence les formes et les idées passées (troisième partie). tendance métafilmique lourde et ses variantes fort nombreuses (quatrième partie), monter en puissance des écrans comme plan de travail et des installations filmiques (cinquième et sixième parties). La grande idée qui parcourt tous les propos de ce livre est optimiste: si beaucoup de filets aujourd'hui apparaissent comme les symptômes d'une crise identitaire du cinéma. ils n'annoncent pas pour autant son déclin au contraire. ils sont les outils de son renouvellement et par là même de sa pérennité"
Ce livre analyse des images réunies selon des associations libres, que provoque la vision de certains films. Au-delà de l'observation et de la mémoire d'images déjà vues autrement et ailleurs, le spectateur devenu analyste repère tout un réseau de figures, mises au travail par le cinéma et qui forment la trame de l'ouvrage : le palimpseste, l'absence, le vide. Orson Welles et Béla Tarr, Leos Carax, Dziga Vertov et Rail Ruiz, les frères Larrieu et François Leterrier, Nuri Bilge Ceylan, Olivier Assayas, Jonathan Glazer et Lasse Hallstrôm, Billy Wilder, Jean-Luc Godard et André Téchiné ont tissé ces figures qui se saisissent comme des empreintes, se laissent décrypter comme des pensées de rêve.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...