Souvent le sociologue est plus habitué à livrer les résultats d'une analyse plutôt qu'une analyse sur les façons de raisonner et les moyens pour parvenir à des résultats. Dans cet ouvrage, l'auteur décrit un itinéraire singulier où les rencontres, la curiosité semblent guider son chemin plutôt qu'un programme décidé à l'avance. Pourtant, cette singularité restitue l'universalité de son propos elle nous dévoile le sens d'une recherche qui découvre ses fondements à mesure qu'elle avance. Ce travail de reconstruction d'itinéraire est avant tout un effort de réflexivité sur des recherches qui s'organisent autour de : la nature de l'entreprise et sa place dans la société, la signification de l'autonomie en gestion et les rapports complexes entre savoir et action. Cet exercice de " regard éloigné " est aussi une façon d'utiliser sa propre production comme un mode de production de connaissance. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en DEA de sociologie et de gestion qui s'initient aux règles et coutumes de la recherche et aux doctorants qui s'embarquent dans la difficile aventure que constitue l'écriture d'une thèse. Pour les chercheurs en sociologie ou en gestion qui connaissent bien les " ficelles du métier ", cet ouvrage est une occasion de " revivre " une histoire intellectuelle de trente ans qui débute dans les années 1970 en se remémorant leur propre questionnement, leurs propres tâtonnements dans le choix des terrains et des méthodes utilisées. La dernière partie du livre pose la question de la réception des résultats de recherche en sociologie et débouche sur des questions aujourd'hui en attente de réponses.
Nombre de pages
155
Date de parution
01/11/2003
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747536301
Titre
Itinéraire d'un sociologue au travail
ISBN
2747536300
Auteur
Saussois Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20031101
Nombre de pages
155,00 €
Disponibilité
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Le capitalisme ressemble à un boxeur qui n'arrête pas de prendre des coups mais remonte sur le ring pour repartir au combat. Le capitalisme ne prend pas le temps de souffler. Il se nourrit de ses propres contradictions sans attendre leur dépassement. Tout se passe comme s'il digérait les crises en empruntant une partie du langage de ses adversaires. Ce livre n'est pas une complainte de plus sur les méfaits du capitalisme ni sur la dictature impitoyable des marchés financiers, ce n'est pas un appel pour « une autre politique ». Son point de départ est un constat que tout « honnête homme » fait aujourd'hui : ce n'est pas en éliminant une pomme pourrie d'un tonneau que l'on stoppe le processus de pourrissement. Comment expliquer la dynamique paradoxale du capitalisme ? C'est l'objet de ce livre : comprendre ce qui nous arrive en mobilisant toutes les ressources des sciences sociales, aussi bien l'histoire que l'économie, la sociologie ou la gestion. Il s'agit avant tout d'une synthèse pour saisir ce qui se joue entre les acteurs et le capitalisme pris comme système, pour trouver un fil rouge qui donne sens aux pièces dispersées d'un puzzle de façon à être mieux armés face aux vendeurs de rêve qui savent surfer sur nos émotions, car, finalement, nous aimons bien croire au père Noël. Jean-Michel Saussois est professeur à ESCP-EAP et intervient à l'École doctorale de l'université Paris-X Nanterre en collaboration avec l'École des mines de Paris, l'ESSEC et l'École polytechnique. Ses cours portent sur le management stratégique, le management public et le management des politiques publiques. Ses recherches sont centrées sur l'analyse comparée de la relation État-industrie.
En tapant " capitalisme " sur Google, on obtient 1 730 000 résultats. C'est dire ce qui se joue derrière ce mot " surchargé " : modèle universel indépassable, mondialisation inévitable, actionnaires voraces, progrès social indiscutable, destruction des ressources naturelles... autant de certitudes, bien ancrées dans nos têtes, sur les bienfaits ou les méfaits du capitalisme, autant de discours pour une autre politique ou pour refonder le capitalisme. Car la cause est entendue : ce dernier est aujourd'hui en crise et il est urgent de le " moraliser ", de le " contenir ", de le " réguler ". En chinois 'crise' signifie à la fois " danger " et " occasion " fournie par ce même danger. Et si, ultime pied de nez à nos idées reçues, de cette crise il pouvait sortir quelque chose d'inattendu ?
Entreprises, hôpitaux, associations, administrations, ONG... les organisations sont omniprésentes et structurent la vie sociale et économique. Multiples, multiformes, changeantes, elles font l'objet de nombreuses théories et analyses que cet ouvrage tente de synthétiser : les " sciences de gestion " ont ainsi l'ambition de se constituer en une discipline autonome afin de fournir les outils et les théories permettant de penser l'action collective. Quelles formes " concrètes " peuvent prendre les organisations qui se renouvellent en permanence ? Quels sont les enjeux théoriques et pratiques pour le management aujourd'hui ? Empowerment, responsabilité sociale de l'entreprise, knowledge management, sensemaking... autant de propositions qui viennent irriguer la réflexion sur le sens qu'il faut donner à l'action collective. Quelles sont les dimensions cachées des organisations ? Qu'entend-on par " hypocrisie organisationnelle " ? Comment se prennent les décisions ordinaires et stratégiques ? Comment prendre en compte les efforts de coordination qui ne sont pas valorisés d'un point de vue comptable ? Pourquoi et comment organiser le changement ? Cet ouvrage propose un bilan actuel des connaissances permettant à l'étudiant ou au praticien (consultant, formateur, DRH, manager...) de se repérer dans le dédale des analyses concernant les organisations. Il est réalisé par des spécialistes de toutes disciplines : théoriciens des sciences de gestion, économistes, sociologues, psychologues du travail, professeurs de management...
Les organisations "concrètes" (maternité, hôpital, école, entreprise, administrations) nous sont si familières qu'elles en deviennent évidentes, comme si un travail consistant à vouloir les théoriser relevait d'un exercice vain. On peut concevoir les organisations de trois façons différentes: comme des problèmes à résoudre (pour travailler individuellement et collectivement de façon efficace, il faut être "bien organisé") ; comme des architectures qui respectent des principes de construction (autonomie fonctionnelle ou opérationnelle, éventail de contrôle, différenciation, intégration, etc.) ; enfin comme des processus d'action (car l'action collective s'organise continûment). Ces trois approches se retrouvent à des degrés divers dans chaque théorie des organisations. Chacune se distingue par des choix méthodologiques et la façon dont elle a été reçue au cours du temps. Aujourd'hui, les approches en termes de structures laissent la place aux approches en termes d'action organisée, d'interactions sociales et de réseaux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...