Stendhal nous avait légué un début de roman, Le Rose et le Vert. Nicolas Saudray l'a revu et mené à bien. Un homme extraordinaire, que Stendhal a connu, Traugott, rabbin et banquier à Brunswick en Allemagne, a entrepris de réconcilier les juifs et les chrétiens. II donne à sa fille, la pétulante Minna, mission de poursuivre son oeuvre. Déçue cependant par ses soupirants allemands, cette belle et riche demoiselle vient à Paris pour se marier. Elle tombe sous le charme de Napoléon dit Léon, fringant officier, fils d'un maréchal de l'Empire et adversaire des Bourbons. Mais elle lui reproche, peut-être à tort, de l'aimer pour ses millions plutôt que pour elle-même. A vrai dire, Léon se croit au-dessus de l'amour. Et voici que Stendhal lui-même, écrivain mûrissant et dépourvu de lecteurs, devenu une figure de son propre roman, s'éprend de sa ravissante créature et la dispute à l'élégant cavalier. Des acteurs authentiques complètent le ballet : le roi Jérôme Bonaparte, James de Rothschild, la capricieuse duchesse d'Abrantès... Ainsi se déroulent, parfois charmants, souvent cruels, les jeux de l'argent, de la religion et de l'amour. A l'instar de Stendhal, les personnages sont partis à la chasse au bonheur. Elle les mènera jusqu'en Alger la Blanche, convoitée par les ministres de Charles X. Romantique et railleur à la fois, ce livre se situe au confluent de trois courants : juif libéral, napoléonien et stendhalien.
Nombre de pages
320
Date de parution
25/08/2016
Poids
362g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782876236561
Titre
Le Jaune et le Noir. Sur les pas de Stendhal
Auteur
Saudray Nicolas
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
150
Poids
362
Date de parution
20160825
Nombre de pages
320,00 €
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Biographie de l'auteur Chef d'entreprise puis magistrat, Nicolas Saudray a présidé, parallèlement, le conseil d'administration de la Bibliothèque nationale. Il a publié dix romans, dont La Maison des prophètes (Balland, 1992, prix Méditerranée), et Les Oranges de Yalta (Seuil, 1984).
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Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
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