Comment l'amour empoisonne les femmes. Du surinvestissement sentimental des femmes et des moyens d'y
Sastre Peggy
ANNE CARRIERE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782843378263
Sous nos latitudes, et depuis un petit siècle, les femmes ont progressivement acquis le droit de travailler, de voter, de faire ou non des enfants, de disposer de leur corps et de leurs ressources matérielles. Bref, la libération féminine a eu lieu, les femmes se sont, paraît-il, émancipées. Sauf que, dans un monde qui traque les différences sexuelles, notamment toutes les émanations du " plafond de verre " empêchant les femmes d'atteindre, en proportions équivalentes aux hommes, les positions sociales les plus élevées, les plus valorisées ou encore les plus gratifiantes, il est un élément qu'à peu près personne n'a la présence d'esprit d'interroger. Ce grand absent du débat sur les obstacles que les femmes doivent surmonter pour espérer prospérer comme certains de leurs homologues masculins, c'est le boulet amoureux. Un boulet conglomérant l'amour, le bonheur familial, la réussite conjugale ; toutes ces notions dont se gargarisent une énorme majorité de femmes lorsqu'elles font la liste de leurs priorités existentielles. Comme si la normalité, quand vous êtes dotée d'ovaires, était de mettre l'amour en tête de votre liste et au coeur de votre quotidien. D'investir un temps et une énergie incroyables à la tenue de ce poste budgétaire vital. Et de souffrir le martyre quand le retour sur investissement en vient à trahir vos espérances. Toute déviation de cette norme, toute trajectoire alternative seront vues d'un sale oeil, a fortiori par un point de vue féminin. Le problème, c'est que l'amour, quand il vire au toxique, est autant la justification des hommes qui battent que des femmes battues qui restent. Il est le prétexte totalitaire et indépassable des accès de folie, des meurtres passionnels, des tortures conjugales, des truanderies affectives. Il est le carburant des crimes d'honneur, des mutilations génitales, de l'obsession de la virginité et de l'injonction à la pudeur. Il ceint d'explosifs la taille des veuves noires de Tchétchénie, fait partir Monique Fourniret à la chasse aux vierges, allume l'ordinateur de Valérie Trierweiler. Telles des chiennes de Pavlov, les femmes ont été conditionnées à saliver face à l'amour en tant qu'indice d'engagement. Au seuil de sélectivité sexuelle très bas des hommes répond un seuil de sélectivité affectif tout aussi faible chez les femmes : mieux vaut s'accrocher à n'importe quoi que de risquer de n'être accrochée par rien. Le temps semble venu de faire perdre à l'amour ses lettres de noblesse.
Nombre de pages
142
Date de parution
26/01/2018
Poids
188g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843378263
Titre
Comment l'amour empoisonne les femmes / Du surinvestissement sentimental et des moyens d'y remédier
Auteur
Sastre Peggy
Editeur
ANNE CARRIERE
Largeur
140
Poids
188
Date de parution
20180126
Nombre de pages
142,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'homme (avec un petit h et un pénis de taille variable) est une pourriture : c'est lui qui vole, viole, tape, tue, refuse de laver ses slips et préférerait crever plutôt que de vivre dans un monde où des bonniches ont le droit de devenir PDG. Voici la " version officielle " de notre histoire. L'histoire humaine est, dit-on, l'histoire d'une domination masculine, faite par et pour des hommes prêts à tout pour tenir les faibles femmes à leur botte. Sauf que cette histoire est fausse. Du moins en partie. Si les hommes ont le pouvoir, c'est parce que les femmes l'ont bien voulu, tout au long des 99,98 % de l'histoire de notre espèce. Et ces millions d'années qui nous ont vus devenir lentement ce que nous sommes, elles les ont passés à frétiller du derche au moindre indice de force, de puissance et de brutalité. Pourquoi ? Parce lorsque votre organisme renferme des ovaires et un utérus, que votre reproduction vous fait courir un danger vital aussi extrême qu'indispensable, et que vous vivez dans un environnement hostile, de tels attributs sont encore les meilleurs pour vous protéger, vous et le fruit de vos entrailles, et vous aider à transmettre vos gènes aux générations suivantes. En d'autres termes, il n'y a pas de domination masculine. Un tel système oppresseur, vertical et unilatéral n'existe pas. Ce qui existe, c'est une histoire évolutive qui aura poussé les deux sexes à des stratégies reproductives distinctes. En décortiquant les principaux territoires de la " domination masculine " ? les inégalités scolaires et professionnelles, le harcèlement, les violences familiales et conjugales, le viol et les violences sexuelles, la culture de l'honneur, l'agressivité, la guerre et le terrorisme ?, cet ouvrage non seulement les éclaire d'une lumière radicalement nouvelle dans notre paysage intellectuel, mais il permet surtout de mieux les comprendre et de les expliquer, quitte à risquer de saisir, au passage, que les femmes ne s'en sortent vraiment pas si mal...
Le monde n'a jamais été aussi prospère et peu violent qu'aujourd'hui. Pourtant, l'actualité nous rapporte un flot continu de colères et de peurs, de ressentiments et d'insatisfactions. Paradoxe ? Echec ? Non, répond Peggy Sastre dans cet essai érudit et passionnant. La biologie et la psychologie de l'évolution nous apprennent que notre esprit a été façonné par et pour le conflit : contre les autres groupes humains, nos propres parents et enfants, pour acquérir des ressources, conquérir des partenaires sexuels, préserver des statuts sociaux. La réussite de la modernité a éliminé nombre de motifs de conflits en assurant la sécurité et l'abondance au plus grand nombre. Mais notre esprit n'a pas abandonné ses programmations profondes : insatisfaction et inquiétude à la moindre différence, la plus modeste incertitude. Comment cesser de s'énerver et éviter la guerre de tous contre tous ? En prenant du recul sur notre espèce et de la hauteur sur son évolution. En apprenant à vivre sans ennemi imaginaire ou peur exagérée. En comprenant d'où nous venons pour décider où nous irons. Un livre surprenant et indispensable pour comprendre l'humaine condition et réfléchir à la résolution pacifique de ses conflits perpétuels.
Et si les femmes étaient au fond les premières responsables des injustices dont elles sont encore victimes? Et si le désir d'enfant dans un couple et la grossesse étaient nos principaux adversaires? Et si, pour. changer réellement les choses, il fallait avant tout s'atteler à connaître l'histoire de l'évolution féminine, son inscription dans les gènes, dans les corps et dans les comportements? Telles sont quelques unes des nombreuses questions que pose Ex utero de Peggy Sastre où se côtoient, dans un mélange pour le moins détonnant, biologie, philosophie et mythologie, mais aussi pornographie, sado-masochisme, libertinage et prostitution. Un regard absolument neuf sur des questions où les préjugés ont la dent dure et où la science a tôt fait d'être vue en ennemie. Un texte d'une rare intelligence qui incitera toutes les femmes qui ne se reconnaissent ni dans le "vous" complaisant de certains hommes ni dans le "nous" censeur et moralisateur du discours féministe officiel, à dépasser ce que leur sexe a fait d'elles pour peut-être, enfin, en finir avec le féminisme.
Libérale, héritière des Lumières et combattant pied à pied ceux qui voudraient les tamiser, Peggy Sastre pensait ne jamais vaciller dans ses principes. Jusqu'au 7 octobre 2023. La nature et l'ampleur du massacre, la jubilation de ses auteurs, les arguments relativistes de certains démocrates, le silence de militants soi-disant progressistes? c'est un effondrement. Global et intime.Pire, la colère et l'amertume la poussent à abdiquer. Et si, tous comptes faits, le tribalisme était bien le mode de fonctionnement de l'humanité ? Ne serait-il pas plus simple d'en prendre son parti ? De renoncer aux sociétés ouvertes, pluralistes, pacifiées et cosmopolites tenues par l'intelligence ...Et puis vient le moment de sortir de la sidération et de redresser la tête. Après la chute, Peggy Sastre entreprend de dresser son inventaire? de ce qui ne doit pas s'éteindre en elle, de ce qu'elle veut sauver. Un livre comme l'autopsie d'une fracture, et un point de départ vers la possibilité d'une réparation.
Tom a quatre ans lorsque ses parents reviennent du Brésil, le jour de Noël, avec un nouveau-né, Ben, qu'ils mettent sous le sapin en guise de cadeau pour lui. Au fil des ans, la préférence flagrante de sa mère pour Ben ne fera que s'accentuer. Tom a beau s'appliquer à devenir le fils modèle que ses parents pourraient enfin aimer, rien n'y fait ! L'irréparable survient quand, étudiant à Sciences Po, il tombe amoureux d'une jeune fille ; son frère s'en étant épris lui aussi, leur mère demande à Tom d'y renoncer. Cherchant à comprendre pour quelle raison elle le rejette, Tom part au Brésil avec pour seuls indices l'extrait de naissance de Ben et le nom de sa mère biologique, qu'il espère bien retrouver. Un roman psychologique intense, où les secrets de famille s'éclaircissent au rythme de la samba, et un suspense haletant.
Gayford Martin ; Chartres Cécile ; Samama Elisabet
Entre les mois d'octobre et de décembre 1888, deux des plus grands peintres de l'histoire ont partagé une petite maison jaune aux angles irréguliers dans la ville d'Arles. Pendant neuf semaines, Vincent Van Gogh et Paul Gauguin y ont peint, bu, visité les bordels et hanté les cafés, se sont étudiés, jalousés, disputés, et s'y sont affrontés dans un huis-clos créatif à nul autre pareil. Le célèbre critique d'art anglais, Martin Gayford, relate ici cette incroyable aventure ; la subtile, prodigieuse et toxique amitié entre deux géants qui ne pouvaient que se heurter dans un si petit espace, produisant des étincelles de génie et les ferments d'un drame connu. Le talent de Gayford est de dessiner pour nous, autour du motif tragique de cette oreille tranchée, une exploration intime ne se réduisant pas à une glissade vers la folie. Dans sa maison jaune, Gayford, mieux que personne avant lui, nous fait pénétrer dans le secret de la création, toucher du doigt, ressentir le mystère et la matière nécessaires au surgissement du sublime.
1939, Moscou. Face à la menace de l'Allemagne nazie, Staline a placé beaucoup d'espoir dans la production du tank T-34, un monstre de trente tonnes d'acier surnommé le "Cercueil rouge" par les hommes appelés à le manoeuvrer sur les champs de bataille. L'arme secrète n'est pas encore tout à fait opérationnelle quand son excentrique inventeur, le colonel Nagorski, est retrouvé assassiné. Staline confie l'enquête à Pekkala, son meilleur détective. Ancien policier favori du tsar, celui-ci doit reprendre du service en faveur de l'homme qui fut autrefois son pire ennemi. Et il n'est pas le seul dont la loyauté soit mise à l'épreuve dans cette affaire: un sinistre groupe d'anciens militaires tsaristes, se faisant appeler la Confrérie blanche, semble être le commanditaire du meurtre de Nagorski. Pekkala se retrouve obligé de traquer ses anciens alliés pour contribuer à propulser la Russie dans le conflit contre l'Allemagne.
Au plus fort des combats, deux soldats russes cherchent refuge dans la crypte d'une église allemande. Ils y découvrent une icône d'une valeur inestimable, que tout le monde pensait détruite. Une fois informé, Staline ordonne à son meilleur détective, Pekkala, de découvrir comment elle a pu se retrouver là. L'enquête de "l'Oeil d'Emeraude" le met rapidement sur la piste des Skoptsy, une secte chrétienne dont les membres ont été pourchassés par le passé par la police secrète bolchévique. Les rares survivants se sont regroupés et se cachent dans les forêts de Sibérie. Alors que l'icône resurgit, les Skoptsy sont prêts à tout pour remettre la main sur ce qu'ils estiment être leur plus grand trésor, et menacent l'ensemble du peuple russe d'une nouvelle arme terrifiante.