Environnement et développement à Madagascar. Du plan d'action environnemental à la mise en valeur to
Sarrasin Bruno ; Ramahatra Haja
KARTHALA
28,01 €
Epuisé
EAN :9782811107963
Madagascar est une tragédie sans méchants » soulignaient les biologistes Alison et Richard Jolly il y a plus de 30 ans. Il s'agissait alors « soit de participer activement à la sauvegarde des richesses de la terre, soit de leur tourner le dos avec indifférence et de laisser brûler les librairies et les musées de la nature. » Malgré les investissements colossaux consentis en environnement au cours des vingt dernières années à Madagascar, la dégradation des ressources naturelles a progressé en moyenne de 1 % par année, menaçant non seulement l'équilibre écologique de la Grande île, mais celui touchant les domaines économique, social et politique. Pourquoi l'environnement est-il, encore aujourd'hui, toujours aussi menacé à Madagascar ? Pour répondre à cette question et dans le but de contribuer à éclairer les enjeux souvent implicites des actions environnementales, cet ouvrage explore pourquoi et comment la destruction des ressources naturelles est devenue un problème politique dans l'un des pays où le taux d'endémisme est parmi les plus élevés de la planète. Il s'intéresse notamment aux incompatibilités qui expliquent les multiples ambiguïtés d'une politique publique dans un domaine aussi vaste que celui de l'environnement, en offrant un regard critique sur les blocages qu'on lui attribue. Il propose enfin un bilan exhaustif de quinze années de mise en oeuvre d'un Plan d'action environnemental et s'intéresse à la place du tourisme dans ce contexte. Une série de documents politiques et juridiques viennent s'ajouter à cet ouvrage en annexe. Bruno Sarrasin est professeur au Département d'études urbaines et touristiques de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM). Auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur le développement et l'environnement dans les pays du sud, il est membre du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) de l'UQAM.
Nombre de pages
281
Date de parution
15/01/2013
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811107963
Auteur
Sarrasin Bruno ; Ramahatra Haja
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20130115
Nombre de pages
281,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'ajustement économique dit " structurel " préconisé par la Banque mondiale depuis le début des années 1980 et la lutte contre la pauvreté dans les pays d'Afrique subsaharienne constituent-ils une contradiction à l'aube de ce troisième millénaire, ou ces deux démarches se combinent-elles dans un modèle de développement au profit des Etats africains et de leurs populations sous perfusion ... L'ajustement, on le sait, vise à rendre les économies plus compétitives et à relancer la croissance notamment par le rétablissement des équilibres macroéconomique et budgétaire. La lutte contre la pauvreté mise, elle, sur l'amélioration des conditions de vie des pauvres en investissant dans la satisfaction des besoins primaires (santé, éducation, alimentation, etc.). Les pays qui subissent la médecine de choc que représentent les programmes d'ajustement structurel évoluent à travers des conditions fort différentes (potentiel économique, niveau de corruption, conflits armés, etc.) mais se retrouvent tous, peu ou prou, dans la même situation de paupérisation continue. La Banque mondiale peut-elle prétendre lutter contre la pauvreté par l'ajustement structurel ? C'est pourtant ce qu'elle fait depuis le début des années 1990. Les " coûts sociaux " de ces mesures sont désormais évidents. Ils suscitent de vifs débats quant à leur portée à court et à long terme. L'auteur cerne ici la confrontation entre certaines critiques des coûts sociaux et les réponses de la Banque mondiale. Il analyse aussi l'évolution du concept d'ajustement structurel et du modèle économique sous-jacent en prenant pour exemple l'Afrique subsaharienne.
A partir de la trajectoire politique et administrative du développement du tourisme dans le contexte du Sénégal postcolonial, ce livre examine les représentations associées au tourisme et le défi de leur déconstruction. L'activité touristique cristallise des représentations sociales très différentes. Et l'absence de cogestion de ce secteur exacerbe ces représentations qui matérialisent la polyphasie touristique : celle-ci traduit un environnement où plusieurs acteurs se servent de différentes modalités de pensée et de connaissances vis-à-vis du tourisme. Cette hétérogénéité sociocognitive est une conséquence d'un modèle de gouvernance ascendant et élitiste.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.