AJUSTEMENT STRUCTUREL ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE EN AFRIQUE. La Banque mondiale face à la critique
Sarrasin Bruno
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782738462398
L'ajustement économique dit " structurel " préconisé par la Banque mondiale depuis le début des années 1980 et la lutte contre la pauvreté dans les pays d'Afrique subsaharienne constituent-ils une contradiction à l'aube de ce troisième millénaire, ou ces deux démarches se combinent-elles dans un modèle de développement au profit des Etats africains et de leurs populations sous perfusion ... L'ajustement, on le sait, vise à rendre les économies plus compétitives et à relancer la croissance notamment par le rétablissement des équilibres macroéconomique et budgétaire. La lutte contre la pauvreté mise, elle, sur l'amélioration des conditions de vie des pauvres en investissant dans la satisfaction des besoins primaires (santé, éducation, alimentation, etc.). Les pays qui subissent la médecine de choc que représentent les programmes d'ajustement structurel évoluent à travers des conditions fort différentes (potentiel économique, niveau de corruption, conflits armés, etc.) mais se retrouvent tous, peu ou prou, dans la même situation de paupérisation continue. La Banque mondiale peut-elle prétendre lutter contre la pauvreté par l'ajustement structurel ? C'est pourtant ce qu'elle fait depuis le début des années 1990. Les " coûts sociaux " de ces mesures sont désormais évidents. Ils suscitent de vifs débats quant à leur portée à court et à long terme. L'auteur cerne ici la confrontation entre certaines critiques des coûts sociaux et les réponses de la Banque mondiale. Il analyse aussi l'évolution du concept d'ajustement structurel et du modèle économique sous-jacent en prenant pour exemple l'Afrique subsaharienne.
Nombre de pages
114
Date de parution
03/05/2000
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738462398
Titre
AJUSTEMENT STRUCTUREL ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE EN AFRIQUE. La Banque mondiale face à la critique
ISBN
2738462391
Auteur
Sarrasin Bruno
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20000503
Nombre de pages
114,00 €
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Madagascar est une tragédie sans méchants » soulignaient les biologistes Alison et Richard Jolly il y a plus de 30 ans. Il s'agissait alors « soit de participer activement à la sauvegarde des richesses de la terre, soit de leur tourner le dos avec indifférence et de laisser brûler les librairies et les musées de la nature. » Malgré les investissements colossaux consentis en environnement au cours des vingt dernières années à Madagascar, la dégradation des ressources naturelles a progressé en moyenne de 1 % par année, menaçant non seulement l'équilibre écologique de la Grande île, mais celui touchant les domaines économique, social et politique. Pourquoi l'environnement est-il, encore aujourd'hui, toujours aussi menacé à Madagascar ? Pour répondre à cette question et dans le but de contribuer à éclairer les enjeux souvent implicites des actions environnementales, cet ouvrage explore pourquoi et comment la destruction des ressources naturelles est devenue un problème politique dans l'un des pays où le taux d'endémisme est parmi les plus élevés de la planète. Il s'intéresse notamment aux incompatibilités qui expliquent les multiples ambiguïtés d'une politique publique dans un domaine aussi vaste que celui de l'environnement, en offrant un regard critique sur les blocages qu'on lui attribue. Il propose enfin un bilan exhaustif de quinze années de mise en oeuvre d'un Plan d'action environnemental et s'intéresse à la place du tourisme dans ce contexte. Une série de documents politiques et juridiques viennent s'ajouter à cet ouvrage en annexe. Bruno Sarrasin est professeur au Département d'études urbaines et touristiques de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM). Auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur le développement et l'environnement dans les pays du sud, il est membre du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) de l'UQAM.
A partir de la trajectoire politique et administrative du développement du tourisme dans le contexte du Sénégal postcolonial, ce livre examine les représentations associées au tourisme et le défi de leur déconstruction. L'activité touristique cristallise des représentations sociales très différentes. Et l'absence de cogestion de ce secteur exacerbe ces représentations qui matérialisent la polyphasie touristique : celle-ci traduit un environnement où plusieurs acteurs se servent de différentes modalités de pensée et de connaissances vis-à-vis du tourisme. Cette hétérogénéité sociocognitive est une conséquence d'un modèle de gouvernance ascendant et élitiste.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
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