Nous n'avons pas encore saisi le sens fondamental de l'oeuvre de Foucault. Certes, cette oeuvre ne cherche pas à établir de nouvelles normes pour la vie et la pensée. On l'accuse d'avoir comme seul but la subversion de la forme présente de la société. Elle apparaît comme une succession d'analyses concrètes et d'études dispersées, plus que comme un système abstrait et un tout cohérent. Ce sont des raisons assez fortes pour que l'on doute du caractère même d'oeuvre que constitueraient l'ensemble de ces travaux. A plus forte raison, ces textes rassemblés ne sauraient former une oeuvre philosophique. Ils ne seraient plus que les traces d'un simple - quand bien même impressionnant - "parcours intellectuel". Mais une oeuvre peut chercher à montrer comment sont les choses, sans prétendre dire comment elles devraient être. Elle peut briser les évidences et lancer l'invitation à ce que d'autres jettent les bases pour de nouvelles formes d'existence. De plus, on peut considérer que les recherches sur des domaines circonscrits (la folie, la prison, la sexualité) ont un recours subtil à des schèmes spéculatifs et abstraits qui sont le fait de la philosophie. Si nous parvenons à comprendre que ces réalités sont intimement associées dans la démarche de Foucault, et si par ailleurs nous démontrons qu'elles ne sont pas des caractéristiques transitoires, mais des traits constants de son travail, alors il n'y aura plus de raisons pour refuser à ce dernier le statut d'oeuvre, ni pour hésiter à lui reconnaître sa valeur philosophique.
Nombre de pages
252
Date de parution
07/09/2011
Poids
395g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296563278
Titre
Ordre et temps dans la philosophie de Foucault
Auteur
Sardinha Diogo ; Balibar Etienne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
395
Date de parution
20110907
Nombre de pages
252,00 €
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Résumé : Plus que jamais, sans doute, nous avons besoin de stratégies critiques pour l'émancipation. Or, lisant la philosophie des deux derniers siècles, on découvre les attitudes les plus contrastées dans ce domaine. Kant, qui définit les Lumières comme "la sortie de l'homme de la minorité dont il est lui-même responsable", incite son lecteur à devenir adulte. Par contre, Deleuze (seul ou avec Guattari) met en avant un devenir-mineur et insiste sur un devenir-enfant qui soit un devenir-force. En même temps, cette opposition immédiate de Kant et Deleuze esquive tout ce qui a mené de l'un à l'autre. Lorsqu'on reprend le fil qui les lie, des figures inattendues surgissent : Sartre, Bataille et Foucault deviennent alors les personnages d'une histoire tissée autour de Baudelaire, par rapport auquel les trois philosophes-écrivains prennent des positions radicalement divergentes. Si on veut donc comprendre ce qui semble être le renversement du devenir-majeur kantien par le devenir-mineur deleuzien, c'est ce parcours qu'il devient nécessaire de reconstituer. A la fin, on aura reconstruit quelques stratégies émancipatrices, utiles pour nous aujourd'hui.
Ogilvie Bertrand ; Sardinha Diogo ; Wolf Frieder O
D'une construction économique et politique, l'Europe se transforme en un espace aux frontières incertaines dans lequel font irruption les problèmes les plus divers: les vagues d'immigration, l'accueil fait aux nouveaux venus ou bien le refus de les accueillir, les politiques d'hygiène et de prévention des pandémies, les mécanismes de sécurité mis en place contre les menaces terroristes, les positions à prendre face aux conflits militaires dans différentes régions du monde. Dans ces domaines, chaque pays membre dispose désormais d'une marge de manoeuvre bien restreinte, car ils ressortent de plus en plus de la compétence des instances de l'Union. C'est dire qu'ils sont l'objet d'une nouvelle citoyenneté qui, étant encore floue et souvent discriminatoire, est aussi à construire, à étendre à tous ceux qui vivent en Europe et à remplir par des contenus concrets. Dans leur condition de citoyens de l'Union européenne, les auteurs de ce recueil tiennent ici leurs discours. Philosophes, scientifiques, écrivains, ils débattent d'affaires "politiques", mais ils ne sont pas pour autant des femmes ou des hommes politiques. La vie en commun a besoin de se nourrir d'idées qui ne s'épuisent pas dans la pratique quotidienne. Elle a besoin de voix qui, au-delà de l'urgence des décisions, prennent un peu de distance pour regarder la vie sous un jour imprévu. Ce jour, nous avons voulu le répandre sur ce que nous avons appelé la vie en Europe.
La philosophie contemporaine entretient avec les archives des rapports multiples. Depuis quelques décennies, des auteurs formés la philosophie ont éprouvé le besoin de plonger dans les archives historiques pour, en quittant la pensée spéculative et purement conceptuelle, changer de perspective, de méthode et même d'objet. Ainsi Foucault accorde un droit de cité aux thèmes de la folie, de la prison et de la sexualité, sous la forme d'archéologies et de généalogies. Dans une tout autre veine, Jacques Derrida rappelle que l'étymon grec arkhè place l'archive entre le commencement et le commandement. A la fois pouvoir de consignation et ouverture d'un lieu de mémoire, l'archive se situe dans un rapport de dépendance face à la mémoire et à l'institution. Pour l'utilisateur, s'intéresser à l'archive, c'est souvent cultiver l'espoir de redonner à tout événement du passé un plus haut degré d'actualité que cet événement avait au moment où il a eu lieu. C'est un fait avéré que l'histoire des minorités, l'histoire des femmes, entre autres, ont acquis de nouvelles significations par la considération des archives. Dans ce travail, des sources sont assemblées, et des dispositifs construits, pour que des arcanes du passé surgissent les preuves d'un présent renouvelé. L'archive aujourd'hui reste un amas de documents fournissant des modes de lecture propres à changer radicalement le rapport des chercheurs aux faits avec lesquels ils sont confrontés.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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