Vivre en Europe. Philosophie, politique et science aujourd'hui
Ogilvie Bertrand ; Sardinha Diogo ; Wolf Frieder O
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296104167
D'une construction économique et politique, l'Europe se transforme en un espace aux frontières incertaines dans lequel font irruption les problèmes les plus divers: les vagues d'immigration, l'accueil fait aux nouveaux venus ou bien le refus de les accueillir, les politiques d'hygiène et de prévention des pandémies, les mécanismes de sécurité mis en place contre les menaces terroristes, les positions à prendre face aux conflits militaires dans différentes régions du monde. Dans ces domaines, chaque pays membre dispose désormais d'une marge de manoeuvre bien restreinte, car ils ressortent de plus en plus de la compétence des instances de l'Union. C'est dire qu'ils sont l'objet d'une nouvelle citoyenneté qui, étant encore floue et souvent discriminatoire, est aussi à construire, à étendre à tous ceux qui vivent en Europe et à remplir par des contenus concrets. Dans leur condition de citoyens de l'Union européenne, les auteurs de ce recueil tiennent ici leurs discours. Philosophes, scientifiques, écrivains, ils débattent d'affaires "politiques", mais ils ne sont pas pour autant des femmes ou des hommes politiques. La vie en commun a besoin de se nourrir d'idées qui ne s'épuisent pas dans la pratique quotidienne. Elle a besoin de voix qui, au-delà de l'urgence des décisions, prennent un peu de distance pour regarder la vie sous un jour imprévu. Ce jour, nous avons voulu le répandre sur ce que nous avons appelé la vie en Europe.
Nombre de pages
299
Date de parution
05/03/2010
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296104167
Titre
Vivre en Europe. Philosophie, politique et science aujourd'hui
Auteur
Ogilvie Bertrand ; Sardinha Diogo ; Wolf Frieder O
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20100305
Nombre de pages
299,00 €
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Pourquoi auraient-ils besoin de ces Ecrits qui sont, paraît-il, incompréhensibles? Ils ont peut-être besoin d'avoir un endroit où ils s'aperçoivent qu'on parle de ce qu'ils ne comprennent pas" (Lacan). Au-delà de la boutade, une idée simple: réputés difficiles, les textes de Lacan intriguent ou agacent, constituent en tout cas un pôle d'attraction; cet intérêt est lié à l'objet de ces textes et au style de l'?uvre. Lacan parle de l'inconscient et du désir dans des termes qui rebutent la conscience ordinaire, et en cela il ne fait rien d'autre que de tenir à chacun le discours de son inconscient. Ce petit livre montre que ces textes n'en restent pas moins lisibles, surtout quand on étudie leur histoire. Lacan s'est posé un problème, celui du sujet, et c'est l'élaboration de ce problème qui est d'abord racontée ici. Les positions qu'il adopte alors, bien avant d'être aussi connues qu'elles le sont aujourd'hui, anticipent les débats actuels sur la spécificité de la causalité psychique.
Ce livre témoigne d'une réflexion menée pendant une dizaine d'années sur le travail. Il porte la trace d'un déplacement d'accent qui ne doit pas être effacé : l'hésitation qu'il recèle est en elle-même un enjeu. En effet, passer d'une reconnaissance de la dimension émancipatrice du travail comme lieu de désobéissance possible à l'accentuation de son lien à la mort, au négatif, présent dès le départ mais qui l'emporte de plus en plus dans le contexte néolibéral, ce n'est pas changer d'avis sur la signification de la dimension laborieuse de l'existence sociale, mais accepter qu'elle soit le lieu d'une contradiction pour l'instant insoluble. Au lieu d'opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l'on s'en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu'en le libérant. La question cruciale est de savoir laquelle des deux libérations domine l'autre, ou laquelle s'effectue sous domination de l'autre. Disons que l'orientation de ces réflexions penche plutôt vers l'idée que, dans le contexte d'une lutte politique, la libération du travail, sa réorganisation, ne devrait se faire que dans la perspective de son abolition, mais que cette abolition ne peut s'amorcer que sur la base de sa réorganisation, ou de sa désorganisation... Par ailleurs, les destructions à l'oeuvre dans le monde du travail ne peuvent aucunement être confondues avec l'abolition du travail, elles en constituent plutôt une métamorphose qui déploie au maximum sa négativité, et qui renforce le travail tout en le dépassant. Souligner cette perspective, c'est faire apparaître du même coup d'autres orientations, dans lesquelles son dépassement pourrait oeuvrer au contraire à son abolition.
Résumé : C'est un secret de Polichinelle : on n'apprend rien à l'Ecole. Rien sinon qu'au départ, soi-disant, on ne sait rien. Pour l'enfant, disqualifié, l'important à l'Ecole, c'est d'apprendre à obéir, peu importe à quoi. Certes on ne parle pas ici de ces moments enchantés où grâce à la parole d'un maître on s'est engagé sur la voie de l'émancipation intellectuelle. Ces récits, légendaires, bien d'entre nous en ont plein leur besace. Mais "bien d'entre nous" , c'est combien ? Ce n'est pas de ce nous là qu'il s'agit dans ce livre mais de l'Ecole comme système : lieu d'échec, d'ennui et de dévalorisation pour le plus grand nombre. Or une appropriation joyeuse des pratiques et des savoirs est chose aisée, peu coûteuse et libératrice. Mais c'est avant tout une volonté politique et une autre idée d'enfance.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.