José Luis Sampedro (né en 1917), économiste de premier plan, membre de la Real Academia de la Lengua depuis 1991, est dans l'Espagne d'aujourd'hui un romancier atypique. L'insolite profondeur humaine et poétique de La vieille sirène (1990) a brusquement fait découvrir en Espagne un grand romancier et tiré du clair-obscur les romans antérieurs dont Le sourire étrusque en 1994 et Le fleuve qui nous emporte en 1996 publiés par A.M. Métailié, et Octobre, octobre en 1998 chez José Corti. Avec La vieille sirène, José Luis Sampedro fait revivre pour nous le mythique royaume d'Alexandrie, à travers l'histoire d'Irénia, successivement naufragée amnésique, esclave puis, consécration suprême, hétaïre, dont la route croisera celle d'Ahram le Navigateur et de Kriton le Philosophe. Achetée comme esclave pour l'étonnante couleur de ses cheveux destinés à faire une perruque pour Sinuit, la fille d'Ahram le Navigateur, elle apparaît dès le début du roman comme un véritable mystère. Mystère de son origine, essentiellement, puisque, recueillie enfant sur une plage de l'île de Psyra, elle a tout oublié de ses premières années, jusqu'à son nom. En même temps que le destin de Glauka, c'est celui de toute une civilisation en proie à de profonds bouleversements, qu'il nous est donné de connaître. L'empire d'Alexandrie est restitué par l'auteur dans toute sa splendeur et avec ce mélange paradoxal de raffinement et de cruauté qui le caractérisait. La vieille sirène est un grand roman, écrit dans une langue riche et précise, dans lequel José Luis Sampedro ne tombe jamais dans le piège de la description ou du commentaire d'une civilisation qu'il connaît cependant à la perfection. Il recrée pour nous l'Egypte mythique et fascinante des derniers temps, faisant astucieusement alterner les scènes historiques et politiques avec l'histoire de l'héroïne proprement dite, et nous laisse à la fois étonnés et ravis au terme des quelque 600 pages qui composent cette grande fresque, sans jamais nous sembler discursif ou redondant.
Nombre de pages
511
Date de parution
18/02/1995
Poids
610g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714305428
Titre
La vieille sirène
Auteur
Sampedro José-Luis
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
610
Date de parution
19950218
Nombre de pages
511,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Roman en forme de puzzle, Octobre, Octobre se déroule à Madrid sur deux époques, les années soixante et le milieu des années soixante-dix, fait se croiser et parfois se rencontrer une véritable fourmilière de personnages. La première époque met en scène Luis, de retour dans sa ville natale après un long éloignement, et qui va prendre une chambre dans l'immeuble où vit Agueda, jeune fille tourmentée qui changera de nom en cours d'histoire pour devenir Agata. La deuxième époque est centrée sur Miguel, écrivain de quatre romans dont... Octobre, Octobre, dont le fils, compositeur célèbre, est mort dans un accident et à qui Nerissa, l'amour de sa vie, a été enlevée. Enfin, dans ce récit subtilement autobiographique qui embrasse le siècle pour se resserrer sur les dernières années du régime franquiste, Madrid, tout particulièrement son c?ur historique, celui du quartier de la Puerta del Sol, apparaît comme un personnage à part entière et laisse transparaître tout l'amour que José Luis Sampedro éprouve pour elle.
Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme. "José Luis Sampedro écrit avec son âme au bout de sa plume, tout en sympathie et humanité". Le Monde Diplomatique
Résumé : Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.
Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque." Le Sourire étrusque est fort habilement écrit : touchant comme ces choses qui frôlent la tête pour mieux atteindre plus sûrement le cour. "P. Lepape, Le Monde" Ce livre touchant et d'une tonique simplicité a connu en Espagne un énorme succès populaire. C'est essentiellement rassurant. "M.C. Dana, Le Monde diplomatiqueJosé Luis Sampedro est né en 1917 à Barcelone. Conseiller du commerce extérieur du gouvernement espagnol, il devient sénateur en 1977. Il s'est imposé en Espagne comme un des plus grands auteurs contemporains. Le Sourire étrusque s'est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.