Fidèle à ses principes esthétiques et à ses engagements d'acteur environnemental, Sebastião Salgado est aujourd'hui l'un des plus grands noms de la photographie contemporaine. Depuis plus de cinquante ans, le photographe brésilien parcourt tous les continents sur les traces d'une humanité en pleine mutation. Tout en témoignant des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente ? confl its internationaux, famine, exode, exploitation de l'homme par l'homme ?, il n'a cessé de nous faire découvrir des territoires vierges et des paysages grandioses. Sa signature est une iconographie proche du sacré : lyrisme des grands espaces, ciels incandescents, cadrages purs, contrastes saisissants. Ses photographies puissamment construites, aux nuances de blancs, de noirs et de gris nimbées d'une lumière hypnotique, et ses tirages d'une qualité unique ont imposé un style singulier apprécié du plus grand nombre. La faune et la fl ore, dans leur univers originel, ont toujours tenu une place à part dans son oeuvre. À travers elles, Salgado met en exergue la préciosité de la vie et la préservation de la nature qui lui sont si chères. Pour la collection Des oiseaux, Sebastião Salgado s'est replongé récemment dans ses imposantes archives afin de nous révéler des espèces rares ? manchots, albatros, pétrels, urubus, toucans, et autres aras ? qu'il n'a cessé de photographier, depuis des décennies, sur terre comme en mer, et dans des contrées reculées, que ce soit en Amazonie, en Antarctique ou en Afrique. Ce livre, qui présente de nombreuses images jamais publiées, est une véritable ode à la beauté de notre planète.
Date de parution
07/11/2024
Poids
720g
Largeur
213mm
Plus d'informations
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EAN
9782365114196
Titre
DES OISEAUX - VERSION ANGLAISE
Auteur
SALGADO SEBASTIAO
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
213
Poids
720
Date de parution
20241107
Nombre de pages
0,00 €
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La Serra Pelada est une mine à ciel ouvert, située dans l'Etat de Para au Brésil, aujourd'hui fermée. Au plus fort de l'activité, 50 000 garimperos remontaient inlassablement des sacs de boue de 50 kg, dans l'hypothétique espoir qu'un de ces sacs renfermerait de l'or. Reporter planétaire du labeur humain, Sebastiào Salgado, brésilien lui-même, fit connaître dans le monde entier la condition effroyable de ces "hommes-termites". Il impose une fois de plus la force du témoignage photographique comme source de transformation du réel.
En 1985, paraissait le premier livre Autres Amériques de Sebastião Salgado aux éditions Contrejour, un ensemble de photographies, fruit de nombreux voyages entre 1977 et 1984 qui revisitaient l'Amérique Latine en évoquant la persistance des cultures paysannes et indiennes. La force de conviction des photographies en noir et blanc, leur puissance plastique, la maquette de Lélia Salgado présentant la plupart des images en doubles pages participèrent au succès de ce livre qui reçut le Prix du Premier Livre Photo. Il fut édité en quatre langues puis épuisé en quelques mois. Ce livre devenu mythique au fil du temps, est enfin publié à nouveau accompagné des textes originaux de l'époque et d'un texte de Claude Nori racontant sa genèse. Par son oeuvre monumentale en noir et blanc sur des projets pensés sur le long terme, par la puissance esthétique de ses photographies, son engagement auprès des populations opprimées et son combat en faveur de la planète, Sebastião Salgado est aujourd'hui le maître incontesté du reportage dans la tradition humaniste.
Les clichés de Sebastiào Salgado ont fait le tour du globe. Ses images en noir et blanc, ses portraits d'anonymes, notamment de travailleurs ou de réfugiés, et plus récemment son projet consacré aux endroits préservés de la planète, sont connus pour la beauté de leurs lumières, leur force et la dignité des êtres que l'on y voit. Remontant le cours de ses reportages et de son histoire, il nous confie ici son amour de la photographie et nous promène à travers le monde qu'il ne cesse de sillonner, pour aller voir, comprendre et témoigner. Un cri d'amour en faveur d'une Terre à protéger. "Sebastiiio Salgado nous livre un portrait de notre monde qui parle de la voix la plus rare qui soit, cette voix qui nous dit des choses que nous ne voulons pas savoir mais qui, lorsqu'on nous les dit, s'imposent instantanément comme vraies."
Dans un monde ébranlé par la guerre et la haine, l'Initiative mondiale d'éradication de la polio apparaît comme un exemple rare et significatif de ce qui peut être fait quand des forces s'unissent pour lutter contre un ennemi commun. Le célèbre photographe Sebastião Salgado, connu pour son dévouement à la cause des déshérités de notre planète, s'est rendu dans cinq pays afin de témoigner de cette campagne internationale, lancée en 1988, dont l'objectif est l'éradication de la polio en 2005. Les photographies de Sebastião Salgado illustrent l'extraordinaire mobilisation et la remarquable efficacité des bénévoles et des professionnels qui, en Inde, au Pakistan, en Somalie, au Soudan et en République Démocratique du Congo, surmontent guerres, pauvreté extrême, climats difficiles, pour accomplir leur tâche d'une ampleur sans précédent. Salgado écrit : " J'ai rendu compte de terribles atrocités... très largement attribuables au genre humain... cet immense effort pour éradiquer la polio m'a redonné la foi, l'espoir en des solutions. " Après la variole, la polio sera la deuxième maladie de l'histoire à être éradiquée grâce à une campagne de santé publique.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
En 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.