La noblesse n'existe plus ", aiment à dire les membres de la noblesse. La naissance, les relations et les appuis traditionnels ne compteraient guère, les réussites seraient dues aux capacités, au talent, à la chance. Cependant, comment expliquer qu'un groupe qui n'a plus d'existence légale ni juridique, qui ne bénéficie pas de la reconnaissance ni d'aucune garantie de l'Etat, qui est récusé par le discours égalitaire, manifeste de diverses façons la coupure qui le séparerait des autres milieux. Et comment expliquer aussi que ses descendants continuent à se reproduire à l'intérieur d'un cercle relativement fermé ? A partir de l'étude ethnologique de l'espace aristocratique, des lieux : châteaux ou monuments mais aussi dictionnaires et revues ; des pratiques et des styles de vie : sports, bénévolat, politique ; des groupes : familles, cercles, rallyes, associations ; des discours, des modes d'expression de justification ou de dénégation d'une " supériorité " sur les autres groupes, l'auteur permet de comprendre comment la croyance en l'existence, sinon de la " noblesse ", du moins d'une différence se produit et se reproduit, avec de nombreuses tensions et contradictions. Le capital symbolique et le capital social que les descendants de la noblesse détiennent souvent en abondance sont au principe de la concentration d'un pouvoir de plus en plus contesté, mais recherché et efficace, de domination.
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Nombre de pages
326
Date de parution
12/02/1993
Poids
448g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782864241416
Titre
L'espace de la noblesse
ISBN
2864241412
Auteur
Saint Martin Monique de
Editeur
METAILIE
Largeur
142
Poids
448
Date de parution
19930212
Nombre de pages
326,00 €
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Si le sociologue n'est pas désarmé lorsqu'il s'affronte à des univers aussi bien défendus que l'Eglise (ou le patronat), c'est qu'il a affaire non, comme le dit un informateur, à une "société secrète" réglée à partir d'un poste de commandement central, mais à un champ au sein duquel les agents occupent des positions différentes et ont inégalement intérêt à défendre les intérêts associés à une position dominante dans le champ ou même à l'appartenance au champ.
Saint Martin Monique de ; Gheorghiu Mihaï-Dinu ; M
La notion de frontière se révèle ainsi essentielle à la compréhension des groupes sociaux et au décryptage de l'espace social. D'une part les frontières délimitent les contours des différents groupes (certains, par exemple "les jeunes des cités" sont identifiés à l'endroit où ils habitent) et établissent la séparation avec les autres. D'autre part, les frontières ouvrent des espaces d'échange et de rencontre pour que les groupes communiquent entre eux, comme lorsque dans les fêtes ou sur les terrains de jeu participent des individus que tout sépare par ailleurs. Ainsi repérée, cette notion constitue un outil particulièrement pertinent pour réfléchir sur les formes et les modalités des rapports sociaux entre des groupes appartenant à des sociétés touchées par des processus plus ou moins forts de recomposition du social, et de précarisation. --Extrait
Durant le gouvernement Lula, la gauche brésilienne, les membres du parti des Travailleurs (PT) et des unions syndicales brésiliennes, telles que l'Union unique des travailleurs (CUT), se penchent sur un projet de création et de gestion des fonds de pension. Pour les syndicalistes, il s'agit de désigner quelle direction donner aux principaux fonds de pension du pays et de voir comment tenter une domestication du capitalisme contemporain brésilien. En effet, le gouvernement Lula et les syndicalistes ont utilisé les ressources issues des finances, notamment les épargnes des fonds de pension, pour financer des investissements productifs qui créent de l'emploi et du revenu à destination de la population brésilienne. Partant d'une enquête réalisée à la fois au Brésil et en France dont les syndicalistes brésiliens affirment s'inspirer pour leurs projets de prévoyances, cet ouvrage touche à des questions centrales du capitalisme contemporain actuel : la retraite complémentaire, le capitalisme des actionnaires, les nouvelles relations entre le capital, le travail et la crise syndicale.
Deux jeunes hommes, deux origines sociales, deux vies liées par la curiosité, deux destins tragiques dans un XIXe siècle nordique et colonial. Jónas Hallgrimsson, naturaliste et poète islandais, étudie à Copenhague, crée une revue et vit une bohème estudiantine grisante, entouré d'écrivains comme H.C. Andersen. Il a rencontré un jeune garçon, berger et rêveur, né dans une famille très pauvre, qui est devenu son ami. Le sort va les frapper impitoyablement tous les deux : Jónas va se casser la jambe, être hospitalisé et victime de la négligence du chirurgien. Et Keli va disparaître dans la campagne déserte de l'intérieur du pays. Les méthodes de l'enquête lancée par le bailli sont étonnantes dans cette colonie peu peuplée de paysans miséreux, et les explosions de violence sont nombreuses. Le style élégant et économe d'Arnaldur Indridason nous tient en haleine. Un grand livre noir d'un remarquable écrivain mondialement reconnu.
Melchiorre Matteo ; Echenoz Anne ; Quadruppani Ser
Après avoir revendu son palais en ville, le dernier des Cimamonte, héritier d’un mode de vie révolu, revient s'installer en montagne dans la villa de ses ancêtres. Surnommé ironiquement « le Duc » par les villageois, il profite d’une vie paisible et calme. Quand il apprend que quelqu’un vole dans ses bois, il va se heurter à l’implacable Fastréda et se retrouver tiraillé entre l’histoire de sa famille qui empoisonne petit à petit son esprit, et le bon sens qui lui dicte de ne pas s’accrocher à des principes passéistes. L'écriture de Matteo Melchiore nous emmène en même temps que le Duc dans une inévitable lutte de pouvoir, qui s’envenime au fur et à mesure que les saisons marquent les magnifiques paysages de la montagne italienne, de la lumière de l’été à la froideur de l’hiver, jusqu'au feu du printemps.
Un homme quitte la prison de San Vittore. Il est seul, personne ne l'attend. Il a un plan pour échapper à son passé, fait de violences au nom de la 'Ndrangheta, de trafic de drogue, de chantages... Comment a-t-il pu sortir de prison en toute légalité au bout de quatre ans alors qu'il devait en purger trente, c'est ce que tout le monde se demande, à commencer par l'imperturbable Lanza, au flair aussi redoutable que son humour craignant une flambée de violence, il alerte l'inspecteur Ferraro qui, bon gré mal gré, comme toujours, part investiguer dans une Milan graduellement ensevelie sous la neige. De Milan et sa folle course urbanistique aux labyrinthiques quartiers de Naples, en passant par un poussiéreux village calabrais grillé parle soleil, Gianni Biondillo nous régale ici d'une nouvelle enquête de son inspecteur préféré, issu du populaire Quarto Oggiaro en voie de gentrification, et nous emporte avec lui dans une intrigue noire, drôle et émouvante, où tous les protagonistes seront liés par le goût du sang.