Peintre et inlassable dessinateur, Antoine Watteau (1684-1721) a marqué le XVVIIIe siècle par la grâce et la spontanéité de son art. Il a lui-même pratiqué la gravure, créant de frêles eaux-fortes dont seuls de rares tirages ont été conservés. Mais c?est surtout à des interprètes que l?on doit de posséder plus de 600 planches d?après ses dessins et ses peintures. L?initiative en revient à son ami et protecteur Jean de Jullienne, riche entrepreneur de teinture et amateur distingué, qui, de 1724 à 1735, mobilisa graveurs et éditeurs pour proposer à la vente des estampes reliées en quatre volumes, hommage posthume à l?artiste trop tôt disparu. Véritable creuset de jeunes talents, cette entreprise remarquable participa à la diffusion dans toute l?Europe du style rocaille dont Watteau fut l?un des principaux instigateurs. Watteau dessinateur a été servi par le talent du jeune Boucher, principal interprète des Figures de différents caractères. Quant aux peintures, certaines fort riches comme L?Embarquement pour Cythère ou L?Enseigne de Gersaint, elles requéraient des praticiens professionnels sachant manier le burin aussi bien que l?eau-forte. Parmi eux, on compte les meilleurs graveurs du temps: Tardieu, Cochin le Père, Laurent Cars, Aveline, Le Bas, qui ont su rendre la touche sensible du maître, la légèreté de ses frondaisons, la vibration de la lumière. Le Recueil Jullienne est l?occasion de pénétrer dans l?univers de Watteau, mais aussi de découvrir une aventure éditoriale singulière, née dans le cercle actif des mécènes et des marchands d?estampes du XVIIIe siècle. Pour illustrer le propos, on a eu recours principalement à la collection Edmond de Rothschild au musée du Louvre qui possède, en plus du Recueil en quatre volumes, un fonds rare de feuilles « avant la lettre » encore peu connues. Quelques tableaux et dessins de Watteau, comme Les Deux Cousines ou Le Rémouleur, sont placés en regard des gravures qu?ils ont inspirées. Enfin, une étude sur les conditions matérielles de fabrication, incluant les techniques de report et la qualité du papier complète l?ouvrage.
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Nombre de pages
157
Date de parution
01/07/2010
Poids
563g
Largeur
172mm
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EAN
9782847421521
Titre
Antoine Watteau et l'art de l'estampe
Auteur
Sahut Marie-Catherine ; Raymond Florence
Editeur
LE PASSAGE
Largeur
172
Poids
563
Date de parution
20100701
Nombre de pages
157,00 €
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Résumé : Il faut que l'artiste soit philosophe, s'écrie David à la Convention, au plus fort de la Terreur. Etre philosophe, c'est peindre la vertu républicaine. Etre philosophe, c'est rendre l'art à la cité, comme l'a fait David, par le militantisme, la fête, la propagande. Fils des Lumières, partisan de Robespierre, admirateur de Bonaparte, exilé de la Restauration, David n'a cessé de confondre l'art et l'idéal, l'art et le politique. Quoi de plus moderne ? Baudelaire ne s'y est pas trompé : le peintre du Marat est l'inventeur de la modernité. Marie-Catherine Sahut et Régis Michel nous proposent un David vraiment révolutionnaire.
Pneumologue de formation et médecin au sein de l'Equipe Mobile de Soins Palliatifs d'un des hôpitaux parisiens de l'APHP, je partage dans cette correspondance mon quotidien hospitalier durant les mois de mars et avril 2020, alors que la 1ère vague de la COVID 19 déferlait sur l'Ile-de-France. Caméras et journalistes sont alors restés à la porte des hôpitaux et la réalité de ce qui s'est vécu à l'intérieur est restée inconnue du grand public, sauf de ceux qui ont eu à y lutter contre la maladie ou à y accompagner un proche. Ce témoignage inédit d'un médecin de soins palliatifs est préfacé par le Dr Claire Fourcade (présidente de la Société Française d'Accompagnement et de Soins palliatifs) "C'était un vendredi 13. En raccrochant le téléphone avec mon collègue infectiologue de la Pitié Salpetrière, j'ai brutalement pris la mesure de ce qui allait nous arriver. La France était percutée de plein fouet par une épidémie de coronavirus - la fameuse COVID-19 - dont on ne connaissait rien ou presque et qui a suscité successivement désinvolture, dérision, puis angoisse... " Nous intervenons chaque fois que cela est nécessaire dans tous les services de notre hôpital, en intra-hospitalier exclusivement. Nous soutenons les patients et leurs familles, nous épaulons les équipes soignantes en apportant un oeil neuf, un éclairage complémentaire. Nous aidons à la réflexion éthique et aux prises de décisions, nous conseillons sur la prise en charge des symptômes. J'arpente les divers services, les couloirs, les escaliers, les chambres et les bureaux de mon hôpital à longueur de journée.... " Nombreux sont ceux qui sont venus me demander mon témoignage sur cette fameuse " 1ère vague " de la COVID - la seconde vague fut heureusement moins violente-. Ils m'ont décid
Eden de l'Ouest", l'"une des villes les plus agréables d'Europe" et "capitale verte de l'Europe en 2013". Les qualificatifs pour donner de la ville de Nantes une image positive, qui fait ainsi disparaître son passé de ville ouvrière et industrielle, ne manquent pas. Certes, cette image, entretenue par la politique de communication de la municipalité, correspond bien à la résonance médiatique de quelques événements culturels (Les Folles Journées, les spectacles de la compagnie Royal de Luxe). Mais une ville se réduit-elle à l'image que ses élites politiques ou médiatiques souhaitent promouvoir? Pour comprendre et connaître une ville, il faut recenser ce dont on est sûr, inventorier ce que l'on voit, partir des faits. Regarder une ville avec un oeil sociologique, c'est s'interroger sur les manières dont se construisent les mémoires de Nantes, montrer la permanence des inégalités et de la fracture civique et sociale, tout en examinant les changements récents qui affectent la ville, en particulier les conséquences de la croissance du poids des classes moyennes et supérieures.
Nombreux sont les auteurs ou musiciens - Nodier, Madame de Staël, Hegel, Liszt - qui, au début du XIXe siècle, déclarent l'épopée " morte " ou l'évoquent avec nostalgie. Pourtant l'épopée n'aura jamais été aussi présente qu'en ce siècle, dans la littérature ou l'opéra. Chateaubriand en 1809 dans Les Martyrs - oeuvre qui inspirera Donizetti en 1840 - tente de renouer avec la grande épopée - souhaitant renouveler l'alliance de la foi et de l'épique. L'épopée littéraire se glisse aussi jusque dans les récits qui, dédiés à la représentation d'une réalité banale, semblaient devoir lui résister. Des sources nouvelles d'inspiration stimulent ce regain d'intérêt : Dante, Milton, ou encore Shakespeare, dont les tragédies sont mises à l'honneur par le drame romantique, contribuent à ce que l'épique dépasse désormais la séparation traditionnelle des genres. Admirateur de Shakespeare, d'Homère et de Virgile, Berlioz conçoit d'ailleurs ses Troyens comme une oeuvre moderne comprenant à la fois épopée et drame. Au xlxe siècle, l'épopée est donc multiple. Elle s'adapte aux nouvelles préoccupations d'un siècle souvent en quête d'identité nationale, elle prend en charge des réflexions sur la philosophie de l'histoire, elle revivifie d'anciens mythes comme celui de Prométhée ou des épisodes des guerres anciennes, comme la geste d'Hannibal, également évoquée par Berlioz à la fin des Troyens. Romantique nourri aux vers de L'Enéide de Virgile, qu'il retranscrira dans Les Troyens, Berlioz est emblématique de son siècle dans son rapporté l'écriture épique des mythes. Comme Edgar Quinet, qui l'admirait, et comme Chateaubriand, Hugo ou encore Flaubert, il écrit une oeuvre que traverse le genre de l'épopée, nourrie de mythes issus de la culture qu'il partage avec ses contemporains ou qu'il crée lui-même de toutes pièces.
Le marché de l'art a été récemment ébranlé par un certain nombre d'affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts, des marchands, et ont même atteint les plus honorables institutions comme le musée du Louvre ou le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté. Des fausses chaises de Marie-Antoinette achetées par le château de Versailles aux toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des fausses peintures anciennes, réalisées en Italie, aux toiles abstraites américaines exécutées à New York, aucun domaine de l'art n'a été épargné. Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur concocter exactement le faux sur lequel ils vont se ruer pour leur plus grand bonheur. Les dupes, victimes volontaires ? On le croirait à entendre leurs cris de joie lorsqu'elles découvrent l'objet de leur désir. Joie partagée par les faussaires lorsqu'ils encaisseront les sommes faramineuses qui sont en jeu.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.