Quatrième de couverture Lieux communs : la tolérance, c'est le sérieux qui "admet chez autrui une manière de penser ou d'agir différente de celle qu'on adopte soi-même", qui respecte "la liberté d'autrui en matière de religion, d'opinions philosophiques, politiques" (Dictionnaire Robert, 1964). Admettre, respecter: postures intellectuelles qui présupposent une dissymétrie fondamentale dans la relation à autrui; car qui est en position de tolérer, sinon celui qui a le pouvoir d'écraser, et ne le fait pourtant pas ? A-t-on jamais un vaincu "tolérer" son vainqueur, un esclave "tolérer" son maître ? Pour le faible, il est plutôt question d'obéir. Tolérer certaines opinions ou certains actes par refus de tout interdit revient bien souvent à un aveu d'indifférentisme: si toutes les opinions se valent, elles se rejoignent dans la nullité objective et aucune norme ne permet en fait d'en juger. N'y a-t-il pas, dans cette indifférence revêtue du voile de la tolérance, l'effet d'une déchirure du lien social, qui laisse l'individu en retrait de toute relation authentique à autrui ? Loin des leurres du consensus et de la concorde, cet ouvrage, interrogeant la tolérance, pose la question de l'intolérable, de la rencontre avec l'autre différent, et suggère l'idée d'un "humanisme hérétique" pour s'arracher aux dogmes des orthodoxies et à la pesanteur de l'homogène.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
221
Date de parution
02/01/2002
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782746701724
Titre
La tolérance. Pour un humanisme hérétique
Auteur
Sahel Claude
Editeur
AUTREMENT
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20020102
Nombre de pages
221,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Quatrième de couverture Lieux communs : la tolérance, c'est le sérieux qui "admet chez autrui une manière de penser ou d'agir différente de celle qu'on adopte soi-même", qui respecte "la liberté d'autrui en matière de religion, d'opinions philosophiques, politiques" (Dictionnaire Robert, 1964). Admettre, respecter: postures intellectuelles qui présupposent une dissymétrie fondamentale dans la relation à autrui; car qui est en position de tolérer, sinon celui qui a le pouvoir d'écraser, et ne le fait pourtant pas ? A-t-on jamais un vaincu "tolérer" son vainqueur, un esclave "tolérer" son maître ? Pour le faible, il est plutôt question d'obéir. Tolérer certaines opinions ou certains actes par refus de tout interdit revient bien souvent à un aveu d'indifférentisme: si toutes les opinions se valent, elles se rejoignent dans la nullité objective et aucune norme ne permet en fait d'en juger. N'y a-t-il pas, dans cette indifférence revêtue du voile de la tolérance, l'effet d'une déchirure du lien social, qui laisse l'individu en retrait de toute relation authentique à autrui ? Loin des leurres du consensus et de la concorde, cet ouvrage, interrogeant la tolérance, pose la question de l'intolérable, de la rencontre avec l'autre différent, et suggère l'idée d'un "humanisme hérétique" pour s'arracher aux dogmes des orthodoxies et à la pesanteur de l'homogène. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Peut-on penser l'amour ? S'il est vrai que l'amour " est une grande découverte du Moyen Age ", comme l'écrivait Gustave Cohen, l'imaginaire contemporain conserve de Tristan et Iseut la figure emblématique de l'amour-passion. A l'encontre des constructions de Denis de Rougemont, qui y voit la représentation maléfique d'un désir mortifère, ce livre montre que l'amour, bu avec le " vin herbé ", est dans sa vérité indiscernable de l'ivresse dionysiaque, innocente, incommensurable et inassimilable à l'ordinaire des rapports sociaux. Cette étude bouleverse les interprétations classiques du roman, et demande aux textes primitifs du XIIe siècle l'étayage d'une approche authentique. Lecture transversale, qui sollicite des disciplines que la critique classique a coutume de dissocier : littérature, histoire médiévale, sociologie politique, psychanalyse, philosophie. Ces perspectives différentes convergent cependant vers la mise au jour, au cœur de la création artistique qu'est Tristan et Iseut, d'une esthétique originale de l'amour.
Ce livre est une bicyclette à roues carrées: un numéro de clown. Il est le résultat d'une compilation de notes de travail, de réflexions, d'interrogations, d'hypothèses et de commentaires accumulés pendant des années à enseigner le clown. Prof de clown; c'est déjà un gag en soi, sinon une curiosité! Ce n'est ni un essai, ni une thèse, ni même un précis méthodologique. C'est un témoignage imparfait établi à partir des expériences partagées avec de très nombreux acteurs qui ont osé se confronter à ce personnage mythique aussi simple que paradoxalement difficile et complexe. Le clown échappe à toutes définitions parce qu'il est éminemment humain et toujours en mouvement. C'est pourquoi ce livre n'est pas un recueil de recettes. Il se présente comme un glossaire facétieux dont on peut critiquer les choix. Il est fait pour ça. Il veut informer, intriguer, susciter le débat voire la polémique, et surtout inciter et stimuler la recherche créatrice pour celles et ceux qui veulent s'aventurer avec le clown.
Afin de compléter la formation en chimie de base des ingénieurs, les auteurs de cet ouvrage ont sélectionné près de 400 exercices, qui permettront au lecteur non seulement d'apprendre à résoudre des problèmes de chimie, mais aussi de savoir réagir aux résultats. Plus du tiers de ces exercices sont accompagnés d'une stratégie de résolution et de leur solution ; pour les autres, une solution numérique est donnée. Les chapitres s'organisent de la même manière que ceux de Chimie générale pour ingénieurs, paru précédemment chez le même éditeur. Un chapitre supplémentaire offre un ensemble d'exemples issus de cas pratiques. Public : Large public d'étudiants et professeurs en chimie, sciences du vivant, science des matériaux et physique.
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
La promesse est une passion altruiste, il s'agit de partager comme de vivre une émotion commune". Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu'elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d'amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l'autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s'attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.