Où il est question du corps, de l'écriture et de ce qu'il en est de la déchirure, ce qui lie le premier avec le second. Il est question de la façon dont on se place dans le monde, ce qui nous transporte, ce que voient nos yeux et ce qu'expriment notre bouche, nos mains. D'où part-on pour dire ce rapport aux choses ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est- ce qui ne perd pas sa substance ? Où est la force ? "Le plus beau poème n'est jamais Que le reste de quelque chose. " Quelle différence y a-t-il entre le chemin parcouru et l'objet abouti ? Il y a quelque chose de l'unification, d'une volonté d'absolu et d'honnêteté. On voudrait que le poème, la peinture disent tout : le balbutiement, l'avancée dans le noir, la recherche de beauté, et déjà ce miroir d'une vérité, du vivant, qui est partout. James Sacré tord le langage dans une volonté de montrer la recherche d'une esthétique poétique dépouillée, proche du gribouillage ", proche de ce brouillon où l'on rature, où l'on cherche ensuite à ne garder que l'essentiel. Ces choses qu'on a tendance à ne pas voir et où pourtant "se donne aussi la beauté".
Nombre de pages
34
Date de parution
31/03/2018
Poids
85g
Plus d'informations
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EAN
9782354390938
Titre
Et parier que dedans se donne aussi la beauté
Auteur
Sacré James ; Calamusa Guy
Editeur
AENCRAGES ET CO
Largeur
0
Poids
85
Date de parution
20180331
Nombre de pages
34,00 €
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Je sais aussi, j'en fais l'expérience dès que j'aligne trois mots, que le plus vrai dans ce que j'écris c'est en fait ce mensonge qui se montre non seulement dans les maniements formels de la langue, mais dans toute la matière de celle-ci, dès que j'entends l'écrire, c'est à dire la versifier ou la proser. Cette fausseté (et laisse-t-elle vraiment paraître au moins cela, qu'elle est fausse?) n'est-ce pas elle qui constitue la trame de ce que serait mon style? Le style comme ce qu'ily a de plus faux dans une écriture? Et de plus vrai, dans la mesure où c'est pas possible d'écrire autrement qu'empêtré dans le mensonge. Mon style: ça devient peu à peu ma vraie façon de mentir, maisencore faudrait-il pouvoir lui garder une fraîcheur de mensonge ou que reste agréablement dosées, ou proposées de façon surprenante, sa part de mensonge rusé et celle de mensonge naïf. Le mieux étant peut-être de n'y pas penser (en tout cas pas trop) quand justement on se mêle d'écrire.J. S.
Un effacement continué ? " est le prolongement d'un précédent livre de James Sacré paru en 2009 à nos éditions, "Portrait du père en travers du temps" . Dans ce deuxième volume, l'auteur continue d'explorer la relation à son père : ces textes adressés par-delà la mort lui permettent d'évoquer les moments rares ou plus ordinaires, les tendresses partagées malgré les silences. Avec cet ensemble, l'auteur interroge aussi la fragilité de nos vies, dans une langue qui laisse parfois surgir le patois de son enfance ou le "parler mal" , transgressant amoureusement grammaire et syntaxe. Ce livre permet en outre aux poèmes de James Sacré d'entrer en résonance avec les images de l'artiste Djamel Meskache.
A l'origine de ce poème : la peinture d'un arbre nu. Prétexte à l'éveil de la conscience, de soi et de l'autre, de soi et du monde. Conscience de la nature comme force de vie incroyable, comme modèle d'être-au-monde. Ce poème est une véritable quête de sens à travers l'immuable, la dépossession et la beauté du quotidien.
Felipe Fabre Luis ; Abadie Lisandro ; Le Brun Anni
En plein Siècle d'or espagnol, entre 1657 et 1658, des hommes homosexuels sont persécutés en Nouvelle-Espagne. Le pouvoir colonial espagnol multiplie les procès pour dénoncer des " crimes de sodomie ". Les condamnés sont alors brûlés vifs. A partir d'archives, de lettres et témoignages de cette époque, le poète mexicain contemporain Luis Felipe Fabre remet en scène ce "péché indicible" pourchassé par l'Eglise et le pouvoir colonial. Tout commence par un homme travesti, Juan de la Vega, qui préfère être appelé "Cotita de l'Incarnation". Il a été surpris en train de coucher avec un homme dans les faubourgs de la ville de Mexico. La Sainte-Doctrine, La Chair, La Justice, toutes ces allégories s'invitent dans ce procès, tandis que le Gouverneur-magistrat en perd le sommeil, angoissé par ces visions d'hommes amoureux... Un poème au discours transgressif sur la sexualité, sur l'ombre où se cachent des désirs encore inavoués ou interdits, s'amusant des tabous et des normes dictées par les lois humaines.
Bernard Lubat ; Chemillier-Gendreau Monique ; Léan
L'artiste Bernard Lubat revient sur son art de l'improvisation, sur ses relations entre poésie et musique. Il développe une réflexion exigeante sur la notion de spectacle, de société du spectacle qui tend à confondre trop souvent scène et efficacité, musique et industrie, jeux et victoires (de la musique). Célébrant un rapport singulier (et acharné) au rythme, Bernard Lubat y esquisse un manifeste pour une liberté poétique et musicale radicale. Mais un manifeste qui ne cherche surtout pas à faire école, à professer. Il est suivi de six contributions d'artistes et d'universitaires marqués par la démarche du musicien d'Uzeste : Monique Chemillier-Gendreau, Georges Didi-Huberman, Joëlle Léandre, Maguy Marin, Olivier Neveux, Serge Pey. Qu'il s'agisse d'un article, d'une lettre ou d'un souvenir prégnant d'un moment sur scène, chacun d'entre eux nous offre un regard singulier sur l'improvisation, et plus particulièrement sur l'enjeu du jazz quand il se mêle de mots et de politique. Enfin, le livre contient, glissées dans une enveloppe, huit reproductions des " cartes " manuscrites (écrites en blanc sur papier noir) qui servent d'accroches ou de prétextes à Bernard Lubat pour improviser sur scène.