Un effacement continué ? " est le prolongement d'un précédent livre de James Sacré paru en 2009 à nos éditions, "Portrait du père en travers du temps" . Dans ce deuxième volume, l'auteur continue d'explorer la relation à son père : ces textes adressés par-delà la mort lui permettent d'évoquer les moments rares ou plus ordinaires, les tendresses partagées malgré les silences. Avec cet ensemble, l'auteur interroge aussi la fragilité de nos vies, dans une langue qui laisse parfois surgir le patois de son enfance ou le "parler mal" , transgressant amoureusement grammaire et syntaxe. Ce livre permet en outre aux poèmes de James Sacré d'entrer en résonance avec les images de l'artiste Djamel Meskache.
Nombre de pages
118
Date de parution
10/05/2016
Poids
258g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782913465985
Titre
Un effacement continue ?
Auteur
Sacré James
Editeur
DRAGONNE
Largeur
210
Poids
258
Date de parution
20160510
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je sais aussi, j'en fais l'expérience dès que j'aligne trois mots, que le plus vrai dans ce que j'écris c'est en fait ce mensonge qui se montre non seulement dans les maniements formels de la langue, mais dans toute la matière de celle-ci, dès que j'entends l'écrire, c'est à dire la versifier ou la proser. Cette fausseté (et laisse-t-elle vraiment paraître au moins cela, qu'elle est fausse?) n'est-ce pas elle qui constitue la trame de ce que serait mon style? Le style comme ce qu'ily a de plus faux dans une écriture? Et de plus vrai, dans la mesure où c'est pas possible d'écrire autrement qu'empêtré dans le mensonge. Mon style: ça devient peu à peu ma vraie façon de mentir, maisencore faudrait-il pouvoir lui garder une fraîcheur de mensonge ou que reste agréablement dosées, ou proposées de façon surprenante, sa part de mensonge rusé et celle de mensonge naïf. Le mieux étant peut-être de n'y pas penser (en tout cas pas trop) quand justement on se mêle d'écrire.J. S.
Le lieu est un thème récurrent dans la poésie de J. Sacré, notamment la géographie intime de son enfance vendéenne. Le premier texte est un travail de remémoration propre à rendre les strates du passé, dont celles de lieux épars, aussi vivantes que le présent. Le second est une longue prose dont les motifs centraux sont la maison, la ferme, le jardin et le village.
Ce centième volume des éditions La Dragonne fait suite au livre " Le Vide après tout publié par Bernard Noël et Jean-Michel Marchetti en 2003. Regards en même temps que proposition critique, formulés autour de peintures sur papier, réalisées de 2003 à 2013 et ici reproduites dans leur format original.
D'un fragment à l'autre, "Most" se tisse dans un rigoureux travail sur la forme poétique, à partir de bribes de vécus, de lieux dont Lou Raoul s'imprègne et qu'elle augmente de son imaginaire. Se dessinent de singulières géographies où la terre et l'eau s'offrent, nourricières, ou bien rejettent. Dans ces paysages vont, viennent et reviennent des personnages. L'auteur fait siennes leurs voix puis tord le langage, afin de mieux nous révéler sa perception de la réalité.