La philosophie antique comme exercice spirituel ? Un paradigme en question
Roux Sylvain
BELLES LETTRES
23,00 €
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EAN :9782251456034
Une nouvelle conception de la philosophie antique mais aussi, plus largement, de la philosophie elle-même, s'est progressivement imposée durant la seconde moitié du vingtième siècle, à la suite des nombreux travaux de Pierre Hadot. Cette conception n'a cessé de rencontrer un vif succès, que ce soit auprès des spécialistes ou auprès d'un public plus large, qu'intéressent les questions relatives au sens de l'activité philosophique. Selon cette nouvelle conception, la philosophie aurait été comprise, depuis Socrate, comme une manière de vivre et non comme une discipline purement théorique visant à produire un savoir. En ce sens, elle avait donc d'abord une finalité pratique : fournir aux hommes les moyens de parvenir au bonheur. Mais surtout, elle reposait sur des exercices de nature spirituelle, dont l'objectif était à la fois, par un entraînement constant, de se préparer à cette vie philosophique et d'en poursuivre la pratique. De tels exercices n'étaient donc pas seulement une partie de la philosophie, ils se confondaient avec elle et constituaient l'activité philosophique tout entière. Une telle conception a acquis la valeur d'un véritable paradigme au sens où elle est devenue un modèle pour tous ceux qui veulent comprendre la philosophie antique. Mais elle n'a jamais fait l'objet d'une analyse critique approfondie ou d'une réflexion portant sur les présupposés qui sont les siens. Il s'agira donc, dans ce livre, de s'interroger sur les fondements d'une telle conception, et d'en signaler les limites, afin d'ouvrir à nouveau le débat sur le sens de la philosophie antique
Nombre de pages
230
Date de parution
13/09/2024
Poids
276g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251456034
Titre
La philosophie antique comme exercice spirituel ? Un paradigme en question
Auteur
Roux Sylvain
Editeur
BELLES LETTRES
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160
Poids
276
Date de parution
20240913
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Quelle actualité pour la philosophie ancienne ? La question fait débat et on lui apporte bien souvent deux types de réponses. Soit on insiste sur le fait que la pensée contemporaine ne peut être comprise sans être mise en relation avec différents courants de la pensée antique, parce que les problèmes qu'elle aborde en dépendent encore. Soit on met en évidence la présence des doctrines anciennes dans différentes analyses contemporaines, malgré leur adaptation dans un cadre nouveau. Dans le premier cas, on cherche à rendre compte de la pensée contemporaine en rappelant les raisons qui expliquent son développement, dans le second on étudie les usages explicites qu'elle présente de la pensée antique. Face à cette alternative, le présent ouvrage propose une troisième voie. Privilégiant le cas de la philosophie néoplatonicienne, il entend montrer que l'actualité de la philosophie ancienne prend au contraire la forme d'une persistance paradoxale. Alors même que la philosophie française contemporaine prétend bien souvent surmonter le point de vue adopté par la philosophie ancienne, nous souhaitons montrer ici qu'elle ne peut réaliser complètement ce projet puisqu'elle ne cesse de retrouver la figure fondamentale de la métaphysique néoplatonicienne - la réserve de l'être - qu'elle croyait pouvoir renverser.
La thématique et l'esthétique du cinéaste Ingmar Bergman s'articulent autour du gros plan de visage, dans la fulgurance duquel trouve à s'incarner la question de l'Autre. Rivé à la solitude d'un imaginaire vampirique, le sujet - et le spectateur avec lui - est bientôt pris dans le face à face avec les représentations bouleversantes d'un visage humain mis à la torture. Mais une telle confrontation signe-t-elle l'échec de la rencontre du prochain, ou signifie-t-elle, par-delà la déchirure de l'image, la manifestation d'autrui en tant que tel ...
L’œuvre d’Homère n’a jamais laissé indifférent. De nombreux philosophes, depuis l’Antiquité, y ont puisé des éléments visant à nourrir leurs recherches propres. Ils ont par exemple réfléchi sur les situations vécues par certains personnages ou sur leur caractère, mais ils ont aussi cherché, par un travail d’interprétation, à saisir le sens des textes du poète ou à en critiquer le contenu. En éclairant l’usage que les philosophes font de l’œuvre d’Homère, il ne s’agira pas ici de proposer une interprétation de celle-ci ou d’en renouveler la lecture. Il s’agira plutôt de rendre possible une autre approche de la philosophie, de permettre une compréhension différente des philosophes qui ont manifesté un intérêt particulier pour Homère. Car la présence de ce dernier dans les œuvres philosophiques nous renseigne tout autant sur elles que sur l’œuvre d’Homère elle-même. Pourtant, peu d’études contemporaines ont cherché à proposer une analyse approfondie et systématique de cette présence dans l’histoire de la philosophie alors que la réception et l’usage de l’œuvre d’Homère ont donné lieu à de nombreux commentaires dans le champ des études littéraires, linguistiques, historiques ou anthropologiques. C’està combler ce manque que cet ouvrage est en partie consacré.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine