L’œuvre d’Homère n’a jamais laissé indifférent. De nombreux philosophes, depuis l’Antiquité, y ont puisé des éléments visant à nourrir leurs recherches propres. Ils ont par exemple réfléchi sur les situations vécues par certains personnages ou sur leur caractère, mais ils ont aussi cherché, par un travail d’interprétation, à saisir le sens des textes du poète ou à en critiquer le contenu. En éclairant l’usage que les philosophes font de l’œuvre d’Homère, il ne s’agira pas ici de proposer une interprétation de celle-ci ou d’en renouveler la lecture. Il s’agira plutôt de rendre possible une autre approche de la philosophie, de permettre une compréhension différente des philosophes qui ont manifesté un intérêt particulier pour Homère. Car la présence de ce dernier dans les œuvres philosophiques nous renseigne tout autant sur elles que sur l’œuvre d’Homère elle-même. Pourtant, peu d’études contemporaines ont cherché à proposer une analyse approfondie et systématique de cette présence dans l’histoire de la philosophie alors que la réception et l’usage de l’œuvre d’Homère ont donné lieu à de nombreux commentaires dans le champ des études littéraires, linguistiques, historiques ou anthropologiques. C’està combler ce manque que cet ouvrage est en partie consacré.
Nombre de pages
302
Date de parution
28/09/2020
Poids
453g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037005151
Titre
Homère et les philosophes
Auteur
Roux Sylvain
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
453
Date de parution
20200928
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
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Quelle actualité pour la philosophie ancienne ? La question fait débat et on lui apporte bien souvent deux types de réponses. Soit on insiste sur le fait que la pensée contemporaine ne peut être comprise sans être mise en relation avec différents courants de la pensée antique, parce que les problèmes qu'elle aborde en dépendent encore. Soit on met en évidence la présence des doctrines anciennes dans différentes analyses contemporaines, malgré leur adaptation dans un cadre nouveau. Dans le premier cas, on cherche à rendre compte de la pensée contemporaine en rappelant les raisons qui expliquent son développement, dans le second on étudie les usages explicites qu'elle présente de la pensée antique. Face à cette alternative, le présent ouvrage propose une troisième voie. Privilégiant le cas de la philosophie néoplatonicienne, il entend montrer que l'actualité de la philosophie ancienne prend au contraire la forme d'une persistance paradoxale. Alors même que la philosophie française contemporaine prétend bien souvent surmonter le point de vue adopté par la philosophie ancienne, nous souhaitons montrer ici qu'elle ne peut réaliser complètement ce projet puisqu'elle ne cesse de retrouver la figure fondamentale de la métaphysique néoplatonicienne - la réserve de l'être - qu'elle croyait pouvoir renverser.
La thématique et l'esthétique du cinéaste Ingmar Bergman s'articulent autour du gros plan de visage, dans la fulgurance duquel trouve à s'incarner la question de l'Autre. Rivé à la solitude d'un imaginaire vampirique, le sujet - et le spectateur avec lui - est bientôt pris dans le face à face avec les représentations bouleversantes d'un visage humain mis à la torture. Mais une telle confrontation signe-t-elle l'échec de la rencontre du prochain, ou signifie-t-elle, par-delà la déchirure de l'image, la manifestation d'autrui en tant que tel ...
Une nouvelle conception de la philosophie antique mais aussi, plus largement, de la philosophie elle-même, s'est progressivement imposée durant la seconde moitié du vingtième siècle, à la suite des nombreux travaux de Pierre Hadot. Cette conception n'a cessé de rencontrer un vif succès, que ce soit auprès des spécialistes ou auprès d'un public plus large, qu'intéressent les questions relatives au sens de l'activité philosophique. Selon cette nouvelle conception, la philosophie aurait été comprise, depuis Socrate, comme une manière de vivre et non comme une discipline purement théorique visant à produire un savoir. En ce sens, elle avait donc d'abord une finalité pratique : fournir aux hommes les moyens de parvenir au bonheur. Mais surtout, elle reposait sur des exercices de nature spirituelle, dont l'objectif était à la fois, par un entraînement constant, de se préparer à cette vie philosophique et d'en poursuivre la pratique. De tels exercices n'étaient donc pas seulement une partie de la philosophie, ils se confondaient avec elle et constituaient l'activité philosophique tout entière. Une telle conception a acquis la valeur d'un véritable paradigme au sens où elle est devenue un modèle pour tous ceux qui veulent comprendre la philosophie antique. Mais elle n'a jamais fait l'objet d'une analyse critique approfondie ou d'une réflexion portant sur les présupposés qui sont les siens. Il s'agira donc, dans ce livre, de s'interroger sur les fondements d'une telle conception, et d'en signaler les limites, afin d'ouvrir à nouveau le débat sur le sens de la philosophie antique
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.