Littératures N° 65/2011 : L'irrespect : entre idéalisme et nihilisme
Roumette Julien
PU MIDI
23,00 €
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EAN :9782810702022
A l'heure où l'on multiplie les appels au respect, il n'est pas inutile de rappeler qu'en art la vitalité créatrice au XXe siècle a plutôt été du côté de l'irrespect : de Jarry aux surréalistes, de Michaux aux situationnistes, on a beaucoup brisé les idoles. Encore faut-il s'entendre sur ce dont on parle : tous les irrespects ne se valent pas. Tout dépend de leur visée. L'irrespect est-il une fin, un jugement qui clôt, ou ouvre-t-il sur autre chose ? Exprime-t-il un nihilisme destructeur qui affirme que rien n'est respectable ? Ou est-il la manifestation d'une forme humoristique d'idéalisme, comme lorsque Romain Gary écrit qu'"il n'y a pas de valeurs concevables sans l'épreuve de l'irrespect" ? En ce sens, irrespect et respect ne sont pas incompatibles : l'irrespect marque la volonté d'apprécier soi-même ce que l'on respecte. Il devient mise à l'épreuve de ce qui doit être respecté. Ce numéro est consacré à des oeuvres littéraires, philosophiques, cinématographiques et musicales manifestant de l'irrespect au XXe siècle. Il propose une réflexion d'ensemble sur la notion, des lectures d'auteurs majeurs (Jarry, Nietzsche, Pia, Sarraute, Gombrowicz, Gracq, Gary, Boudjedra), deux études sur les cinémas iranien (Jafar Panahi) et cubain, et il met en lumière la place originale d'oeuvres peu connues (Messac, Martinet, le théâtre de Félix Guattari), voire inédites en français (comme le texte de la cantate satirique de Chostakovitch, Rayok).
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
251
Date de parution
31/05/2012
Poids
328g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782810702022
Titre
Littératures N° 65/2011 : L'irrespect : entre idéalisme et nihilisme
Auteur
Roumette Julien
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
328
Date de parution
20120531
Nombre de pages
251,00 €
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Panorama général de l'histoire des poèmes en prose, du début du XIXe siècle à nos jours. Il est complété par des études plus précises du quelques ?uvres majeures, et par une anthologie. Sur la collection Collection dirigée par Bernard Valette.Cette collection propose des ouvrages de synthèse ou de méthodologie dans les domaines littéraire et philosophique.Conçue en priorité pour les élèves de première et de terminale, elle sert de passerelle entre le lycée et l'université. Mais elle fournira aussi aux enseignants et au public cultivé un cadre à des études plus approfondies. En accompagnant le texte critique d'un parcours anthologique et de nombreuses références et informations novatrices, les livres de la collection "Thèmes & études" favorisent la réflexion et développent le goût de la recherche. Une structure claire et la présence de nombreux index ou glossaires en facilitent la lecture. L'iconographie se veut elle aussi à la fois enrichissante et attrayante. Autant d'atouts qui justifient le succès de cette collection.Une orientation domine: outre la qualité du savoir et la notoriété des auteurs, loin de tout carcan systématique, l'originalité d'une pensée vivante est toujours affirmée.
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure. Julien Roumette est Professeur agrégé à l'Université de Toulouse le Mirail. Titulaire d'un doctorat sur le temps dans les romans de Georges Perec, il travaille notamment sur Romain Gary. Il a publié Les Poèmes en prose dans la collection "Thèmes et études", et Calcutta après Michaux (éditions de l'Aube).
Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'oeuvres littéraires.
Je suis un irrégulier. Je n'adhère à rien à part entière. Tous les camps me sont tantôt proches, tantôt étrangers", déclarait Romain Gary. "Irrégulier" : combattant qui n'est pas du rang, franc-tireur, partisan. Affirmation d'indépendance provocatrice dans un après guerre dominé par la surenchère à l'engagement et qui enrégimente les artistes. Les réfractaires en rupture de ban idéologique - Romain Gary, Louis Guilloux, Jean Malaquais, Marc Bernard, Jean Meckert, parmi d'autres - racontent la passionnante (et souvent cuisante) histoire de ceux qui avec un idéal plutôt ancré à gauche ont résisté à la pression stalinienne et à ses avatars esthétiques. Car irréguliers politiquement, ils le furent aussi esthétiquement. Pas de parti, pas d'école littéraire. Tirant de la guerre une croyance renouvelée dans les pouvoir de la fiction, du récit et des personnages, loin de tout conformisme narratif, ils récusèrent, par leurs oeuvres, leurs fausses alternatives de l'embrigadement et du dégoût ou du panache désespéré, tout comme les position du Nouveau Roman. A l'écart des mouvements littéraires dominants, ils ont ouvert des chemins originaux que les générations suivantes emprunteront à nouveau à la fin du XXe siècle. Ce dossier rapproche des parcours et des oeuvres qui, s'ils furent avant tout individuels, révélèrent les failles, les contradictions et les aveuglements d'une époque extrêmement politisée, esquissant une autre vision de l'histoire littéraire de cette période.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
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