Usages sociaux de la déviance. Habiter la Castellane sous le regard de l'institution
Roudil Nadine ; Lévy Jean-Pierre
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782296127494
La cité de la Castellane, à Marseille, a été bâtie à flanc de colline à la fin des années 60. De ses tours, on dispose d'une vue exceptionnelle sur la baie de l'Estaque. La relation que les habitants entretiennent avec le centre social du quartier et l'école est tout autant singulière. Elle s'inscrit dans la tradition d'un lien tissé depuis des décennies entre les acteurs associatifs et scolaires et les plus démunis. Depuis le début des années 90, ce lien est affecté par une stigmatisation qui pèse de plus en plus sur la population des cités des quartiers nord de la ville. Cette population touchée par la pauvreté, majoritairement d'origine étrangère, la plus en proie aux difficultés économiques, fait l'objet d'un rappel à la norme quasi permanent. Sans mettre en doute les professions de foi sincères, les institutions à cars&ère social et scolaire abordent les habitants de la cité à partir du postulat de leur déviance. À l'image insolite de la cité de la Castellane fait face celle d'une cité suffisamment exceptionnelle pour engendrer comme par magie l'artisan de la victoire française au championnat du monde de football, Zinedine Zidane. La population est prisonnière d'une image qui la sépare du reste de la ville. Les contours de la cité sont dressés à partir d'un discours où les plus jeunes de ses habitants sont souvent considérés comme des fauteurs de troubles potentiels. La figure du notable investi dans la vie locale fait écho à celle du délinquant dont la réputation se répand au gré des faits relatés par la presse locale. Qu'en est-il réellement du quotidien pourtant ordinaire des habitants de la cité ? Loin des clichés qui empêchent l'intelligence de tels lieux, l'ouvrage restitue une enquête minutieuse et au plus près de la vie quotidienne des principaux concernés, adolescents et jeunes adultes en particulier, habitants et travailleurs sociaux. L'auteur dégage l'impact contrasté des institutions (école et centre social) et les jeux dans lesquels les acteurs trouvent in fine, des marges de manoeuvre à renégocier en permanence.
Nombre de pages
211
Date de parution
01/03/2011
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296127494
Titre
Usages sociaux de la déviance. Habiter la Castellane sous le regard de l'institution
Auteur
Roudil Nadine ; Lévy Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20110301
Nombre de pages
211,00 €
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Résumé : La prise en compte du développement durable dans les opérations architecturales, urbaines ou paysagères semble avoir renforcé une préoccupation pour les logiques de "gestion" dans les processus de projet. Les thématiques énergétiques et environnementales propulsent des acteurs des services vers la fabrique urbaine et invitent des concepteurs à s'interroger sur le devenir de leurs projets. Parallèlement, certains maîtres d'ouvrage cherchent à convier les différentes parties prenantes à donner un avis sur les espaces et leurs modalités de gestion. les évolutions de pratique professionnelles observées dans les contributions réunies ici sont issues des secteurs de l'entreprise, des services urbains, des collectivités, des bailleurs sociaux et des agences d'architecture, urbanisme et paysage.
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Les mutuelles santé ont connu une formidable expansion dans les années 1960-1970. Aujourd'hui le modèle mutualiste est cependant confronté aux évolutions de son environnement : il doit lui aussi, procéder à une profonde mutation pour survivre dans son écosystème. Entre crise identitaire et scandales financiers, le livre d'Emmanuel Roudil présente une analyse et un point de vue sans concession sur l'histoire du mouvement mutualiste. Il nous amène aussi à réfléchir sur les conséquences de la nécessaire technocratisation de ses dirigeants et de la paupérisation de ses valeurs.
Lors du premier conflit mondial les états ont manifesté une telle barbarie que la coopération des cultures aux yeux de Romain Rolland, Prix Nobel de Littérature, est seule capable de faire émerger une nouvelle humanité. Passionné par l'Inde (630 volumes dans sa bibliothèque), il amorce alors après la guerre de 14-18 et par l'intermédiaire de figures prestigieuses (Tagore, Gandhi entre autres), un dialogue important avec ce pays portant aussi bien sur les questions politiques et sociales que religieuses et culturelles. C'est cet apport essentiel dans l'histoire des idées de l'entredeux-guerres que met en relief le présent volume : un échange fructueux, qui contre le repliement sur soi propose, dans le respect mutuel, les voies de l'ouverture à l'autre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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