
L'imaginaire de la Commune
William Morris, Élisée Reclus, Pierre Kropotkine : ce ne sont pas les premiers noms qui viennent à l'esprit s'agissant de la Commune de Paris. S'ils tiennent dans ce livre un rôle important, c'est que pour Kristin Ross, la Commune déborde l'espace-temps qui lui est habituellement attribué, les 72 jours écoulés et les fortifications sur lesquelles elle a combattu. L'Imaginaire signifie que cet événement révolutionnaire n'est pas seulement international mais qu'il s'étend bien au-delà du domaine de la politique, vers l'art, la littérature, l'éducation, la relation au travail. Ce n'est pas un hasard si les trois personnages principaux du livre sont un poète-artiste, un géographe et un scientifique-anarchiste russe : la Commune n'est pas un simple épisode de la grande fable républicaine, c'est un monde nouveau qui s'invente pendant ces brèves semaines, un monde qui n'a pas fini de hanter les uns et d'inspirer les autres.
| Nombre de pages | 186 |
|---|---|
| Date de parution | 22/01/2015 |
| Poids | 190g |
| Largeur | 131mm |
| EAN | 9782358720649 |
|---|---|
| Titre | L'imaginaire de la Commune |
| Auteur | Ross Kristin ; Dobenesque Etienne |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 131 |
| Poids | 190 |
| Date de parution | 20150122 |
| Nombre de pages | 186,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Rimbaud, la commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale
Ross KristinCe livre n?est pas une exégèse de Rimbaud, ni une histoire de la Commune de Paris, ni une analyse de l?influence de la Commune sur la poésie rimbaldienne. Il vise au contraire à penser la parenté entre un événement poétique et un événement politique. La Commune est, selon Kristin Ross, un moment d?appropriation, de défense et de transformation d?un lieu par ses habitants mêmes, et les sujets de cette révolution sont non des membres de professions particulières, mais les citoyens de Paris en tant que tels ? il y a ainsi une circulation permanente entre les barrières des classes et des métiers, entre les ouvriers, les artisans, les écrivains, les révolutionnaires féministes. La Commune constitue en ce sens un mouvement de transgression et de redistribution de l?espace social et urbain. Elle s?élève contre les hiérarchies spatiales (entre les différents quartiers, entre la ville et la campagne, mais aussi entre la métropole et les colonies) et se donne l?espace urbain pour objet. Ce grand mouvement horizontal se ressent également dans la sphère culturelle, où sont interrogées les distinctions entre ouvriers, artistes et artisans ainsi que les oppositions entre le grand art et le reportage, ou le poétique et le politique. Si Rimbaud devient le grand poète de la Commune, ce n?est pas parce qu?il entretiendrait un lien direct ou mécanique avec elle, mais précisément parce qu?elle forme la substance d?une grande partie de son ?uvre poétique, en tant que tumulte, transgression, mobilité, hyperbole, ou iconoclasme. Avec cet ouvrage, Kristin Ross renouvelle en profondeur l?histoire sociale et culturelle en étudiant les réseaux de figures et de significations qui gouvernent l?inconscient d?une époque.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale
Ross Kristin ; Vivier ChristineOn ne saurait comprendre un poète comme Rimbaud seulement en lisant son oeuvre. Il faut élargir la focale, essayer de saisir les personnes et les choses qui l'entouraient, et l'envisager, lui, comme une personnalité à moitié fondue dans la masse. Comme quelqu'un qui arpenta plusieurs mondes à la fois, quelqu'un qui, dans une conjoncture instable, où les travailleurs parisiens avaient pris en main leur destin politique, fit le choix, pendant quelques années, d'écrire de la poésie. La vie de Rimbaud ne fut pas une vie d'artiste. Kristin Ross nous invite donc à le lire au côté ou à proximité des gens du peuple et de leurs pratiques, des discours et positions qui contribuèrent au mouvement social et politique que fut la Commune. Refusant de traiter cette oeuvre en miracle de la créativité poétique, rejetant la perspective "correcte" prescrite par la critique littéraire ou l'histoire sociale, elle inscrit l'imaginaire rimbaldien dans les rêves et les bouleversements de cette époque. Ainsi, elle renouvelle en profondeur notre vision de Rimbaud et de la Commune.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

Rouler plus vite, laver plus blanc. Modernisation de la France et décolonisation au tournant des ann
Ross Kristin ; Durastanti SylvieAprès la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion des Etats-Unis, la France a connu une période de mutation qui a entraîné des bouleversements sociaux d'autant plus profonds que celle-ci a été brutale et rapide. La vie quotidienne des Français a été radicalement transformée : en une dizaine d'années (1955 - 1965), une paysanne a acquis l'électricité, l'eau courante, une cuisinière, un réfrigérateur, une machine à laver, une voiture, une télévision, etc. Quels furent les effets de cette brusque série de changements ? Où furent-ils le mieux perçus et observés ? Qui paya le prix de cette mutation ? K. Ross répond à ces questions en étudiant la place nouvelle accordée à la voiture, à l'hygiène, aux nouveaux biens de consommation (notamment électroménagers) - tous instruments et véhicules privilégiés de la modernisation -, ainsi que la conception du couple moderne et de l'"homme nouveau". Pour ce faire, elle puise largement dans la littérature, la presse, le cinéma, la publicité, etc., de l'époque. Ce qui l'amène à établir un parallèle audacieux entre la guerre d'Algérie et le culte de l'hygiène, la décolonisation et la "colonisation de la vie quotidienne", l'industrie rationalisée et la torture. Elle montre ainsi que les tensions propres à la France des années soixante ne peuvent être appréhendées que si elles sont envisagées comme celles d'un pays dominant/dominé, exploitant des populations coloniales au moment même où il est amené à collaborer ou fusionner avec le capitalisme américain.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,30 € -

Mai 68 et ses vies ultérieures
Ross Kristin ; Vignaux Anne-LaureParmi les événements politiques qui ont secoué la planète dans les années 1960, l'expérience française a été unique. En effet, pour un court moment, étudiants et travailleurs se sont alliés pour produire l'unique insurrection « générale » que le monde développé ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce que l'on désigne aujourd'hui comme « les événements de Mai 68 » constitue en fait le plus vaste mouvement de masse de l'histoire française et la plus grande grève de l'histoire du travail en France. Les trois cibles politiques de l'insurrection étaient, à l'époque, clairement déterminées: il s'agissait de l'impérialisme américain, du capitalisme et du gaullisme. Vingt ans plus tard, toutefois, l'image de Mai 68 qui faisait l'objet d'un consensus presque parfait en France était celle d'un drame générationnel dénué de violence, d'une révolte de la jeunesse pacifique et bon enfant, d'une poussée d'individualisme narcissique - bref, rien de plus qu'une bénigne transformation de moeurs, de culture et de style de vie. Mai 68 et ses vies ultérieures offre une analyse critique de la façon dont la mémoire officielle de 1968 a été façonnée pour servir des intérêts politiques étrangers aux aspirations propres du mouvement. Il examine le rôle joué par le discours sociologique, par certains exleaders estudiantins repentis, désireux de se réconcilier avec la culture politique dominante, par le flot de commémorations télévisées diffusées en France dans les années 1970 et 1980 et par l'émergence d'un nouveau discours éthique entourant les droits de l'homme; autant d'éléments qui ont contribué à réduire ce qui pouvait être dit ou même pensé au sujet de la culture politique de gauche des années 1960 à un petit nombre de tropes et de clichés. Il montre ainsi comment un mouvement éminemment politique, avant tout soucieux d'égalité, s'est vu assigner une histoire totalement neuve et contrefaite, qui a rayé du tableau la violence policière, les décès de participants, l'adhésion des travailleurs et, surtout, gommé toute trace d'anti-américanisme et d'anti-impérialisme ainsi que les influences de l'Algérie et du Vietnam. Pour contrer ceux qui voudraient attribuer une dimension purement spirituelle et culturelle à Mai 68, Kristin Ross retourne au langage politique du mouvement, préservé dans les tracts, les pamphlets et les films documentaires de l'époque, et évoque les traces d'un climat, d'une configuration sociale et d'une subjectivité politiques particulières, oubliées par ceux qui, plus tard, ont prétendu incarner la vérité officielle du mouvement. La culture politique de 1968, selon l'auteur, se manifeste dans la destruction d'identités sociales, dans les déplacements physiques qui ont entraîné les participants en dehors de leur place dans la société, dans la création, enfin, d'une disjonction entre subjectivité politique et groupe social d'appartenance. Les dimensions profondément politiques de Mai 68, suggère-t-elle, ne sont redevenues partiellement perceptibles que très récemment, à la suite de la réémergence d'un mouvement politique de masse opposé aux effets du capitalisme global (Seattle, grèves de 1995 en France).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,20 €
Du même éditeur
-

Peine Kapital. Monologue avec l'intelligence artificielle
Mondzain Marie-JoséEN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcie`res au fe´minicide
Federici Silvia ; Dobenesque EtienneCet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza
Lordon FrédéricComment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Premières secousses
LES SOULEVEMENTS DEAu fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n'attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d'agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l'eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n'inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.EN STOCKCOMMANDER15,00 €
