Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcie`res au fe´minicide
Federici Silvia ; Dobenesque Etienne
FABRIQUE
15,00 €
En stock
EAN :9782358722001
Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
162
Date de parution
05/02/2021
Poids
146g
Largeur
111mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782358722001
Titre
Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcie`res au fe´minicide
Auteur
Federici Silvia ; Dobenesque Etienne
Editeur
FABRIQUE
Largeur
111
Poids
146
Date de parution
20210205
Nombre de pages
162,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Le point zéro à partir duquel la révolution se propage est celui où de nouveaux rapports sociaux s'imaginent et se créent, déclenchant une onde qui gagne de proche en proche et renverse les structures de la domination. Ce point zéro, soutient Silvia Federici, est localisé dans la sphère privée, site de la reproduction sociale. Ecrits entre 1974 et 2012, les textes réunis dans ce recueil s'articulent précisément autour du concept de reproduction développé par un courant du féminisme marxiste dont Silvia Federici se réclame. Tache aveugle de la théorie marxiste, le travail domestique non rémunéré, essentialisé, est la partie cachée de l'iceberg de l'accumulation capitaliste. D'où la revendication du salaire ménager...
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.
Présentation de l'éditeur L'auteur nous invite à réfléchir aux rapports d'exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l'issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d'esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d'un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l'esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d'esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d'accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l'ancien. Silvia Federici (née en 1942 à Parme en Italie) est une universitaire américaine, enseignante et militante féministe radicale. Elle est professeure émérite et chercheuse à l'Université Hofstra à New York.
L'auteur nous invite à réfléchir aux rapports d'exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l'issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d'esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d'un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l'esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d'esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d'accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l'ancien. Silvia Federici (née en 1942 à Parme en Italie) est une universitaire américaine, enseignante et militante féministe radicale. Elle est professeure émérite et chercheuse à l'Université Hofstra à New York.
Le réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.
Au fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n?attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d?agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l?eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n?inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.
« La forme d?une ville change plus vite, hélas ! que le c?ur d?un mortel ». Ces mots de Baudelaire, si souvent cités, s?appliquent à tous les temps, puisque le changement et l?effacement sont continus, mais ce que l?on ressent aujourd?hui, c?est une transformation de l?être urbain lui-même. La ville, en tant qu?elle forme, et à chaque fois différemment, un certain style d?habitation du monde, existe-telle encore ? Ou est-elle en train de glisser vers un devenir confus qui en rend les traits indistincts ? Le passant, qui est le lecteur, l?interprétant fondamental de la ville, reste perplexe devant des espaces qui semblent ne pas vouloir de lui. Pourtant quelque chose résiste, non seulement en lui, mais aussi grâce à la force de l?improvisation urbaine qui, dès qu?elle le peut, déjoue la tyrannie de la norme entretenue par les édiles. La ville est en éclats parce qu?elle est le lieu de ce combat entre ce qui la veut encore et ce qui cherche à en noyer le sens sous l?enflure patrimoniale et les effets d?image. Alternant récits et analyses, souvenirs et projections, ce livre se propose comme un antidote, tant au repli nostalgique qu?à l?idéologie « tendance » d?une certaine architecture.
Résumé : Longtemps on a voulu opposer deux familles du rap français : le rap conscient et le rap bling-bling, les lyricistes et les punchliners - la critique sociale ou le commercial, la poésie ou l'egotrip. Or, l'immense succès du rap de la dernière décennie est venu briser les carcans qui enfermaient cette musique. Ce livre est la chronique de l'explosion artistique qui a vu le rap s'imposer partout. Mehdi Maïzi retrace l'aventure d'un genre qui n'a cessé de passer d'un registre à l'autre, entre la nostalgie du boom bap et l'énergie de la trap, entre l'underground et le succès mondial. Face à une industrie qui encourage les artistes à calibrer leur musique selon la logique productiviste des plateformes d'écoute, il rappelle que la politique du rap ne réside pas tant dans ses textes ou ses publics mais dans son habileté à subvertir ses propres codes.