Inclusion et exclusion dans les petites villes. Le rôle de la culture locale, de la mémoire et de l'
Roques Jean-Luc ; Tacussel Patrick
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782296033399
Ce livre traite d'espaces urbains bien souvent occultés : les petites villes. Face à de multiples forces exogènes, ces petites entités semblent malgré tout vouloir résister. Elles tentent de maintenir une culture locale particulière, en mettant en exergue leur territoire et leur histoire, en construisant une mémoire sélective et une école qui n'est pas accessible à tous. Ainsi, elles délimitent ce qui est de l'ordre du dedans et ce qui est de l'ordre du dehors. Elles filtrent et sélectionnent ceux qui font partie des lieux et ceux qui en restent étrangers. En interrogeant des habitants, et notamment des jeunes, et en leur proposant de dessiner leur ville, on pourrait s'attendre à ce que tous aient les mêmes propos et la même façon de représenter ce petit espace. Or, on constate de nombreuses différences. Certains arrivent à décrypter les codes locaux, à élaborer des projets et à s'orienter dans la cité mais aussi à l'école. D'autres, par contre, butent à comprendre cette culture locale, entrent dans des formes de retrait et sont alors totalement désorientés. L'inclusion et l'exclusion ne désignent pas dès lors des états de fait ou une catégorie d'individus, mais bien des processus qui favorisent ou entravent la construction de chacun, dans laquelle la localité joue une partition importante.
Nombre de pages
199
Date de parution
08/06/2007
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296033399
Titre
Inclusion et exclusion dans les petites villes. Le rôle de la culture locale, de la mémoire et de l'
Auteur
Roques Jean-Luc ; Tacussel Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20070608
Nombre de pages
199,00 €
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La Modernité a imposé au monde ses valeurs, ses normes, ses manières de faire, d'agir et de sentir, ainsi que ses croyances et ses mythes. Mais elle a surtout introduit ses contradictions. L'époque contemporaine est sujette à un ensemble de forces antagonistes, dont un des archétypes se retrouve dans le rapport entre globalisation et territorialisation. C'est autour de cette relation entre ces deux axes, en tension permanente, que sera construit ce livre. Il est remarquable de constater que les deux phénomènes fonctionnent de concert, se nourrissant l'un l'autre. Si l'on postule que la globalisation, qui a été promue en grande partie par la Modernité, impacte tous les domaines, pourquoi existerait-il un retour des territoires de manière plus ou moins nette ? Pour le dire autrement, pourquoi le territoire semble-t-il émerger à nouveau dans un monde qui paraît de plus en plus uniforme ? Pour répondre à cette interrogation, trois hypothèses seront mises en avant afin d'expliquer ce retour vers les territoires, avec pour les individus des contradictions difficiles, voire impossibles à dénouer, agrémentant étonnamment une globalisation toujours plus prégnante.
Malgré des images fantomatiques et contradictoires qui collent à la peau des petites villes, pourquoi des habitants y restent et pourquoi d'autres viennent s'y installer ou y reviennent ? Une première idée est d'admettre que les individus sont à la recherche de prix de terrains ou de loyers moins onéreux et d'une certaine qualité de vie. La seconde idée est d'envisager que ceux-ci cherchent un espace sécuritaire. Ils resteraient ou viendraient afin de conserver ou de trouver un lieu de protection, loin des affres des grandes villes et du sentiment d'insécurité qui en découle. Si ces deux hypothèses semblent valides, ce livre envisage d'en proposer une autre. Les petites villes auraient une image particulière qui est inscrite dans la conscience collective, et se perpétue inlassablement à travers l'histoire. Elles renverraient à un monde à part fortement valorisé avec ses interactions quotidiennes, ses liens de proximité, mais surtout symboliseraient un espace "commun". Le problème est que ce refuge est fragile tant les dynamiques sociales ne correspondent pas nécessairement à ces représentations, puisque chacun donne une définition différente de ce qui peut être "commun". Entre l'idéal et la réalité, l'écart va engendrer dès lors des expériences et des attitudes bien diverses.
Les petites villes en tant qu'espaces urbains sont bien souvent occultées. Pourtant, à les observer de près, on peut retrouver certains ingrédients qui permettent de comprendre les multiples ambivalences sociales, politiques, économiques ou environnementales que traversent actuellement les territoires. Les petites villes, il est vrai, ne sont plus protégées ni par leurs remparts, ni par leurs fossés. Elles subissent des pressions extrêmement fortes de la part d'une modernité avancée de plus en plus expansionniste et envahissante. On constate alors que ces petites entités urbaines oscillent entre l'attirance et la mise à distance, entre l'attrait et le rejet de cette Hydre. Ce livre propose de revenir sur ces logiques contradictoires et tente de pointer les problèmes inhérents auxquels les petites villes sont dès lors confrontées. En étant obligées de choisir entre la peste et le choléra, ne risquent-elles pas soit de se diluer et de se perdre, soit de se crisper et de se fossiliser ? Dans les deux cas, ne risquent-elles pas de disparaître ? Nous nous acheminons peut-être vers la fin des petites villes, mais pour l'instant nous n'en sommes qu'à leur crépuscule.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...