L'humoriste Henri Roorda a réalisé quatre Almanach Balthasar, entre 1922 et 1925. Devenus introuvables, ils sont reproduits ici, en fac-similé et en intégralité. En parodiant la formule traditionnelle de l'almanach, Roorda a pu donner libre cours à sa fantaisie débridée. Dans tous les numéros, on trouve des slogans pour vanter les vertus de la publication annuelle : " L'ALMANACH BALTHASAR est le seul qui ne jaunisse pas en vieillissant... " ; " L'ALMANACH BALTHASAR est le seul qu'on puisse lire en mangeant... " ; " Porté en bandoulière, sous la chemise, L'ALMANACH BALTHASAR guérit les points intercostaux... " ; " On peut lire L'ALMANACH BALTHASAR couché, assis ou debout... " ; " Si vous voulez faire plaisir à un aveugle, lisez-lui L'ALMANACH BALTHASAR... " ; " Si vous voulez faire plaisir à un sourd-muet, montrez-lui les dessins de Varé dans le BALTHASAR... " ; " Le bonheur ?... c'est de lire tête-à-tête, avec la femme qu'on aime, le joyeux BALTHASAR... " Et une " pensée " : " L'orgueil va devant l'écrasement, l'humilité devant les coups de pieds au derrière et l'Almanach Balthasar au devant du succès ". L'Almanach Balthasar contient des éphémérides, des considérations inopinées sur le temps qui passe, des histoires curieuses de bêtes, des textes comiques, de petits poèmes... On y rencontre de la fraîcheur avec des charades, des devinettes, des fables. On planche désespérément sur de désopilants " problèmes pour nuits d'insomnies " ou sur des exercices d'arithmétique aux énoncés tarabiscotés. On découvre aussi quelques " recettes inédites " de cuisine comme " l'épinard comprimé " ou de boissons comme le " Bordeaux à la Balthasar ". Dans la dernière édition se trouvent même des " Mots croisés à "la Balthasar" " aux définitions surprenantes et incongrues. Par exemple, horizontalement " incomparable enfonceur de portes fermées = éléphant " ; " une personne très distinguée = ma soeur " ; " sa vie sert chaque année d'exemple à des milliers de jeunes gens de très bonne famille = Patachon ".
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Nombre de pages
320
Date de parution
01/09/2010
Poids
500g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782940127467
Titre
Les Almanachs de Balthasar
Auteur
Roorda Henri
Editeur
HUMUS
Largeur
170
Poids
500
Date de parution
20100901
Nombre de pages
320,00 €
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« Au temps de Pascal, l?homme était un roseau pensant. Mais, pour les hommes d?aujourd?hui, l?obligation de penser est beaucoup moins impérieuse. Nos prédécesseurs ont pensé pour nous », constate Henri Roorda (1870-1925), pédagogue, mathématicien et humoriste suisse. Ironique et même volontiers persifleur, il fait cependant mine d?en rabattre: dans de courts billets consacrés à des sujets futiles, des notions élémentaires ou à des observations triviales, il pensote donc, humblement et par voie de presse. Ses billets ont un tel succès qu?il les réunit en 1923 dans un recueil, Le Roseau pensotant. C?est la revanche du chroniqueur: sa philosophie, désabusée et paradoxalement positive, se révèle d?une étonnante lucidité doublée d?une grande fraîcheur.
En 1917, le Suisse Henri Roorda (1870-1925), professeur de mathématiques, chroniqueur et philosophe enjoué à ses heures, publie un pamphlet intitulé Le Pédagogue n?aime pas les enfants, critique nette et contondante de l?école considérée comme une machine destinée à inculquer la soumission aux élèves. Disciple de l?anarchiste humanitaire Élisée Reclus, Roorda n?est pas seulement un pourfendeur de l?institution scolaire: en relevant finement les incohérences et aberrations du régime éducatif, c?est surtout la manie pédagogiste qu?il brocarde. Contre la prétention des pédagogues assis sur d?immuables pratiques, il en revient à ce constat de Reclus qui lui écrivait le 4 novembre 1897: « Si l?enfant n?a pas l?enthousiasme de l?étude, c?est que le professeur n?a pas l?enthousiasme de l?éducation. »
Présentation de l'éditeur Roorda est, en 1925, un homme fatigué, endetté, insomniaque. Il aimerait pouvoir jouir sans entrave de la vie, mais ne peut se plier au carcan imposé par une société qui, par l'argent et les conventions sociales comme le mariage, empêche l'homme d'être ce qu'il est. Il décide donc de la date de sa mort. Avant de se tirer une balle en plein coeur, il rédige Mon suicide, qu'il adresse à ses proches comme une sorte de testament. Dans ce texte empreint d'un pessimisme joyeux, il explique sa décision de recourir à la seule échappée qui lui semble possible. Sous l'amertume d'un homme perce cependant un grand amour pour la vie, empli de vitalité et d'ivresse, que la morale et les lois nous refusent. Or, à celui qui "n'a aucun goût pour les travaux forcés, il reste une ressource : c'est de s'en aller".
Henri Roorda, né à Bruxelles le 30 novembre 1870 et mort à Lausanne le 7 novembre 1925, était un écrivain, pédagogue, humoriste et professeur de mathématiques suisse. Ce coffret de trois volumes (Henri Roorda et l'humour zèbre, Les Almanachs Balthasar, Le pessimisme joyeux - disponibles à l'unité) nous fait découvrir un auteur original, facétieux, drôle, libertaire et radical.
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