Douceurs d'antan, douceurs d'enfance, de l'huile d'amande douce dont on oint les bébés aux gâteaux dont les noms sont porteurs d'une histoire sucrée - pithiviers, financiers, petits brésiliens, michettes, tartelettes amandines, visitandines et macarons - les délices amandés sont semés sur les terres d'Europe comme les cailloux du Petit Poucet. Amandes douces, amandes amères... Oh ! le parfum entêtant que celui des amandes amères qui rappelle la colle blanche de l'enfance ! Oh ! la soudaine ivresse dont nous imprègne cette odeur qui fleure le mystère, l'alchimie et la pâtisserie italienne ! Et ne se mêle-t-il pas à cette attraction odorante, un penchant pour sa blancheur laiteuse, sa toxicité voluptueuse et sa forme d'un ovale pointu, mandorle divine qui nimbe le Christ au fronton de nos églises ? Que dire des fleurs d'amandier, sentinelles au détour du sentier, qui semblent sortir de la clarté bleutée de l'hiver ? Elles fleurissent, fragiles, aux branches dénudées pour révéler le chemin, le passage..., première blancheur du renouveau après le silence enneigé. N'oublions pas le vert amande, cette teinte velouté et pâle qui couvre la coque dure de l'amande fraîche, une nuance qui participe des libellules et du flot lent des rivières s'écoulant entre deux murmures de peupliers. Et qui mieux que Colette nous fait sentir l'onctuosité du lait d'amandes, breuvage qu'elle affectionnait beaucoup et qu'elle prenait chaud pour se réconforter ...
Nombre de pages
10
Date de parution
16/10/2009
Poids
201g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782352551201
Titre
L'amande. Dix façons de la préparer
Auteur
Rondeau Anne-Sophie ; Guéchova Anne
Editeur
EPURE
Largeur
120
Poids
201
Date de parution
20091016
Nombre de pages
10,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pier-Giorgio Frassati, né sur terre et en l'Eglise le 6 avril 1901, né au ciel le 4 juillet 1925, à 24 ans, frappé en six jours par la poliomyélite. Turin est sa patrie, il y fait ses études scolaires et universitaires pour devenir ingénieur, afin de rejoindre dans la mine ceux qui y travaillent. Ce jeune homme à l'enthousiasme contagieux menait ses amis vers les cimes des montagnes et de la prière : excursions et adoration eucharistique, chansons et messe quotidienne. Son amour était actif, venant en aide aux plus démunis, avec la Confrérie Saint Vincent de Paul, et ses convictions mises en pratique, en participant aux rassemblements de jeunes pour la paix (Pax Romana), et en s'engageant dans la Fédération Universitaire Catholique Italienne. La vie de Pier-Giorgio fut celle d'un jeune homme joyeux, d'un saint de tous les instants du quotidien, toujours souriant, d'un laïc aimant Dieu et ses frères jusqu'à en mourir. Il fut proclamé " Bienheureux " par le Pape Jean Paul II, le 20 mai 1990. Au-delà d'une biographie, Anne-Sophie Rondeau nous donne, dans ce livre, un portrait spirituel vivant, et une émouvante méditation sur la sainteté aujourd'hui.
C'est en deux hémisphères étrangement semblables à nos hémisphères cérébraux que s'ouvre la noix, si imbriquée dans ses propres circonvolutions que l'on peine à l'extraire de sa coque dure. C'est tout un art - et une fierté - de réussir à détacher un cerneau entier dont le parallèle avec le cerveau protégé dans sa boîte crânienne ne fait que se confirmer. De là à dire que les noix sont bonnes pour le cerveau, il n'y a qu'un pas que l'on fait avec allégresse si l'on aime les noix."
Noisette, noisette... C'est aussi une couleur, celle d'un café noir avec une larme de lait pour l'adoucir, celle du beurre qui brunit. Noisette, c'est aussi une forme, pleine, ronde et pointue au sommet, celle des morceaux tendres de l'agneau, celle d'une mesure de beurre pour agrémenter les potages ou les entrecôtes..."
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !