Marcel Roncayolo étudie ici les relations entre un projet, une ville de banlieue populaire et le processus de métropolisation à l'?uvre. Soucieux d'expliquer l'articulation des formes et du temps, il s'essaie ici à lire les traces, trames, pratiques et représentations : ce qui lie les héritages et le mouvement perpétuel de changement qui caractérise la ville et commande son avenir. Fruit d'un travail collectif, ce livre s'est nourri des apports des responsables et connaisseurs de la ville de Nanterre, des animateurs de l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche et des séminaires de travail du comité de prospective lié à cette opération. Il s'inscrit dans la continuité des précédents travaux de l'auteur sur Marseille (Les Grammaires d'une ville : essai sur la genèse des structures urbaines à Marseille, et : Marseille, Les territoires du temps, tous les deux en 1996) ou Martigues. " L''aménagement de Seine-Arche est une opération d'intérêt national qui doit contribuer à réparer un territoire, en joindre les morceaux, tout en donnant à Nanterre une nouvelle attractivité dans l'Ouest parisien. C'est là sa singularité. Métropolitain, ce projet l'est naturellement par sa proximité immédiate avec la Défense, ses équipements d'influence régionale, nationale, voire internationale : l'université Paris X, le centre administratif Nanterre-Préfecture, le théâtre des Amandiers, l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris... Il est métropolitain aussi en ce sens qu'il vise à mettre en mouvement un territoire, oblige à penser les liaisons, les étages intermédiaires : "confondre" à la fois le temps et l'espace pour concilier le quotidien, l'immédiat, et la perspective, le rayonnement et l'esthétique. C'est un projet culturel et social, avant même d'être un projet architectural. " Marcel Roncayolo.
Date de parution
29/03/2007
Poids
504g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782863641781
Titre
TERRITOIRES EN PARTAGE
Auteur
RONCAYOLO MARCEL
Editeur
PARENTHESES
Largeur
230
Poids
504
Date de parution
20070329
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Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.
La ville en ses prémices ville et population Les fonctions de la villeVille et culture urbaineMorphologie et plan de la villeDivision sociale et division fonctionnelle de l'espace urbainVille et politiqueReprésentation et idéologie de la villeVille et territoireLa ville, d'aujourd'hui à demain
Le géographe Marcel Roncayolo s'est consacré à l'étude des phénomènes urbains, à l'analyse des formes matérielles et sociales de la ville, de ses paysages et de ses représentations, en les inscrivant dans une perspective plus large et historique, à l'instar de l'école des Annales, et dans la continuité de Lucien Febvre, Ernest Labrousse et Maurice Halbwachs. Les vingt-quatre textes réunis dans cet ouvrage couvrent tous ces thèmes de recherche depuis la fin des années cinquante et retracent l'évolution de sa pensée. Pour la plupart devenus introuvables, ils sont ici sélectionnés, présentés par l'auteur et font l'objet d'une lecture réactualisée. Ils rendent compte d'un intérêt constant pour la ville en ses mutations qu'on peut approcher dans ses formes et dans ses temps. Car, s'il n'y a pas qu'une lecture de la ville, il y a en revanche permanence des processus qui mettent en jeu acteurs et structures physiques à travers des temps différents ceux de la fabrication, des usages et des pratiques. Ce recueil s'adresse d'abord aux acteurs - architectes, urbanistes, géographes ou sociologues - mais également à l'usager ou au simple observateur en évoquant l'importance et la légitimité de chacun des regards et en donnant toute sa dimension, profondément humaine donc évolutive et complexe, à la ville.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?