Des guerres civiles du XVIe siècle à nos jours. Usages et enjeux des mémoires
Rolland-boulestreau Anne ; Michon Bernard
PU RENNES
23,00 €
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EAN :9782753586253
Cet ouvrage, centré sur la notion de guerre civile, interroge les formes que revêtent les mémoires, le rapport du politique au passé, de la société avec les experts et les chercheurs, grâce à un jeu d'échelles variable et complémentaire. Evoquer la question de la reconstruction d'une société après un épisode traumatique permet de retracer les filiations qui se font ou se défont au prisme de la mémoire et de l'histoire d'un pays. Ce livre traite principalement de la guerre de Vendée, mais par un angle d'investigation décentré, il aborde aussi d'autres conflits intra-étatiques, de Saint-Domingue devenue Haïti, à l'Algérie et à la Nouvelle-Calédonie, du XVIe siècle à nos jours. Ces contributions comparatives ont fait appel au transdisciplinaire, de l'archéologie à l'ethnologie, en passant par la littérature et l'histoire. Sans prétendre épuiser toutes les questions autour de "histoire, mémoires et guerres civiles" , ce volume permet de mieux comprendre comment l'histoire, telle qu'elle a été pensée, écrite, reconstruite, d'abord par les acteurs, les témoins, les contemporains, puis par les historiens, a agi sur la fabrication et la transmission des mémoires des guerres civiles. Les douze articles, ponctués par les conclusions de Jean-Clément Martin, ont été organisés en quatre grandes parties comportant trois contributions chacune. La première s'intéresse à la fabrique des mémoires "officielles" des guerres civiles ; la deuxième s'attache à la survie de mémoires "partisanes" des guerres civiles ; la troisième porte sur les mémoires des guerres civiles en terrain colonial ; la quatrième et dernière est consacrée aux héritages des guerres civiles aujourd'hui.
Nombre de pages
438
Date de parution
20/10/2022
Poids
418g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753586253
Titre
Des guerres civiles du XVIe siècle à nos jours. Usages et enjeux des mémoires
Auteur
Rolland-boulestreau Anne ; Michon Bernard
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
418
Date de parution
20221020
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Qu’est-ce qu’une « justice d’exception » dans une région accusée du crime de « lèse-nation » ? Après avoir dévoilé les pratiques répressives d’une République contestée par les armes en Vendée militaire et les difficultés de la pacification, Anne Rolland-Boulestreau se penche sur l’application du droit révolutionnaire en territoire insurgé.Au printemps 1793, dans le département du Maine-et-Loire, se déploie une justice extraordinaire, bras armé d’une jeune République menacée par ce front intérieur. Punir et détruire les Vendéens participe alors de la guerre civile. Dénonciations des suspects, réclamations des familles, nominations des administrateurs ou rapports des geôliers, l’historienne révèle, à partir d’une matière unique, les effets de la guerre civile sur l’exercice répressif de la justice. Et éclaire notre connaissance d’un conflit fratricide dont les stigmates sont encore visibles aujourd’hui.Professeur d’histoire moderne à l’Université catholique de l’Ouest (Angers), ANNE ROLLAND-BOULESTREAU est spécialiste de la période révolutionnaire. Elle a notamment publié Les colonnes infernales. Violences et guerre civile en Vendée militaire (1794-1795) (Fayard, 2015) et Guerre et paix en Vendée (1794-1796) (Fayard, 2019).
En janvier 1794, les troupes républicaines du général Turreau sont déployées en Vendée, où la guerre fait rage depuis 1793. Ces colonnes incendient et détruisent les derniers foyers insurrectionnels de la région et consignent un bilan terrible, des dizaines de milliers de morts. Elles resteront dans l'histoire sous le nom de « colonnes infernales ».Leur objectif est de soumettre les groupes épars d'insurgés. Tragique répétition de massacres de population civile, d'embuscades, d'incendies et de destructions de villages, cette phase de la guerre de Vendée montre la brutalité d'une armée en campagne et ses avatars : la peur, la vengeance, la fureur.Quelles sont les responsabilités de ces hommes, leurs représentations de l'ennemi et de la nation ? À partir de sources jusqu'alors inexploitées, Anne Rolland-Boulestreau s'intéresse à chaque général, chaque officier, pour nous livrer l'histoire des colonnes infernales et revisiter une tragédie de l'histoire de la Révolution.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.