Dans un style simple, délaissant tout parallèle autobiographique, l'auteur nous immerge au coeur des films de Woody Allen selon un point de vue strictement existentiel. Loin d'être un ouvrage théorique, ce livre revisite la filmographie du célèbre cinéaste new-yorkais avec l'ambition de lui rendre sa réelle ampleur. Reconnaître la singularité des films de Woody Allen est aisé, en découvrir les fondements et en restituer la richesse est plus délicat. Avec un grand luxe de détails, l'auteur indique comment le cinéaste interroge toutes les illusions qu'entretient soigneusement l'être humain sur lui-même et sur le monde (sur son identité, sur l'amour, sur la rationalité...) et parvient à en saisir les subtilités en s'appuyant concrètement sur de nombreuses scènes et des dialogues-clefs. A contre-courant de certains préjugés, il montre aussi comment l'esthétique du cinéaste (sa mise en scène, son mariage entre éléments comiques et tragiques, son utilisation du jazz, son ironie) en fait l'une des oeuvres artistiques les plus joyeusement démystificatrices et l'une des plus importantes de notre temps. Un ouvrage incontournable sur le cinéma de Woody Allen.
Nombre de pages
386
Date de parution
02/11/2018
Poids
610g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343159058
Titre
Le cinéma de Woody Allen
Auteur
Rolandeau Yannick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
610
Date de parution
20181102
Nombre de pages
386,00 €
Disponibilité
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Les louanges envers le cinéaste Quentin Tarantino ont de quoi surprendre, tant du côté du public que de la critique. En s'appuyant sur de nombreuses scènes et des dialogues-clefs, cet essai reprend les éléments narratifs de ses films et les envisage sous un angle esthétique, politique et socio-économique. Engageant une réflexion critique sur l'image et le monde réel, l'auteur indique que Quentin Tarantino s'inscrit dans cette rébellion par un cinéma ludique, hybride et hédoniste, jouant d'une violence parodique et d'un second degré qui masquent en arrière plan une vision nihiliste du monde.
Peu d'essais remettent en cause la Nouvelle Vague et ses suiveurs. Celle-ci ne surgit pas par hasard en s'opposant aux cinéastes de la Tradition de la Qualité; c'est un nouveau cinéma qui devait déréguler l'ancien mode de production. Loin d'être la critique de la société de consommation, la Nouvelle Vague en fut la propagandiste zélée en jouant de la jeunesse, de la modernité et de la liberté. Ce que critiquait dès 1973 le cinéaste Pier Paolo Pasolini dans ses Écrits corsaires et que résumerait ainsi Michel Audiard : « Nouveau Roman, Nouvelle Vague, nouveaux riches. »
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
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