Mémoire sur les instruments de la Passion de N.S Jésus-Christ. Précédé de Le poids de la Croix et le
Rohault de Fleury Charles ; Louis-Combet Claude
MILLON
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EAN :9782841372812
Dans les décennies qui précédèrent la guerre de soixante-dix, main dans la main, un angelot et un diablotin, accompagnent dans ses voyages à travers l'Europe et dans ses rendez-vous avec les notables de l'Eglise, Rohault de Fleury portant ses instruments dans sa mallette: un pied à coulisse, un double décimètre, un compas, une balance de précision et quelques fioles énigmatiques. De sanctuaire en sanctuaire, muni de toutes les autorisations venues d'en haut et renseigné sur l'historique du dépôt des saintes reliques, tradition et légende mêlées, notre homme, infatigablement, opérait ses calculs et ses vérifications. Et chaque fois, à la fin de la journée, comme au soir de la moisson, le petit ange pouvait faire la nique au diablotin; le patron avait réussi. Millimètre après millimètre, milligramme après milligramme, la démonstration se configurait: l'authenticité des choses venait ratifier l'authenticité des textes. Il n'était pas un iota de l'Ecriture, dans sa relation de la Passion, qui ne fût vérifié par l'examen objectif des reliques. Incontestablement, le résultat de l'enquête apportait un bénéfice considérable à la croyance catholique. Tout a été inventorié, pesé, mesuré, en parfaite rigueur et avec l'apparence de détachement propre au géomètre dans l'exercice de son métier. La précision est implacable et fera taire toutes les mauvaises langues qui contestent la vérité de la tradition chrétienne de la mort du Sauveur. Les tableaux de chiffres ponctuent, flegmatiquement, les pages du livre et viennent poser leur point final aux digressions historiques et aux descriptions très exactes des reliques et des reliquaires. A peine commençait-on à s'évader dans une certaine rêverie, comme peut en susciter toute évocation d'un passé chargé d'émotions et haut en prestige, et voici que le calcul des surfaces et la mesure des volumes nous rattrapent et nous rappellent que nous sommes pris dans une intrigue implacable dont l'enjeu est la vérité dont on ne saurait se moquer.
Nombre de pages
374
Date de parution
20/09/2012
Poids
638g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372812
Titre
Mémoire sur les instruments de la Passion de N.S Jésus-Christ. Précédé de Le poids de la Croix et le
Auteur
Rohault de Fleury Charles ; Louis-Combet Claude
Editeur
MILLON
Largeur
162
Poids
638
Date de parution
20120920
Nombre de pages
374,00 €
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Cet ouvrage regroupe des extraits du carnet de voyage rédigé et illustré par le jeune architecte et ingénieur français Charles Rohault de Fleury (1801-1875), un voyage qui le conduit de Paris jusqu'à Londres en 1830. Ce récit, consacré pour l'essentiel à la découverte de la capitale britannique, est touchant par sa spontanéité et sa liberté de ton. Rohault de Fleury détaille les lieux qu'il parcourt et témoigne de ses nombreuses rencontres ? il va jusqu'à décrire les restaurants qu'il fréquente et les transports qu'il emprunte? Il évoque aussi et surtout la façon de travailler des ouvriers dans les ateliers qu'il visite, les outils qu'ils utilisent, etc., émettant des jugements de valeur sur l'esthétique des bâtiments et faisant preuve d'une réelle curiosité pour les techniques de construction employées, en particulier l'architecture métallique qui influencera par la suite son propre travail. Ce carnet, rédigé quotidiennement et illustré de croquis précis et enlevés, décrit notamment les principaux monuments londoniens. Il propose une réflexion originale et instructive sur l'urbanisme de Londres à cette époque. Il s'agit de la première publication de ce carnet de voyage dont le texte a été transcrit à partir du manuscrit original conservé à la Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art à Paris.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.