Un petit rien-du-tout tout neuf plié dans une feuille de persil
Roche Maurice
GALLIMARD
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EAN :9782070738311
Se pencher sur son passé, au risque de tomber dedans -, retomber en enfance, quoi !Sénescence = C'est naissance !Maurice a-t-il été enfant ? A-t-il été adulte ?Soudain il s'est senti vieux - très vieux - (deux mille ans). Un jour je suis né... ça commence bien !... Il ne manquait plus que ça !Donc - sans doute par la raison que "l'homme est une création du désir, et non une création du besoin" -, je suis né le jour des Morts. Voilà une belle façon de commencer (?) par le souvenir ! Car je ne me souviens pas de ma naissance, je n'y avais pas prêté attention. C'est comme si cela n'avait jamais existé. Mais pourtant, il paraît que si. Je dois m'en tenir à ce qui est inscrit sur le registre d'état civil, registre que je n'ai d'ailleurs jamais consulté. Je suis né, en effet, un deux novembre, à Clermont-Ferrand. Au-dessus d'un magasin d'articles funéraires dont la raison sociale A L'IMMORTEL expliquerait mon aspect provisoire, invariablement provisoire. Maurice Roche.
Nombre de pages
128
Date de parution
04/11/1997
Poids
139g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782070738311
Titre
Un petit rien-du-tout tout neuf plié dans une feuille de persil
Auteur
Roche Maurice
Editeur
GALLIMARD
Largeur
119
Poids
139
Date de parution
19971104
Nombre de pages
128,00 €
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Maurice Roche s'est imposé dès la fin des années 60, avec son premier roman, Compact, comme un auteur inclassable, appelé à marquer durablement les esprits. Traduit en une quinzaine de langues, il est cité aujourd'hui par nombre de jeunes écrivains comme une influence majeure. Au même moment que l'Allemand Arno Schmidt et que l'Anglais J.G. Ballard - réfractaire, tout comme eux, aux impasses symétriques d'une littérature académique ou vainement formaliste, et avec des armes semblables : un humour, un style, une conscience politique employés comme de la dynamite - il a ouvert au roman contemporain des horizons entièrement nouveaux. " Dans Mémoire, les trouvailles d'humour noir abondent. Malade, le narrateur doit surveiller sa santé et, comme le dit un médecin, éviter de trop boire, trop fumer, trop baiser. Pour vivre plus vieux ? Non ! répond celui-ci. Mais le temps vous semblera plus long ! " Alain Delaunois - Le Soir " Maurice Roche fut un formidable humoriste noir, un bricoleur génial de la langue et des formes. Publié en 1976, Mémoire est le cinquième de ses romans. Le "moi sismographe" qui parle ici est multiple, à la fois collectif et férocement individuel. La page s'enrichit d'une typographie qui suit et commente l'action des phrases. Quant à la morale, elle est explicite : "Le poids des imbéciles fera chavirer le monde", est-il écrit dans les dernières pages, magnifiques, de Mémoire. " Patrick Kéchichian - Le Monde
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.