Maurice Roche s'est imposé dès la fin des années 60, avec son premier roman, Compact, comme un auteur inclassable, appelé à marquer durablement les esprits. Traduit en une quinzaine de langues, il est cité aujourd'hui par nombre de jeunes écrivains comme une influence majeure. Au même moment que l'Allemand Arno Schmidt et que l'Anglais J.G. Ballard - réfractaire, tout comme eux, aux impasses symétriques d'une littérature académique ou vainement formaliste, et avec des armes semblables : un humour, un style, une conscience politique employés comme de la dynamite - il a ouvert au roman contemporain des horizons entièrement nouveaux. " Dans Mémoire, les trouvailles d'humour noir abondent. Malade, le narrateur doit surveiller sa santé et, comme le dit un médecin, éviter de trop boire, trop fumer, trop baiser. Pour vivre plus vieux ? Non ! répond celui-ci. Mais le temps vous semblera plus long ! " Alain Delaunois - Le Soir " Maurice Roche fut un formidable humoriste noir, un bricoleur génial de la langue et des formes. Publié en 1976, Mémoire est le cinquième de ses romans. Le "moi sismographe" qui parle ici est multiple, à la fois collectif et férocement individuel. La page s'enrichit d'une typographie qui suit et commente l'action des phrases. Quant à la morale, elle est explicite : "Le poids des imbéciles fera chavirer le monde", est-il écrit dans les dernières pages, magnifiques, de Mémoire. " Patrick Kéchichian - Le Monde
Nombre de pages
176
Date de parution
15/06/2007
Poids
272g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782907681278
Titre
Mémoire
Auteur
Roche Maurice
Editeur
TRISTRAM
Largeur
140
Poids
272
Date de parution
20070615
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Se pencher sur son passé, au risque de tomber dedans -, retomber en enfance, quoi !Sénescence = C'est naissance !Maurice a-t-il été enfant ? A-t-il été adulte ?Soudain il s'est senti vieux - très vieux - (deux mille ans). Un jour je suis né... ça commence bien !... Il ne manquait plus que ça !Donc - sans doute par la raison que "l'homme est une création du désir, et non une création du besoin" -, je suis né le jour des Morts. Voilà une belle façon de commencer (?) par le souvenir ! Car je ne me souviens pas de ma naissance, je n'y avais pas prêté attention. C'est comme si cela n'avait jamais existé. Mais pourtant, il paraît que si. Je dois m'en tenir à ce qui est inscrit sur le registre d'état civil, registre que je n'ai d'ailleurs jamais consulté. Je suis né, en effet, un deux novembre, à Clermont-Ferrand. Au-dessus d'un magasin d'articles funéraires dont la raison sociale A L'IMMORTEL expliquerait mon aspect provisoire, invariablement provisoire. Maurice Roche.
Présentation de l'éditeur Les montres ne se contentent pas de donner l'heure. Elles peuvent chronométrer, servir de calendrier, fournir des indications astronomiques. C'est ce que l'on appelle, en horlogerie, des "complications". Mais si les montres jouent un grand rôle dans chacune des histoires racontées ici, les "complications" très particulières qu'elles provoquent - ou révèlent - ne sont pas seulement horlogères... Dans une maison du sud de Londres, un garçon perd sa soeur bien-aimée dans des circonstances étranges, avant de la voir réapparaître. Sur la plage de Brighton, un autre garçon (le même ?) vit une surprenante expérience temporelle... A mesure que la lecture progresse, on découvre les subtils rouages qui relient toutes ces histoires - entre plaisir et effroi. Ainsi que l'a écrit la romancière Tricia Sullivan : "Ces récits se hantent mutuellement. L'adéquation parfaite de la forme à la fonction dans Complications m'a suggéré plusieurs fois le terme de chef-d'oeuvre. C'est un livre parfait sur l'imperfection. C'est une histoire d'amour avec la précision chronométrique si révérée dans ces pages et pourtant révélée comme vertigineusement absurde dans le flux causal des événements humains."
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa s?ur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.
L'âge d'or de Hollywood possède aussi sa légende noire, sur laquelle personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger. Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des grandes stars du cinéma n'a échappé au scandale: Chaplin et ses nymphes, Lana Turner et son amant poignardé, Marlene bisexuelle, Erich von Stroheim et ses orgies démentielles... Kenneth Anger raconte chacune de ces histoires, avec un mélange d'amour, d'humour et de cruauté, qui annonce - en même temps qu'il dénonce - la presse de caniveau et les phénomènes contemporains du "people" et du "trash".Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorsese ou Fassbinder. Aux marges du cinéma, ou pendant les sixties aux côtés des Rolling Stones, il a contribué à définir l'esthétique la plus sulfureuse de la deuxième moitié du 20e siècle.C'est à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraître - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement aujourd'hui pour la première fois en français.
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.