Ce roman, qui emprunte librement son esprit et sa forme à l'opéra bouffe, est fait d'une suite de quatre fragments plus ou moins longs, eux-mêmes fractionnés en plusieurs éléments. Chaque séquence a son autonomie. La diversité des morceaux crée l'unité de cette composition serrée " où tout développement est absent ". Programme : Introduction : "On avait donné mes jouets..." Acte I (Intermezzo). Lambeaux de souvenirs dans les trous de mémoire : les manques, les masques. Une théâtralité sans théâtre. Pour l'oeil, pour l'oreille. Cela s'étire et enfle, s'enfonce. "Effet de submersion." Entracte. Une série de fractures : effet de compacité. Ici une désorganisation de l'ordre. Réflexion : refus d'identification avec un quelconque héros : "Celui qui dans ce récit se (s'y) retrouverait l'aurait bien cherché." Acte II (Intermezzo). "La scène se passe dans une salle de bains", autre refuge, où l'on se lave : "Il était propre bien que pauvre". Sketches (entrecoupés de hors-texte) : "numéro" du navigateur solitaire. "Mon beau navire ô ma mémoire (labile ! )." "La baignoire d'une cabine de luxe fuyait, le bateau coule." Finale : Une succession de cassures en strette, et coda. Notations dans les interstices des développements oubliés. Commentaire : impossibilité de distanciation arbitraire. "Opéra bouffe" appartient, comme il se doit, au genre comique mais aussi satirique : on y montre les dents - les dents qui, selon Victor Hugo, sont nécessaires au rire puisque la tête de mort les garde. Doit être lu à haute voix - scandé, chanté.
Nombre de pages
112
Date de parution
01/12/1989
Poids
130g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020114356
Titre
Opéra bouffe
ISBN
2020114356
Auteur
Roche Maurice
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
130
Date de parution
19891201
Nombre de pages
112,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Se pencher sur son passé, au risque de tomber dedans -, retomber en enfance, quoi !Sénescence = C'est naissance !Maurice a-t-il été enfant ? A-t-il été adulte ?Soudain il s'est senti vieux - très vieux - (deux mille ans). Un jour je suis né... ça commence bien !... Il ne manquait plus que ça !Donc - sans doute par la raison que "l'homme est une création du désir, et non une création du besoin" -, je suis né le jour des Morts. Voilà une belle façon de commencer (?) par le souvenir ! Car je ne me souviens pas de ma naissance, je n'y avais pas prêté attention. C'est comme si cela n'avait jamais existé. Mais pourtant, il paraît que si. Je dois m'en tenir à ce qui est inscrit sur le registre d'état civil, registre que je n'ai d'ailleurs jamais consulté. Je suis né, en effet, un deux novembre, à Clermont-Ferrand. Au-dessus d'un magasin d'articles funéraires dont la raison sociale A L'IMMORTEL expliquerait mon aspect provisoire, invariablement provisoire. Maurice Roche.
Maurice Roche s'est imposé dès la fin des années 60, avec son premier roman, Compact, comme un auteur inclassable, appelé à marquer durablement les esprits. Traduit en une quinzaine de langues, il est cité aujourd'hui par nombre de jeunes écrivains comme une influence majeure. Au même moment que l'Allemand Arno Schmidt et que l'Anglais J. G. Ballard - réfractaire, tout comme eux, aux impasses symétriques d'une littérature académique ou vainement formaliste, et avec des armes semblables : un humour, un style, une conscience politique employés comme de la dynamite - il a ouvert au roman contemporain des horizons entièrement nouveaux. " Dans Mémoire, les trouvailles d'humour noir abondent. Malade, le narrateur doit surveiller sa santé et, comme le dit un médecin, éviter de trop boire, trop fumer, trop baiser. Pour vivre plus vieux ? Non ! répond celui-ci. Mais le temps vous semblera plus long ! " Alain Delaunois - Le Soir " Maurice Roche fut un formidable humoriste noir, un bricoleur génial de la langue et des formes. Publié en 1976, Mémoire est le cinquième de ses romans. Le "moi sismographe" qui parle ici est multiple, à la fois collectif et férocement individuel. La page s'enrichit d'une typographie qui suit et commente l'action des phrases. Quant à la morale, elle est explicite : "Le poids des imbéciles fera chavirer le monde", est-il écrit dans les dernières pages, magnifiques, de Mémoire. " Patrick Kéchichian - Le Monde
Découvrez la sensibilité d'une autrice belge qui excelle dans l'observation des sentiments humains. Elle interroge l'amour, le manque, la solitude, et le désir d'une vie intense. A travers l'enquête littéraire et vagabonde qu'elle mène pour dévoiler l'identité de l'un de ses aïeuls oubliés, elle se penche aussi sur sa relation de couple. Et même si sa situation est singulière, les émotions qu'elle soulève bouleverseront chacun de ses lecteurs.
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
Durant la campagne présidentielle de 2022, les candidats parlèrent de biodiversité pendant 1 % du temps seulement... sans soulever d'indignation. La biodiversité devrait pourtant préoccuper les citoyens et leurs représentants : elle est un outil au service de notre qualité de vie et, à l'avenir, de notre survie. Car l'humain est à 100 % cousu de biodiversité.