Ce livre présente un ensemble de cinquante portraits de Jacques Villeglé réalisé entre 1985 et 2013. Vingt-huit années durant lesquelles le photographe a suivi cet artiste de renommée internationale. Celui-ci contribua activement à la constitution du groupe des " Nouveaux réalistes ", mouvement d'avant-garde fondé en 1960, qui prône le retour à la réalité et à l'utilisation d'objets trouvés dans le processus de création (assemblage, accumulation, lacération.). Il met en avant les " réalités collectives " urbaines et rend un témoignage historique original de la société moderne.Dans ce livre, François Poivret dévoile d'une façon chronologique l'émergence d'ouvres de Jacques Villeglé à travers ses séances d'arrachage, ses découpages de lettres constituant son alphabet socio-politique mais également ce qui sous-tend son ouvre: des traces, des indices (tags, graffitis, signalétiques.) captés dans les villes où évolue l'artiste. Il rend compte enfin des déambulations de Jacques Villeglé à Rome, Istanbul, New-York, San Francisco mais aussi à Paris, Saint Malo.
La Rongère est le nom du château où a vécu Bernard Lamarche-Vadel au plus retiré de la Mayenne, et où il s'est suicidé. Quelques années auparavant, Danielle Robert-Guédon avait écrit deux portraits de cet écrivain singulier et critique d'art hors normes. Publier ce livre, bientôt dix ans après la disparition de B.L.V., est aussi un geste vers un homme que l'on n'a pu oublier.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.