Le Val de Morteau est une entité géographique, sociologique et économique constituée de bourgs et de villages issus de la même histoire qui conservent jalousement leur identité sinon leur indépendance. Ce territoire doit son unité aux prieurés et monastères qui ont organisé la vie locale pendant des siècles et administré les terres concédées par les Seigneurs. L'éloignement de la capitale, Dole d'abord et ensuite Besançon, a laissé une certaine autonomie à ce coin du Haut-Doubs qui dépendait davantage de la Seigneurie de Neuchâtel-Valangin et de l'Ordre de Cluny, concurrent de celui de Cîteaux bien implanté également dans la région. Le Val est un lieu de passage, qui a été le théâtre des incursions des Réformés finalement repoussés par les paysans catholiques sur les bords du Doubs. L'industrie horlogère a été le lien économique entre la France et la Suisse dès le XVIIIe siècle : Mégevand fuyant la Suisse s'installe à Besançon avec plusieurs centaines de ses concitoyens, des mortuaciens vont travailler en Suisse dès le début du XXe, précurseurs des importants flux actuels. Terre de brassage de populations, le Val de Morteau reste cependant un pays de traditions rurales, industrielles et religieuses bien établies. La topographie a contribué à créer un sentiment d'appartenance à un ensemble social, la générosité de la nature et la diversité des paysages attirent d'innombrables visiteurs pendant la saison estivale, confirmant cette vocation de lieu de passage du Val de Morteau dont le patrimoine culturel s'est enrichi de musées industriels fort appréciés. Ce livre voudrait donner une idée de la richesse de l'histoire locale, de l'architecture et de la sociologie de cette belle région, tout en titillant la curiosité du lecteur au travers d'anecdotes et d'images originales qui donnent envie d'aller plus loin.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
144
Date de parution
07/11/2014
Poids
576g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782884193290
Titre
Le Val de Morteau. Regards croisés
Auteur
Robbe Jean-Marie ; Varlet Jack
Editeur
DU BELVEDERE
Largeur
170
Poids
576
Date de parution
20141107
Nombre de pages
144,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Cet ouvrage met en parallèle deux types d'éducation, l'une dans une famille unie et chaleureuse dans un joli village du Haut-Doubs, l'autre beaucoup plus stricte et parfois très rigide dans un petit séminaire des années 1960. L'auteur tout en racontant ses années de pension dans des termes touchants, drôles et inquiétants, étudie la structure d'une maison religieuse disparue et tente d'éclairer le fonctionnement de ce type d'établissement.
Thiébaud Jean-Marie ; Tissot-Robbe Gérard ; Tulard
Du Moyen Âge à nos jours, des troupes irrégulières (corps francs, partisans, francs-tireurs, résistants, etc.) ont secondé les armées officielles. Interceptant vivres, armes et courriers, tendant des embuscades, attaquant les arrière-gardes, leurs actions de guérilla n'ont toujours eu qu'un objectif : inquiéter l'ennemi. On se souvient encore des corps francs du conflit franco-prussien de 1870. Suite aux décrets du 8 janvier 1814 et du 22 avril 1815, pour freiner l'invasion étrangère, Napoléon délivra des brevets de colonel à ceux qui levaient à leurs frais des corps francs, créés dans toute la France mais surtout aux frontières de l'Est, armées de bric et de broc, regroupant d'anciens militaires (dont des retraités et des invalides), des déserteurs, des civils de tous âges. Leurs effectifs s'étoffèrent avec l'arrivée de douaniers et de gardes forestiers. Indisciplinés par nature, les corps francs devaient affronter la méfiance des administrations et la réticence des populations locales qui craignaient des représailles. Leurs chefs venaient d'horizons fort divers. Des opportunistes voyant là une occasion de gagner du galon, des pillards sans foi ni loi, mais aussi de fervents bonapartistes ainsi que des patriotes voulant à tout prix repousser l'envahisseur. Les actions de ces corps francs furent à l'image de leurs chefs. La seconde Restauration chassa sans pitié ceux auxquels on reprochait d'être restés fidèles à l'Empereur. Des têtes tombèrent. Certains de ces combattants s'exilèrent pour échapper aux cours prévôtales et aux assises. D'aucuns, forts de leur expérience, offrirent leurs services aux démocraties naissantes, de la Grèce à l'Amérique du Sud. La grande épopée du Premier Empire et ses héros ont éclipsé ces soldats de l'ombre, ces résistants de la dernière heure. Même si leur action est restée limitée, il convient de rendre hommage à ces combattants de valeur, tels que Damas, Frantz, Viriot, Brice, Simon, Wolff, etc., qui eurent le courage de tenter Y impossible ! Exhumer ces délaissés de l'histoire, dresser un panorama de leur recrutement et de leur combat, tel a été l'objectif des auteurs qui, durant des années, ont conduit des recherches rendues difficiles par la rareté des archives ou des récits déformés s'apparentant à des légendes. L'aventure éphémère des corps francs appartient de plein droit à la tragédie de la fin de l'Empire.
Bolaño Roberto ; Saint-Lu Jean-Marie ; Amutio Robe
On trouve de la poésie cachée dans les romans de Bolano mais aussi des romans inachevés dans sa poésie". Manuel Vilas Plus connu pour son oeuvre romanesque, Roberto Bolano n'a pourtant jamais cessé d'écrire de la poésie. En plus de L'Université inconnue, projet poétique publié de manière posthume, le présent recueil rassemble près de soixante-dix poèmes parus dans des revues, plaquettes et autres volumes collectifs à ses débuts littéraires et restés pour la plupart inédits. Dans chacun d'eux, Bolano approfondit les thèmes fondamentaux de sa vie et de son oeuvre : l'amour, la mort, l'exil, la littérature... Son avant-gardisme et sa tension poétique font de Bolano l'un des représentants les plus singuliers de la poésie chilienne. Né en 1953 au Chili, Roberto Bolano s'installe en Espagne en 1978. Considéré comme un écrivain majeur, il est l'auteur des romans cultes Les Détectives Sauvages et 2666. Il meurt en 2003. Traduit de l'espagnol (Chili) par Jean-Marie Saint-Lu et Robert Amutio
Extrait de l'avant-propos de Jean-Pierre Grallet Archevêque de StrasbourgParmi les prédicateurs dont la voix a résonne depuis sa construction sous les voûtes de la belle cathédrale de Strasbourg, Geiler de Kaysersberg occupe assurément la place la plus illustre. La chaire de la nef, merveille de l'art gothique, a d'ailleurs été construite spécialement à son intention.Je me réjouis de tout ce qui contribue à faire connaître non seulement la vie de ce personnage, mais encore sa prédication, comme c'est le cas du présent ouvrage.Le lecteur sera assurément, saisi par les propos de Geiler, peut-être étonné par la vigueur de certains d'entre eux. Ce prédicateur s'était en effet donné pour mission de dénoncer les errements de la société et de l'Église de son temps. En cela, il ne faisait que reprendre la mission d'un Jean-Baptiste, appelant les foules à la conversion.***Extrait de la préface de Francis RappAu XIVe siècle déjà, le cistercien Guillaume de Digulleville avait décrit dans son Roman des trois pèlerinages le fidèle pèlerinant à la suite du Christ. Gerson reprit à sa façon la même idée dans le Testament du Pèlerin. Que Geiler, son fidèle disciple, ait voulu écrire à sa suite ne nous surprendra pas. Il savait qu'en parlant du pèlerinage il traiterait d'un sujet porteur.Dans la piété populaire, la place de la peregrinatio religiosa n'avait rien perdu de son importance, mais pour beaucoup de fidèles partir loin et longtemps était quasiment impossible. Le désir de pèleriner était bridé par le devoir d'état du père ou de la mère de famille, sans parler de la religieuse cloîtrée. Cette contradiction pouvait être particulièrement pénible lorsqu'elle s'opposait à la réalisation d'une démarche jugée particulièrement salutaire, en l'occurrence le jubilé.Pour en bénéficier, c'est-à-dire obtenir l'indulgence plénière, il fallait se rendre à Rome, un déplacement long, pénible et coûteux. Mais quel gain au bout de la route!
Résumé : Adolescent, l'auteur voulait être guide, il est devenu médecin. Au lieu de conduire des clients, il a emmené sa famille, des amis, et suivi lui-même des guides de sommets en sommets, durant plus de trente ans. De la Chartreuse de son enfance aux Grandes-Jorasses, du Cervin au Kilimandjaro, de courses faciles aux itinéraires les plus exigeants, comme l'intégrale de Peuterey au Mont-Blanc, il a réalisé de nombreuses ascensions, dont celle de soixante-quatorze des quatre-vingt-deux "4000" des Alpes. Poursuivant sa quête du monde d'en haut, il nous livre ses impressions, ses souvenirs, ses amitiés et ses rencontres, dans un récit littéraire et passionné, riche d'échos de l'histoire alpine et empreint de réflexion humaniste. Loin des récits d'exploits surhumains ou des tragédies médiatisées, ces pages sont un carnet de vie, une invitation au bonheur simple d'être en montagne, dans lesquels se retrouveront bien des amoureux de la nature et des cimes.
Durant de nombreuses années, Sylvain Conche a été membre de la Commission Nationale d'Escalade de la Fédération des Clubs Alpins Français et Délégué Technique Régional escalade centre-est. Il est l'auteur de l'ouvrage Escalade en terrain d'aventure paru aux Editions Amphora en 2004.
Cette traversée de l'Arc jurassien franco-suisse prolonge l'action militante de Loïc Quintin pour que la montagne, et la Terre entière, soit le moins possible agressée et meurtrie. Pour qu'enfin l'Homme prenne conscience qu'il n'est qu'un passage, qu'il se sauvera lui-même en sauvant son environnement.