Spinoza, philosophe à part ? Ou plutôt philosophie qui refuse de se mettre à l'écart de la réalité, de la force d'être de toute chose, qu'il faut regarder en face et évaluer ? Par-delà sa singularité biographique, son inscription " scandaleuse " de juif en rupture de ban dans le panorama culturel d'une Europe chrétienne, vivant tant bien que mal le passage du Dieu d'Abraham au Dieu des philosophes, avant de se confronter à cette mort de Dieu qu'annoncera Nietzsche, Spinoza développe un système qui met radicalement hors jeu superstitions et illusions, et coupe toute voie de fuite vers les " arrière-mondes ". Une telle fiction se nourrit en effet de la croyance en la pauvreté ontologique et l'imperfection des choses finies. Spinoza reste unique dans sa démonstration de l'appartenance pleine, entière et sans à-côté des choses à la réalité. Son interrogation rationnelle de la finitude et de la puissance le conduit à reconnaître que la détermination finie est également infinie, parce qu'elle exprime la puissance de l'infini, immanente en toutes choses. Il est sans objet de séparer ou d'opposer la puissance infinie de Dieu et la puissance singulière de telle chose naturelle, et tout est à rebâtir à partir de ce constat : l'éthique de Spinoza se réalise comme un rationalisme conquérant, une connaissance des choses singulières et une invention existentielle de ce qui augmente la puissance d'agir de l'individu. Le présent livre a le double mérite d'offrir une introduction très pertinente et pédagogique à la pensée spinoziste dans toutes ses dimensions et d'affirmer sa tension propre : pour autant que l'infini forme la condition et l'horizon d'une affirmation ontologique de la puissance humaine d'agir et de produire ; à quels cheminements restons-nous conviés ?
Date de parution
09/02/2006
Poids
336g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782200266752
Titre
COMPRENDRE SPINOZA
ISBN
2200266758
Auteur
RIZK
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
150
Poids
336
Date de parution
20060209
Disponibilité
Sur commande en 6-10 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Que le monde arabe ne soit plus aujourd'hui ce qu'il était il y a un demi-siècle est une évidence. Cependant ce monde en pleine mutation demeure encore trop mal connu... Les volumes de cette collection s'efforcent de montrer, sous des formes diverses, les différents aspects de sa présence d'hier et d'aujourd'hui : histoire, culture, économie, religion, idéologie, relations avec les autres peuples, position face aux grands problèmes de notre temps. PRESENCE DU MONDE ARABE ne cherche pas à être une collection réalisée par des spécialistes pour un public de spécialistes, mais, en quelque sorte, une invitation au voyage. Evoquer aujourd'hui l'arabisme, c'est rappeler une expérience politique qui apparaît à tous égards comme un échec historique retentissant. Car si le nationalisme arabe - l'arabisme - est l'aspiration d'une " nationalité " - l'arabité - à se constituer en entité politique intégrée et indépendante, il n'est que de considérer la désintégration et la subordination actuelles du monde arabe pour mesurer la faillite du nationalisme en question. Ce paradoxe historique m'a inspiré ce livre. Il ne s'agit pas d'une étude désintéressée, présentée par une orientaliste désengagé. Il s'agit bien au contraire de la réflexion d'un Arabe engagé dans la vie publique, qui pour cela ressent l'échec du nationalisme arabe comme un échec personnel et qui, lorsqu'il en fait le bilan, fait en quelque sorte le bilan de sa vie propre. C. R. L'auteur, docteur en droit de l'Université de Paris, licencié ès lettres, est actuellement PDG de la Télévision libanaise.
Au tournant du millénaire, les Arabes sont plus divisés, plus dépendants qu'ils ne le furent jamais dans leur histoire. Depuis l'effondrement de l'Etat islamique dans sa version ottomane, ils recherchent en vain un principe d'organisation politique stable. Du principe national en particulier ils ont, depuis le début du siècle, fait deux expériences successives également décevantes : celle du nationalisme arabe ou pan-arabe unitaire dont Nasser se voulut le champion, puis celle des nationalismes partiels, égyptien, algérien, irakien... dont Camp David fut la charte et qui se sont avérés plus subversifs que le nationalisme pan-arabe qu'ils étaient supposés remplacer. Guerre Iran-Irak, guerre du Liban, guerre du Koweit sont les sinistres illustrations de la désintégration, de la " libanisation ", qui frappe les Arabes " du Golfe à l'Océan ". Après ces deux échecs du principe nationaliste, une voie tierce sollicite les Arabes aujourd'hui : le supra-nationalisme islamiste, la tentation irrésistible et désespérée du retour à l'âge d'or de l'islam originel. Ramenant les Arabes au point où leur histoire commence, cette négation du temps les enferme dans un cercle vicieux et les met à contresens de l'histoire. Charles Rizk, qui a publié aux Editions Albin Michel Entre l'Islam et l'arabisme, nous donne ici une vision fulgurante du problème arabe et dessine avec autant de lucidité que d'impartialité l'évolution probable du Moyen-Orient dont Israël à son tour partage désormais les contradictions.
Les textes repris et remis dans ce volume, ont fait l'objet de publications antérieures séparées, dont la première il y a trente ans, en 1981 à Beyrouth en pleine guerre.Cette écriture expérimentale et matricielle se cherche, tourne sur elle-même et se construit en se déconstruisant, au fur et à mesure.?Le temps et l'espace, mesures de la rationalité n'existent plus en tant que cadres empruntés de l'action mais en tant qu'articulations indispensables d'un discours lucide et obsessionnel. Il s'agit de cartes postales, de journal fictif, de paragraphes rythmés et d'écritures parallèles.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.