Le monde du travail en France (1800-1950). 2e édition
Dewerpe Alain
ARMAND COLIN
20,41 €
Epuisé
EAN :9782200630454
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Nombre de pages
178
Date de parution
28/07/2020
Poids
239g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782200630454
Titre
Le monde du travail en France (1800-1950). 2e édition
Auteur
Dewerpe Alain
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
135
Poids
239
Date de parution
20200728
Nombre de pages
178,00 €
Disponibilité
Epuisé
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8 février 1962 : en réaction à l'offensive terroriste de l'OAS, une manifestation se heurte à la violence voulue de l'Etat. A la station de métro Charonne, devant les portes ouvertes, on relèvera neuf morts sous les coups de la police. Au-delà de la reconstitution des faits avérés, Alain Dewerpepose des problèmes historiques d'un ordre plus général dans un livre qui servira de modèle à d'autres. Il traite d'abord de la violence d'Etat en démocratie représentative : organisé ou non, planifié ou non, le meurtre politique fait partie de l'outillage des actes d'Etat ; il a, même obscures ou contournées, ses raisons et son efficace. Il pose la question du scandale civique : à quoi l'Etat a-t-ildroit ? L'affaire pourrait se dénouer par la mise en place d'un récit moralement et politiquement fondé et partagé. Or, à travers une version d'Etat mensongère jusqu'à nos jours, ce règlement est demeuré historiquement instable. Il ouvre également sur les usages politiques et sociaux de lamort : la manifestation-obsèques du 13 février fut un des plus considérables rassemblements dans la France du XXe siècle. Comment comprendre alors que cette mémoire du massacre, faite de commémorations mais aussi de censures, de souvenirs mais aussi d'oublis, s'est effritée devant d'autres événements traumatisants de la guerre d'Algérie ? Faut-il l'écrire ? Cet ouvrage est unique en son genre.
Ce livre élève le secret au rang de problème historique. La formation des services de "renseignement" au XIX? siècle, l'invention de cette guerre singulière à quoi l'on a donné, au XX? siècle, le nom de "guerre secrète", le développement d'un genre littéraire foisonnant, le roman d'espionnage : autant de signes d'une mutation profonde, autant de traits dont la confluence, au carrefour des techniques politiques et de l'imaginaire social, fait apparaître une dimension inattendue du contemporain. La place du secret montre à quel point le principe de publicité posé par les Lumières a été retravaillé au sein de nos régimes. Une frontière essentielle sépare ce qui doit être mis en réserve et ce qui peut être livré à la transparence de l'opinion publique. Ce partage organise la modernité politique. Par ailleurs, un lien étroit s'est tissé entre les pratiques et les représentations du secret et les figures de l'individualité. Nous sommes tous des clandestins. En cela, l'espion a partie liée avec la construction du moi d'aujourd'hui. L'espion est un chiffre de notre condition, dont le décryptage ouvre sur une anthentique anthropologie du présent.
Résumé : La diversité du travail humain, aussi immense qu'est profonde sa complexité, nous interdit de réduire son histoire à une dynamique simple, homogène et linéaire. L'historiographie elle-même, nourrie par les apports d'autres sciences sociales, a profondément renouvelé notre regard. En tenant compte de ces acquis, cet ouvrage se propose d'explorer le travail à travers trois dimensions fondamentales : les actes du travail, les groupes sociaux qu'organisent ces pratiques, enfin les représentations (idées, sentiments, normes et valeurs) que le travail et la précarisation du salariat, suscite de nombreux débats.
Ce livre a un objet : l'usine comme espace social. Il a un moyen : l'observation du travail industriel." Voici l'aboutissement d'une très longue enquête menée sur les usines de l'entreprise Ansaldo - sidérurgie, métallurgie, mécanique, chantiers navals - à l'ouest de Gênes, du milieu du XIXe siècle aux années 1930. Après ses premiers travaux sur la proto-industrialisation et sur la manufacture, Alain Dewerpe y propose une ethnographie historique des pratiques sociales au sein de l'usine et de leurs transformations, de leurs ajustements souvent difficiles, de leurs confrontations et de leurs conflits. Au centre, donc, le travail, dans ses dimensions économiques, techniques, professionnelles, relationnelles, culturelles ; les rapports de forces induits par les compétences, par l'organisation mais aussi par les habitudes ; les tentatives pour les ordonner à des logiques productives, techniques, financières. Et, plus largement, une réflexion sur la transformation des modes de vie, sur la discipline des corps et des temps. Car derrière les grandes réalisations qui ont fait la gloire de l'Ansaldo, en amont des stratégies du capital et des incertitudes de la gestion, ce livre fait comprendre la "réalité diversifiée des rapports sociaux, l'intégration des microdispositifs, les trajectoires de l'infiniment petit, les combinatoires de l'infime" : ce qui fait l'usine, au jour le jour.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.
Redonner au spectateur confiance en son propre regard, une confiance qu’il n’aurait jamais dû perdre, telle est l’ambition de ce parcours à travers les spectacles et quelques manières de les contempler. Théâtre parlé, mime, danse, danse-théâtre, performance, cinéma et média audiovisuels : comment les analyser, notamment lorsqu’ils se combinent en des oeuvres hybrides ? Comment distinguer leurs composantes : jeu de l’acteur, voix, musique, espace, temps, costumes, éclairages, etc. ...L’analyse et l’interprétation se placent résolument du point de vue psychologique, sociologique, anthropologique et interculturel du récepteur. Le spectateur est encouragé à revoir sa façon de décoder un spectacle. Les études théâtrales s’associent aux Performances Studies pour mieux évaluer les productions postmodernes et postdramatiques, pour réfléchir sur les moyens de créer ou de recevoir un spectacle. L’exemple des Marchands (2006), de Joël Pommerat, nous offre l’occasion d’observer les nouvelles identités du spectateur. Tout est possible, ou presque.