
ESPION. Une anthropologie historique du secret d'Etat contemporain
Ce livre élève le secret au rang de problème historique. La formation des services de "renseignement" au XIX ? siècle, l'invention de cette guerre singulière à quoi l'on a donné, au XX ? siècle, le nom de "guerre secrète", le développement d'un genre littéraire foisonnant, le roman d'espionnage : autant de signes d'une mutation profonde, autant de traits dont la confluence, au carrefour des techniques politiques et de l'imaginaire social, fait apparaître une dimension inattendue du contemporain. La place du secret montre à quel point le principe de publicité posé par les Lumières a été retravaillé au sein de nos régimes. Une frontière essentielle sépare ce qui doit être mis en réserve et ce qui peut être livré à la transparence de l'opinion publique. Ce partage organise la modernité politique. Par ailleurs, un lien étroit s'est tissé entre les pratiques et les représentations du secret et les figures de l'individualité. Nous sommes tous des clandestins. En cela, l'espion a partie liée avec la construction du moi d'aujourd'hui. L'espion est un chiffre de notre condition, dont le décryptage ouvre sur une anthentique anthropologie du présent.
| EAN | 9782070737796 |
|---|---|
| Titre | ESPION. Une anthropologie historique du secret d'Etat contemporain |
| Auteur | Dewerpe Alain |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 141 |
| Poids | 517 |
| Date de parution | 19940413 |
| Nombre de pages | 478,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Charonne 8 février 1962. Anthropologie historique d'un massacre d'Etat
Dewerpe AlainÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 € -

Le monde du travail en France (1800-1950). 2e édition
Dewerpe Alain2e éditionComment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ? Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français. Alain Dewerpe est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), Ecole française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'Ecole normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,41 € -

Histoire du travail
Dewerpe AlainRésumé : La diversité du travail humain, aussi immense qu'est profonde sa complexité, nous interdit de réduire son histoire à une dynamique simple, homogène et linéaire. L'historiographie elle-même, nourrie par les apports d'autres sciences sociales, a profondément renouvelé notre regard. En tenant compte de ces acquis, cet ouvrage se propose d'explorer le travail à travers trois dimensions fondamentales : les actes du travail, les groupes sociaux qu'organisent ces pratiques, enfin les représentations (idées, sentiments, normes et valeurs) que le travail et la précarisation du salariat, suscite de nombreux débats.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

Les mondes de l'industrie. L'Ansaldo, un capitalisme à l'italienne
Dewerpe Alain ; Perrot MichelleCe livre a un objet : l'usine comme espace social. Il a un moyen : l'observation du travail industriel." Voici l'aboutissement d'une très longue enquête menée sur les usines de l'entreprise Ansaldo - sidérurgie, métallurgie, mécanique, chantiers navals - à l'ouest de Gênes, du milieu du XIXe siècle aux années 1930. Après ses premiers travaux sur la proto-industrialisation et sur la manufacture, Alain Dewerpe y propose une ethnographie historique des pratiques sociales au sein de l'usine et de leurs transformations, de leurs ajustements souvent difficiles, de leurs confrontations et de leurs conflits. Au centre, donc, le travail, dans ses dimensions économiques, techniques, professionnelles, relationnelles, culturelles ; les rapports de forces induits par les compétences, par l'organisation mais aussi par les habitudes ; les tentatives pour les ordonner à des logiques productives, techniques, financières. Et, plus largement, une réflexion sur la transformation des modes de vie, sur la discipline des corps et des temps. Car derrière les grandes réalisations qui ont fait la gloire de l'Ansaldo, en amont des stratégies du capital et des incertitudes de la gestion, ce livre fait comprendre la "réalité diversifiée des rapports sociaux, l'intégration des microdispositifs, les trajectoires de l'infiniment petit, les combinatoires de l'infime" : ce qui fait l'usine, au jour le jour.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,80 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Le Book Club de la CIA. Le secret le mieux gardé de la Guerre froide
English Charlie ; Mercier ChristopheVoici la plus formidable histoire d'espionnage, de contrebande et de résistance de la seconde moitié du vingtième siècle. Au début des années 50 à New York, l'émigré roumain George Minden conçut l'un des succès majeurs de la CIA contre l'empire soviétique : le Programme du Livre. Ce "Book Club" permit d'expédier de l'autre côté des 6 900 kilomètres du rideau de fer 10 millions de livres, revues et journaux. Des ouvrages interdits signés Hannah Arendt, Alexandre Soljenitsyne, George Orwell ou Albert Camus franchissaient les frontières dissimulés dans des camions ou des voiliers, largués depuis des ballons, ou enfouis dans les bagages de centaines de milliers de voyageurs. Une fois à l'intérieur du bloc de l'Est chaque livre circulait en secret parmi des groupes de dizaines de lecteurs, nourrissant la dissidence. Des maisons d'édition et imprimeries clandestines se mirent à reproduire ces ouvrages et lancèrent des journaux d'opposition. La littérature interdite devint si répandue en Pologne que le système de censure communiste s'effondra, entraînant le régime dans sa chute. En s'appuyant sur de nombreux témoignages, Charlie English révèle les arcanes d'une incroyable opération clandestine toujours classée secret-défense. Son récit, aussi addictif qu'un thriller, met en lumière l'oeuvre souterraine d'une poignée d'individus héroïques, dont l'éditeur polonais Miroslaw Chojecki, qui risquèrent leur vie pour s'opposer au carcan intellectuel imposé par Moscou. Comme Minden, ils croyaient au pouvoir des mots imprimés. Les livres furent leur chemin de liberté.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

L'essor du renseignement moderne. Une histoire mondiale de l'espionnage
Laurent S.-Y. ; Jackson P. ; Delagenière B.Recrutements d'espions à l'étranger, campagnes de désinformation sur les réseaux, exécutions extrajudiciaires, agences techniques procédant à des écoutes dans le monde entier : les déclinaisons du renseignement se multiplient. Ce livre explore les origines du renseignement moderne. Il retrace une histoire mondiale allant de l'Antiquité à nos jours, mettant en exergue les pratiques de l'espionnage, puis leur progressive institutionnalisation, mais aussi les hommes et les femmes qui ont mis en oeuvre ces activités singulières. En s'appuyant sur des archives anciennes et contemporaines ainsi que sur une abondante documentation, les auteurs donnent à voir ce qu'a été le renseignement dans la très longue durée, dans une écriture qui conduit jusqu'au temps présent. Sébastien-Yves Laurent, professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye est un spécialiste des enjeux internationaux de sécurité, et notamment des aspects de renseignement et cyber. Il a notamment publié Etat secret, Etat clandestin. Essai sur la transparence démocratique (Gallimard, 2024) et chez Nouveau Monde éditions Le secret de l'Etat (2023) et Les espions français parlent (2024). Peter Jackson, professeur à l'Université de Glasgow, titulaire de la chaire de Global security, est un spécialiste de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des services secrets. De 2004 à 2016, il a codirigé Intelligence and National Security, la revue mondiale de référence dans le domaine des études sur le renseignement. Il a publié chez Nouveau Monde La France et la menace nazie (1933-1939) (2019). Boris Delagenière est docteur en histoire des relations internationales de Sorbonne-Université.EN STOCKCOMMANDER27,05 €





