Traduction française inédite, réalisée par l'auteur, d'une version écrite en serbe en 1939, ce texte de Marko Ristic est un essai sur la nuit, une des images dominantes dans la création littéraire et artistique des surréalistes. Pour Ristic, la nuit, la Nos microcosmica, comme est intitulé un de ses recueils de poèmes, est la nuit intérieure de l'homme où se cachent le Minotaure et les autres monstres affreux, ses désirs refoulés, soumis en état de veille à la censure de la conscience et que l'artiste porte à la lumière du jour par sa création artistique. Dans cette essai poétique, Ristic, marqué par la découverte du Moyen-Age, effectue une revalorisation de la nuit. Ce faisant, il l'oppose à la mort, mais aussi à la réalité insupportable, à "tout ce qui, dans cette réalité, est le mal réel, la fatalité naturelle, la fatalité sociale". En extériorisant ses ténèbres intérieures, il lutte contre les ténèbres extérieures. Dans ce contexte, la nuit est aussi le symbole de la réalité sociale contre laquelle les surréalistes se révoltent. A la psychanalyse freudienne se joint ainsi l'idéologie marxiste.
Nombre de pages
112
Date de parution
21/09/2019
Poids
120g
Largeur
100mm
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EAN
9782352702733
Titre
De nuit en nuit
Auteur
Ristic Marko ; Novakovic Jelena
Editeur
NON LIEU
Largeur
100
Poids
120
Date de parution
20190921
Nombre de pages
112,00 €
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Ristic Marko ; Popovic Koca ; Scopelliti Paolo ; A
Réalisation théorique la plus achevée du groupe surréaliste de Belgrade, Esquisse pour une phénoménologie de l'Irrationnel parut en langue serbe en 1931. L'ouvrage aurait dû également être publié en français, mais le projet n'aboutit pas : en 1932, Ristic abandonna sa traduction sans l'achever. Au fil des années, l'Esquisse devint ainsi un texte mythique. En couplant au surréalisme la psychanalyse et le marxisme, Ristic et Popovic dressent un sévère réquisitoire contre l'art classique et moderne et prônent le recours à la dialectique paranoïaque de Dali pour combattre la morale normative bourgeoise. Plaidoyer pour une morale moderne et révolutionnaire dépendant de la dialectique sociale, l'ouvrage affiche une actualité insoupçonnable. Seule l'application de la méthode paranoïaque-critique peut aujourd'hui amener les masses à prendre conscience de la véritable nature de classe d'une réalité, la mondialisation, qui se présente trompeusement comme post-idéologique.
Une jeune Belgradoise, exilée à Paris, retourne dans la capitale serbe pour une histoire d'héritage. Dans cette ville brisée qu'elle ne reconnaît plus, mais tissée de nostalgies et de deuils impossibles, elle partage avec d'autres jeunes gens un appartement, repaire de contrebande. Là naît une passion ambiguë pour Alexandre, sombre profiteur de guerre...
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".