La culture fut d'abord considérée comme un " obstacle au développement ". Puis, inversement, on critiqua le développement au nom de la diversité culturelle. Aujourd'hui, après avoir alternativement privilégié l'un et l'autre terme, certains croient pouvoir résoudre le dilemme en forgeant les expressions " développement culturel " ou " dimension culturelle du développement ". Et si la culture, mise au service du développement, en était devenue l'otage ? Comment s'organisent ces rapports conflictuels - abstraitement définis - dans les pratiques quotidiennes ? Les auteurs, qui se consacrent depuis longtemps à l'étude des effets culturels du développement, relancent le débat de manière originale, en faisant alterner les apports théoriques et les cas concrets, dans une perspective critique qui tient compte de la complexité sociale.
Nombre de pages
192
Date de parution
03/05/2000
Poids
268g
Largeur
135mm
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EAN
9782738423115
Titre
La culture, otage du développement ?
ISBN
2738423116
Auteur
Rist Gilbert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
268
Date de parution
20000503
Nombre de pages
192,00 €
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Pourquoi sommes-nous soumis aux impératifs de l'économie? La vision du monde que nous propose cette discipline est-elle réaliste? Peut-on appréhender autrement les phénomènes de production, de consommation et d'échange? A partir de l'histoire et de l'anthropologie, cet ouvrage remet en question les présupposés de l'économie ordinaire. Diffusés au XIXe siècle, ils correspondent à un état de la science devenu obsolète. La lutte contre la rareté, l'hégémonie du marché, l'obsession de la croissance conduisent-elles en effet à l'abondance ou à la pénurie généralisée? Ce livre propose une autre manière de penser la société et d'aborder les problèmes écologiques. Il jette un regard différent sur les crises économique, financière, énergétique et alimentaire qui nous menacent, et en appelle à la construction d'un nouveau paradigme économique.
Gilbert Rist est professeur émérite de l Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, ex-IUED) à Genève. Après avoir enseigné à Tunis, il a dirigé le Centre Europe-Tiers Monde et collaboré avec l Université des Nations unies. Il a aussi enseigné à Sciences Po Paris. Il a également publié L Économie ordinaire entre songes et mensonges (Presses de Sciences Po, 2010).
Chacun comprend aisément qu'une croissance infinie dans un monde fini est impossible, tout en agissant comme si cela n'était pas vrai. Nous sommes collectivement affligés d'une dissonance cognitive : pour assurer notre confort psychique, nous renonçons à considérer la vérité qui nous embarrasse en espérant que, finalement - mais sans trop savoir comment - tout finira par s'arranger. ".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...