Pourquoi sommes-nous soumis aux impératifs de l'économie? La vision du monde que nous propose cette discipline est-elle réaliste? Peut-on appréhender autrement les phénomènes de production, de consommation et d'échange? A partir de l'histoire et de l'anthropologie, cet ouvrage remet en question les présupposés de l'économie ordinaire. Diffusés au XIXe siècle, ils correspondent à un état de la science devenu obsolète. La lutte contre la rareté, l'hégémonie du marché, l'obsession de la croissance conduisent-elles en effet à l'abondance ou à la pénurie généralisée? Ce livre propose une autre manière de penser la société et d'aborder les problèmes écologiques. Il jette un regard différent sur les crises économique, financière, énergétique et alimentaire qui nous menacent, et en appelle à la construction d'un nouveau paradigme économique.
Nombre de pages
250
Date de parution
09/04/2010
Poids
250g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611564
Titre
L'économie ordinaire entre songes et mensonges
Auteur
Rist Gilbert
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
124
Poids
250
Date de parution
20100409
Nombre de pages
250,00 €
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Gilbert Rist est professeur émérite de l Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, ex-IUED) à Genève. Après avoir enseigné à Tunis, il a dirigé le Centre Europe-Tiers Monde et collaboré avec l Université des Nations unies. Il a aussi enseigné à Sciences Po Paris. Il a également publié L Économie ordinaire entre songes et mensonges (Presses de Sciences Po, 2010).
Chacun comprend aisément qu'une croissance infinie dans un monde fini est impossible, tout en agissant comme si cela n'était pas vrai. Nous sommes collectivement affligés d'une dissonance cognitive : pour assurer notre confort psychique, nous renonçons à considérer la vérité qui nous embarrasse en espérant que, finalement - mais sans trop savoir comment - tout finira par s'arranger. ".
La culture fut d'abord considérée comme un " obstacle au développement ". Puis, inversement, on critiqua le développement au nom de la diversité culturelle. Aujourd'hui, après avoir alternativement privilégié l'un et l'autre terme, certains croient pouvoir résoudre le dilemme en forgeant les expressions " développement culturel " ou " dimension culturelle du développement ". Et si la culture, mise au service du développement, en était devenue l'otage ? Comment s'organisent ces rapports conflictuels - abstraitement définis - dans les pratiques quotidiennes ? Les auteurs, qui se consacrent depuis longtemps à l'étude des effets culturels du développement, relancent le débat de manière originale, en faisant alterner les apports théoriques et les cas concrets, dans une perspective critique qui tient compte de la complexité sociale.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.