La Maison Barbedienne, fondée en 1834, fut l'une des plus importantes entreprises de bronzes d'art en France au XIXe siècle. Le fondateur de la Maison, Ferdinand Barbedienne (1810-1892), s'associa dès 1838 à Achille Collas (1795-1859) - l'inventeur du procédé de réduction mécanique des statues - et sut donner une extension considérable à la production des petits bronzes d'édition. Son succès reposa en grande partie sur sa politique et sa stratégie commerciales. Son choix d'un répertoire " académique " proche du goût dominant répondait aux exigences d'une clientèle bourgeoise la recherche de valeurs sûres. Il parvint ainsi avec ses successeurs à se démarquer de la concurrence et à s'octroyer la collaboration des sculpteurs vivants les plus en vogue, tels Antonin Mercié ou Paul Dubois. Cette correspondance, émanant d'une centaine d'artistes (pour l'essentiel ceux que la Maison éditait), nous informe sur les transactions et les accords conclus entre eux et l'éditeur, sur leurs liens avec les praticiens (dont Frédéric Houdriésar, chef de l'atelier de réduction de la Maison à la fin du XIXe siècle) et Achille Collas, sur les désaccords aussi parfois. Autant d'échanges qui nous livrent des informations de première main sur la constitution du répertoire, sur les relations entre la Maison Barbedienne et les sculpteurs de son temps. Enfin, de la flagornerie au règlement de compte, de l'obstination à la résignation, de la menace au chantage, c'est tout l'éventail des rapports humains qui transparaît dans cette correspondance et qui éclaire d'un jour assez cru les rapports entre art, industrie et commerce.
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Nombre de pages
372
Date de parution
29/05/2008
Poids
350g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782735506668
Titre
La Maison Barbedienne. Correspondances d'artistes
Auteur
Rionnet Florence
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
120
Poids
350
Date de parution
20080529
Nombre de pages
372,00 €
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Dans ce XIXème siècle qualifié de "siècle de papier" , les arts graphiques ont occupé une place de choix dans l'oeuvre des artistes représentés dans les collections du musée d'Orsay. En raison de la fragilité des oeuvres sur papier à la lumière, la majeure partie de ces feuilles sont conservées en réserves, consultables uniquement sur rendez-vous, et donc restent encore à être découvertes par le grand public. Le catalogue propose un cheminement par et à travers l'imaginaire des artistes, sans les enfermer dans des mouvements et en tissant un dialogue plutôt par association libre entre leurs dessins. Ainsi le terme d'arpenteur se réfère-t-il au mouvement : celui de la main qui trace des lignes. Tracé, trajet, retours, repentirs, reprises sont partie intégrante du dessin, sans chemin déterminé : le dessin comme lieu d'expérimentation, d'hésitations, où le doute reste visible. On y percevra le cheminement de l'artiste, cheminement qui pourra aboutir à autre chose, à un tableau, un décor, une sculpture, un objet, une architecture, mais le plus souvent le cheminement reste sans but, ou sans but autre que de dessiner mieux, mieux saisir la forme, mieux donner corps à ses rêves, parfois pur plaisir et délassement. "Arpenteur" traduit donc l'idée du dynamisme du dessin, de sa dimension inchoative et progressive. Le catalogue est aussi une invitation au voyage, moins au voyage pittoresque qu'au voyage dans l'imaginaire. Les "rêves" sont entendus au sens large, de monde intérieur, d'onirisme, de songe, rêverie et imagination créatrice. Les artistes dessinent "la carte du monde imaginaire (qui) n'est tracée que dans les songes" (Charles Nodier, Rêveries). Ils pénètrent la "seconde vie" qu'est le rêve et percent "ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible". (Gérard de Nerval, Aurélia). Grâce au pouvoir de l'imagination, ils créent "un monde nouveau" apparenté avec l'infini (Charles Baudelaire, Salon de 1859, III, "La reine des facultés").
Préault fut, en sculpture, l'incarnation du génie romantique. L'extrême originalité de l'artiste dans les années 1830-1840, l'importance de ses travaux durant le règne de Louis-Philippe et le Second Empire suscitèrent quelques-uns des débats les plus violents du siècle. Ayant fait ses débuts au Salon de 1833, il fut comme tous les grands romantiques exclu de presque la totalité des Salons de la Monarchie de Juillet, mais il put poursuivre son métier de sculpteur grâce à des commandes privées, en particulier dans le domaine funéraire, et à des commandes municipales et de l'Etat. Son oeuvre bouleverse la vision de la sculpture par le caractère abrupt des compositions et son traitement inventif du relief qui tire des effets d'une mélancolie tragique ou d'une effroyable terreur. Par la violence de ses sujets, la nouveauté de ses compositions et le souffle de sa facture, il reste peut-être, en sculpture, le plus grand poète du malheur.
Vous y trouverez pour chaque mois de l'année : la météo et les floraisons du mois (pour mieux suivre les miellées) la biologie de l'abeille et la vie de la colonie (pour comprendre le rythme des abeilles et s'y conformer) les travaux du mois (pour connaître les gestes à faire au rucher ou à l'atelier), ainsi que de nombreux conseils pratiques sur l'élevage des reines, les soins et traitements, la législation, les précautions sanitaires, les risques à éviter... Cette nouvelle édition actualisée bénéficie des évolutions scientifiques, techniques et réglementaires de ces dernières années qui bouleversent la manière de conduire l'élevage des abeilles.
Une technique innovante inspirée de la nature, qui intéresse de plus en plus les apiculteurs tant professionnels qu'amateurs, notamment car elle diminue la surmortalité hivernale des abeilles.Partant du constat que les ruches modernes étaient des passoires thermiques conduisant à des surmortalités hivernales, Marc Guillemain a passé 30 ans de sa vie à mettre au point un système d'isolation efficace en s'inspirant de l'habitat naturel des abeilles, à savoir le tronc d'arbre.Il a ainsi progressivement développé une technique devenue fameuse dans le monde apicole : la PIHP (Partition Isolée Haute Performance), utilisable dans les ruchers modernes de production, qui combine isolant réfléchissant pour renvoyer le rayonnement infrarouge sur le couvain et isolant thermique pour couper la conduction des matériaux.Défendant son idée, contre l'avis de nombreux apiculteurs qui s'inquiétaient d'une hygrométrie trop élevée dans une ruche ainsi isolée, fermée, il a démontré que l'hygrométrie peut être d'autant plus élevée qu'elle est bénéfique au couvain et néfaste au Varroa destructor.Au-delà de l'innovation technique qu'il n'a cessé d'améliorer, il en a aussi précisé le mode d'emploi.Ce livre présente en détail sa méthode, qui intéresse de plus en plus les apiculteurs professionnels et les amateurs avertis cherchant à améliorer le confort et la survie de leurs abeilles en s'inspirant de la nature.Une méthode révolutionnaire qui induit un véritable changement des pratiques apicoles.Table des matières : IntroductionBiologie de la grappe, biologie de l'abeillePourquoi isoler les ruchesLa conduite des colonies en économie d'énergieCompléments
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.