Ces poèmes, devenus introuvables, écrits entre 1947 et 1973, nous donnent à revivre de l'intérieur trois guerres : Indochine, Algérie, Vietnam. Poète depuis l'enfance (Rainer), Madeleine Riffaud a choisi, pour continuer d'être en résistance, le métier de correspondante de guerre. Ses livres, ses articles, ses images ont touché, dans de nombreux pays, un large public. Sa poésie également. Ces poèmes de l'instant ont passé le troisième millénaire. Les dernières révélations sur la Nuit coloniale leur donnent un brûlante actualité. Madeleine Riffaud - parlant d'expérience - aime à rappeler que, depuis la Résistance et à l'inverse de la prose, le poème si séditieux soit-il passe au travers de la censure comme un oiseau s'échappe entre les mailles d'un filet". Michel Reynaud
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Nombre de pages
63
Date de parution
11/10/2001
Poids
85g
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EAN
9782908527896
Titre
La folie du jasmin. Poèmes dans la nuit coloniale
Auteur
Riffaud Madeleine ; Pozner Vladimir
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
85
Date de parution
20011011
Nombre de pages
63,00 €
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Résumé : L'un des premiers ouvrages de journalisme d'investigation. Madeleine Riffaud a obtenu son diplôme de sage-femme pendant la guerre. Trente ans plus tard, elle se fait engager incognito comme agent hospitalier pour témoigner de l'envers du décor des hôpitaux de Paris. Devenue Marthe pour l'occasion, elle lave les sols, vide les bassins, veille des mourants anonymes. Puis elle délaisse le carrelage blanc pour le bleu du ciel, à bord d'hélicoptères, intégrant les équipes de réanimateurs. Ecrit "en état d'urgence" en 1974 et vendu à des centaines de milliers d'exemplaires, cet ouvrage témoigne d'une situation critique qui reste plus que jamais d'actualité. Figure incontournable de la Résistance, Madeleine Riffaud (1924-2024) oeuvra comme journaliste et militante anticolonialiste. Elle fut l'une des premières correspondantes de guerre françaises.
J'avais dix-huit ans en 1942. Dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans français, mon nom était Rainer. " Madeleine Riffaud, dont on connaît les grands reportages et le témoignage toujours d'actualité, Les Linges de la nuit, sur les hôpitaux parisiens, nous révèle aujourd'hui la vie quotidienne d'un groupe d'étudiants sous l'occupation nazie dans le premier maquis de France : Paris. Introuvables depuis longtemps, restés secrets jusqu'à la Libération, les écrits de la petite Rainer, découverts en 1945 par Pablo Picasso et Paul Eluard, nous sont rendus ici. Document rare pour le cinquantième anniversaire de la libération de Paris, ces pages écrites dans le combat et la prison nous font découvrir une jeunesse qui n'avait pas vingt ans lors du débarquement allié en Normandie et pouvait à la fois mener la lutte armée, tenir bon sous la torture, écrire des poèmes et aussi des lettres d'amour.
Rainer, dont Paul Eluard venait de publier les poèmes de clandestinité, retrouvait à l'orée de ses 21 ans son véritable nom, Madeleine Riffaud, et c'est en cet hiver glacial de 45 qu'elle rédigea à partir d'une voix l'histoire d'une combattante de l'armée de l'ombre. L'auteur définissait Bleuette en ces quelques mots : " Je voudrais que cette histoire ne soit pas celle d'une camarade, mais rejoigne celle de toutes qui luttèrent obscurément contre le fascisme dans tous les pays, aux côtés des partisans. Petites sueurs inconnues, plus courageuses d'avoir vaincu la peur, égales des meilleurs... " Que ces pages données à lire, au moment où le peuple de Paris fête le soixantième anniversaire de sa Libération, soient la part de ces héros inconnus qui permirent à Paris de se libérer. " Michel Reynaud.