Charles Reznikoff (1894-1976) était avec Carl Rakosi, George Oppen et Louis Zukofsky un des quatre poètes du courant dit «objectiviste» américain, qui commencèrent à publier, de manière confidentielle, dans les années vingt du siècle dernier. De Charles Reznikoff ont été publiés en France, Témoignage, Les États-Unis, 1885-1890, un fragment du présent volume (Hachette/P.O.L, 1981, traduction par Jacques Roubaud), aujourd'hui épuisé ; Le Musicien, roman (P.O.L, 1986, traduction par Emmanuel Hocquard et Claude Richard) ; Holocauste (Prétexte, 2007, traduction Jean-Paul Auxeméry). Dans un entretien publié dans Contemporary Literature Charles Reznikoff, pour décrire sa démarche, citait un poète chinois du XIe siècle qui disait : «La poésie présente l'objet afin de susciter la sensation. Elle doit être très précise sur l'objet et réticente sur l'émotion». Sans doute n'est-il pas inutile, aujourd'hui, de présenter avec Témoignage, Les États-Unis (1885-1915) une des illustrations les plus complètes et convaincantes de ce programme. Témoignage, Les États-Unis (1885-1915) est une vaste fresque pour décrire l'entrée des États-Unis dans l'ère moderne à travers la restitution minutieuse et la mise en forme de rapports d'audience de tribunaux amenés à juger aussi bien de conflits de voisinage ou de succession que d'accidents du travail ou de faits divers atroces. Son édition poursuit le travail entamé en 1981 avec la publication de Témoignage, Les États-Unis, 1885-1890 et du Musicien.
Nombre de pages
575
Date de parution
15/05/2012
Poids
818g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782846820967
Titre
Témoignage. Les Etats-Unis (1885-1915)
Auteur
Reznikoff Charles ; Cholodenko Marc
Editeur
POL
Largeur
228
Poids
818
Date de parution
20120515
Nombre de pages
575,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans un entretien, Charles Reznikoff déclarait : "Je vois une chose. Elle m'émeut. Je la transcris comme je la vois. Je m'abstiens de tout commentaire. Si j'ai bien décrit l'objet, il y aura bien quelqu'un pour en être ému, mais aussi quelqu'un pour dire "Mais, Bon Dieu, qu'est-ce que c'est que ça ?" Peut-être les deux ont-ils raison." Telle est, très précisément, la situation que Le Musicien met en scène. Ils sont deux : Jude Dalsimer, pour qui sa musique est toute sa vie, pour qui tout est matière à écrire de la musique et son ami, le narrateur, que la musique de Jude n'émeut pas du tout. Sur fond d'Amérique en crise, à l'époque de la Grande Dépression (chômage, misère, difficile intégration des immigrés, notamment des Juifs), Le Musicien retrace - de Hollywood, où il gagne sa vie comme aide-scénariste, à New York où il revient après avoir perdu son emploi - la vie d'un créateur voué à l'indifférence, l'incompréhension et la solitude.
Reznikoff Charles ; Gillyboeuf Thierry ; Laugier E
Inscriptions suivi de Ca et là est constitué de deux livres majeurs de Reznikoff, inédits en français, séparés par une période de 18 ans sans aucune publication (Ca et là, 1941, Inscriptions, 1959), et tous deux édités à compte d'auteur - le succès du poète ne sera que tardif. Le livre propose certains des textes les plus emblématiques du poète (dont le fameux Kaddish) et constitue une parfaite introduction à la méthode objectiviste, faite de précision, de concision et d'intensité. Le poète objectiviste, Reznikoff nous dit, s'efforce de voir les choses objectivement - non pas symboliquement, allégoriquement ou subjectivement - et de regarder sincèrement dans un poème, en n'utilisant que les mots nécessaires. Ca et là, écrit pendant la Guerre, est dédié à la mémoire de la mère du poète récemment morte, une Russe qui avait fui les pogroms du tsar et émigré aux Etats-Unis. Reznikoff y affirme, avec d'autant plus de force en raison du contexte historique et de ce deuil personnel, son rapport à la tradition et à l'identité de ses contemporains. Inscriptions est le premier livre post-holocauste publié par Reznikoff. Cet ensemble d'une cinquantaine de poèmes, comme en écho au ton " biblique " du précédent recueil, est constitué de fragments urbains et diasporiques. Toute la maturité poétique de Reznikoff est dans ce livre, qui atteint l'économie de langage et la charge émotive de ses célèbres Holocaust et Testimony. Ces deux livres se répondent, se prolongent, et portent en eux les thématiques essentielles de l'oeuvre de Reznikoff. Ils constituent un sommet de la poésie objectiviste.
Reznikoff Charles ; Markowicz André ; Heusbourg Fr
Une fois, parmi les transports, il y en avait un avec des enfants ? deux pleins wagons de marchandises. Les jeunes hommes qui travaillaient à trier les affaires de ceux qui étaient partis pour les chambres à gaz ont dû déshabiller les enfants ? ils étaient orphelins ? et les emmener au "lazarette". Là, les SS les ont abattus.
L'arbre mort au coin dont l'écorce est tombée par endroits des branches grises, et toutes les brindilles - soyez reconnaissants, vous, les autres arbres, qui, bruns et nus, n'avez perdu que vos feuilles dans l'hiver de vos vies.
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
Les silos détruits, tout devenait possible, rien n'empêcherait plus Beyrouth de sombrer dans les ténèbres. J'ai ressorti une carte de la ville. Elle est dépliée par terre depuis des semaines. Je mesure les distances. L'appartement de mes parents est à 825 mètres des silos du port. La maison de ma grand-mère, rue Pasteur, à 650 mètres. Sahar, elle, était sur le quai. Elle a filmé la dernière scène.