Comment vit-on après avoir subi une catastrophe " naturelle " ? Les conséquences d'un tremblement de terre ou d'un ouragan sont-elles à mettre sur le compte de la fatalité ou révèlent-elles également la précarité des conditions de vie des habitants et les inégalités qu'ils subissent ? Au Nicaragua, l'ouragan " Mitch " d'octobre 1998 dévastait le pays... Un an après, comme le raconte cet ouvrage, des artisans de solidarité cherchent à entretenir un espoir dans un pays exsangue et ravagé par le néo-libéralisme. Grand reporter, fin connaisseur de ce petit pays d'Amérique centrale, Philippe Revelli a vécu sur place les semaines qui ont suivi l'ouragan. Revenu sur les lieux un an plus tard, il peint le tableau coloré d'un pays encore marqué par les blessures de la guerre civile qui opposa les sandinistes et les contras dans les années quatre-vingt. Au milieu de ce désastre humain, une équipe animée par les jésuites du Centre Jean XXIII aide les paysans à reconstruire les villages, établit un réseau de coopératives et favorise la réinsertion sociale des anciens membres de la guérilla. Ce voyage insolite au cœur du Nicaragua met en lumière l'action de femmes qui, dans une société civile déçue par les jeux politiques, n'ont pas renoncé à lutter contre la misère. La collection " Les acteurs du développement ". Aux quatre coins de la planète, du Sud au Nord, d'Est en Ouest, des hommes et des femmes s'associent pour inventer, au jour le jour, une terre habitable pour chacun et pour tous. Des journalistes racontent leur histoire, leurs expériences, leurs espoirs.
Date de parution
23/03/2000
Poids
160g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782708234963
Titre
Le Nicaragua après l'ouragan
Auteur
Revelli Philippe
Editeur
ATELIER
Largeur
114
Poids
160
Date de parution
20000323
Disponibilité
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Ces deux dernières années, à l'occasion de quatre longs séjours, j'ai promené mon objectif dans tout le pays, aussi bien dans les quartiers de Bogota, qu'au travers des différentes strates (souvent hermétiques) de la société colombienne. Une sorte de quête du Graal, un questionnement plus qu'une communion (je n'ai plus vingt ans) sur les conditions d'existence de cette jeunesse colombienne, renvoyée d'une façon ou d'une autre, à une violence multiforme. Exercée ou subie, revendiquée ou dénoncée, crainte, représentée, fantasmée, somatisée, au pays des narcotrafiquants et des paramilitaires, du Plan Colombia et de la guérilla, la violence est en effet une réalité incontournable à laquelle se trouve confrontée la jeunesse, toutes classes sociales confondues. En Colombie, la mort violente est la première cause de décès pour la tranche d'âge des 15 - 35 ans. Une réalité difficile à laquelle pourtant, il ne faudrait pas réduire la Colombie, pays de Marquez et de Botero, pays de cyclistes et de footballeurs, de musiciens, de danseurs et de cinéastes..."
Ils ou elles sont nés en Pologne, en Italie, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Turquie ou en Chine. Ils ou elles résident, étudient ou travaillent aujourd'hui dans la commune de Quiévrechain (Nord). Ils ou elles nous ont ouvert leur porte et ont accepté de se laisser photographier dans leur intimité. Ils ou elles ont fouillé dans leur mémoire pour ramener à la surface des souvenirs souvent douloureux, parfois drôles, toujours émouvants et, au travers de leur témoignage, nous livrer une part d'eux-mêmes. Mêlant intimement paroles et photographies, ce livre raconte leur histoire, contribuant ainsi à écrire celle, plus vaste, de l'immigration.
Revelli Nuto ; Guidi Angela ; Marignac Lucie ; Lau
Paru chez Einaudi en 1962 et régulièrement réédité depuis, La Guerre des pauvres fait revivre, à partir du journal tenu par l'auteur, un chapitre héroïque et méconnu de l'histoire de l'Italie : la campagne de Russie (à partir de juillet 1942), puis la résistance à l'occupant allemand jusqu'à la Libération (fin avril 1945). Officier du corps expéditionnaire italien envoyé par Mussolini sur le front de l'Est pour appuyer l'opération Barbarossa, Revelli raconte l'immense défaite et la retraite tragique qui, à la suite de la contre-offensive russe sur le Don, jettent à travers la steppe gelée des dizaines de milliers d'hommes, dont peu survivront. Quittant l'armée, il prend le maquis et mène au jour le jour, à la tète d'un groupe de "partisans" puis comme commandant de l'une des brigades antifascistes Giustizia e libertà, un autre combat - contre les détachements fascistes de la République de Salo et contre les troupes hitlériennes. La cohérence d'un destin individuel, la dignité des humbles pris dans la folie absurde de l'histoire, la force du témoignage sur " la guerre vue d'en bas " s'affirment au fil des jours et des pages de ce livre-vérité. Entre Le Sergent dans la neige de Mario Rigoni Stern (1953) et La Trêve de Primo Levi (1963), une autre voix s'élève, qui confère à ces antimémoires de guerre la dimension d'une épopée.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.