Revelli Nuto ; Guidi Angela ; Marignac Lucie ; Lau
ULM
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EAN :9782728806980
Paru chez Einaudi en 1962 et régulièrement réédité depuis, La Guerre des pauvres fait revivre, à partir du journal tenu par l'auteur, un chapitre héroïque et méconnu de l'histoire de l'Italie : la campagne de Russie (à partir de juillet 1942), puis la résistance à l'occupant allemand jusqu'à la Libération (fin avril 1945). Officier du corps expéditionnaire italien envoyé par Mussolini sur le front de l'Est pour appuyer l'opération Barbarossa, Revelli raconte l'immense défaite et la retraite tragique qui, à la suite de la contre-offensive russe sur le Don, jettent à travers la steppe gelée des dizaines de milliers d'hommes, dont peu survivront. Quittant l'armée, il prend le maquis et mène au jour le jour, à la tète d'un groupe de "partisans" puis comme commandant de l'une des brigades antifascistes Giustizia e libertà, un autre combat - contre les détachements fascistes de la République de Salo et contre les troupes hitlériennes. La cohérence d'un destin individuel, la dignité des humbles pris dans la folie absurde de l'histoire, la force du témoignage sur " la guerre vue d'en bas " s'affirment au fil des jours et des pages de ce livre-vérité. Entre Le Sergent dans la neige de Mario Rigoni Stern (1953) et La Trêve de Primo Levi (1963), une autre voix s'élève, qui confère à ces antimémoires de guerre la dimension d'une épopée.
Nombre de pages
350
Date de parution
08/10/2020
Poids
614g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782728806980
Titre
La guerre des pauvres
Auteur
Revelli Nuto ; Guidi Angela ; Marignac Lucie ; Lau
Editeur
ULM
Largeur
151
Poids
614
Date de parution
20201008
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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Revelli Nuto ; Aymard Maurice ; Orlando Vincent d'
La force du livre de Revelli tient à son statut de vérité que nul pathos ou jugement moral ne dévie jamais de la volonté principale de l'auteur, exprimée en clôture de l'ouvrage : " Pourquoi ai-je voulu revivre mes années fascistes, mes années de guerre et de résistance ? Parce que je crois en la jeunesse et parce que je veux que les jeunes sachent ". A la fois journal de bord, enquête, essai d'historien, autobiographie intime et générationnelle, le livre de Nuto Revelli est le pendant documenté et précis d'une tradition du récit de guerre bien ancrée en Italie avec des romanciers tels que Mario Rigoni Stern (Le Sergent dans la neige) et Beppe Fenoglio (La Guerre sur les collines). Comme eux, Revelli dévoile l'absurdité et la folie d'un système militaire, compromis avec le fascisme, qui a broyé les plus fragiles et permis à certains autres d'entrer par réaction dans la Résistance, l'autre guerre du titre, choisie, elle, et fondée sur un engagement éthique profond et cohérent. Lire aujourd'hui son témoignage, c'est comprendre que les guerres ne se valent pas et que la mémoire des tragédies historiques, si elle ne se rigidifie pas en devoir imposé, demeure le garant du combat contre le retour de la bête immonde.
Comment vit-on après avoir subi une catastrophe " naturelle " ? Les conséquences d'un tremblement de terre ou d'un ouragan sont-elles à mettre sur le compte de la fatalité ou révèlent-elles également la précarité des conditions de vie des habitants et les inégalités qu'ils subissent ? Au Nicaragua, l'ouragan " Mitch " d'octobre 1998 dévastait le pays... Un an après, comme le raconte cet ouvrage, des artisans de solidarité cherchent à entretenir un espoir dans un pays exsangue et ravagé par le néo-libéralisme. Grand reporter, fin connaisseur de ce petit pays d'Amérique centrale, Philippe Revelli a vécu sur place les semaines qui ont suivi l'ouragan. Revenu sur les lieux un an plus tard, il peint le tableau coloré d'un pays encore marqué par les blessures de la guerre civile qui opposa les sandinistes et les contras dans les années quatre-vingt. Au milieu de ce désastre humain, une équipe animée par les jésuites du Centre Jean XXIII aide les paysans à reconstruire les villages, établit un réseau de coopératives et favorise la réinsertion sociale des anciens membres de la guérilla. Ce voyage insolite au cœur du Nicaragua met en lumière l'action de femmes qui, dans une société civile déçue par les jeux politiques, n'ont pas renoncé à lutter contre la misère. La collection " Les acteurs du développement ". Aux quatre coins de la planète, du Sud au Nord, d'Est en Ouest, des hommes et des femmes s'associent pour inventer, au jour le jour, une terre habitable pour chacun et pour tous. Des journalistes racontent leur histoire, leurs expériences, leurs espoirs.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.