L’évolution de la connaissance. Repenser la science pour l’Anthropocène
Renn Jürgen ; Clarinard Raymond
BELLES LETTRES
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EAN :9782251453361
« C'est un livre capital qui, en abordant directement les questions urgentes de notre époque, élargit considérablement notre compréhension du rôle que joue la connaissance dans la société ».Times Higher Education« L'Évolution de la connaissance offre à tous ceux qui se soucient de l'état de notre planète une multitude d'aperçus à méditer et à approfondir. Un livre érudit, riche et important ».Isis. Journal de la société d'histoire des sciencesL'Évolution de la connaissance raconte en seize chapitres la fascinante histoire des connaissances de l'humanité.Retraçant les épisodes clés de l'évolution des sciences et des techniques, de l'invention de l'écriture à l'industrialisation et à la numérisation en passant par la révolution scientifique du début de l'ère moderne, Jürgen Renn analyse comment le savoir se crée et se transforme, comment il se diffuse globalement depuis des millénaires et de quelle manière les économies de la connaissance et les sociétés dans lesquelles elles s'inscrivent s'influencent mutuellement.Extrêmement riche en matériel et abondamment illustrée, cette somme mobilise une multitude de méthodes et de disciplines, et développe un cadre entièrement nouveau pour la compréhension de l'histoire des sciences comme élément de l'évolution culturelle. Le large regard rétrospectif qu'ose L'Évolution de la connaissance permet ainsi d'aiguiser notre vision des défis complexes auxquels nous sommes confrontés dans l'Anthropocène.La question de savoir si la société humaine globale parviendra à relever les défis de l'Anthropocène dépendra en grande partie du développement futur de son économie de la connaissance.Table des matières : Liste des encadrés explicatifsL'histoire de ce livre1re partie. Qu'est-ce que la science ? Qu'est-ce que la connaissance ...Chapitre 1. Histoire de la science de l'AnthropocèneChapitre 2. Éléments d'une théorie historique de la connaissance humaine2e partie. Comment les structures de la connaissance changentChapitre 3. La nature historique de l'abstraction et de la représentationChapitre 4. Les changements structurels dans les systèmes de connaissanceChapitre 5. L'influence des représentations externesChapitre 6. L'influence des modèles mentauxChapitre 7. La nature des révolutions scientifiques3e partie. Comment les structures de la connaissance affectent la société et inversementChapitre 8. L'économie de la connaissanceChapitre 9. Une économie de la connaissance pratiqueChapitre 10. Les économies de la connaissance dans l'histoire4e partie. Comment se diffuse la connaissance ...Chapitre 11. La mondialisation de la connaissance dans l'histoireChapitre 12. Les origines multiples des sciences naturellesChapitre 13. Les réseaux épistémiques5e partie. De quelle connaissance dépend notre avenir ...Chapitre 14. L'évolution épistémiqueChapitre 15. La fin de l'HolocèneChapitre 16. Une connaissance pour l'AnthropocèneChapitre 17. La science et les défis de l'humanitéGlossaireNotesRéférencesIndexNotes Biographiques : Physicien, Jürgen Renn est directeur de l'Institut Max-Planck pour l'histoire de la science à Berlin, où il étudie avec son groupe le changement structurel des systèmes de connaissance. Il a notamment enseigné à Vienne, Paris et Tel Aviv ainsi qu'à l'EPF de Zurich et au California Institute of Technology. Il a en outre co-organisé différentes expositions et reçu de nombreux prix, notamment le Premio Anassilaos International, le prix Gustav Neuenschwander, le Premio Internazionale Marco & Alberto Ippolito, le prix Max-Planck-Communitas et le Francis Bacon Award.
Nombre de pages
726
Date de parution
04/11/2022
Poids
1 074g
Largeur
160mm
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EAN
9782251453361
Titre
L’évolution de la connaissance. Repenser la science pour l’Anthropocène
Auteur
Renn Jürgen ; Clarinard Raymond
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
1074
Date de parution
20221104
Nombre de pages
726,00 €
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Ceci n'est pas un livre d'Histoire, c'est un roman dans l'Histoire. Ludwig Renn place des personnages, ô combien humains et authentiques, dans le cours des événements avérés, sur le dur chemin de l'opposition au fascisme, soutenu par les forces du grand capitalisme industriel et financier. Au fil des jours, le lecteur assiste à l'accès au pouvoir, précipité par la fable d'une révolution bolchevique, d'Adolf Hitler, pourtant battu aux élections présidentielles de 1932 et à l'instauration d'un régime totalitaire et raciste, qui fait de l'élimination des communistes sa volonté première. En dévoilant la réalité du nazisme, Renn montre, du même mouvement, le combat de celles et ceux qui n'abdiquent pas. L'Aube était brune est le premier d'une série de cinq ouvrages de Ludwig Renn à paraître aux éditions du Temps des Cerises.
Pendant la ménopause, les femmes, en particulier celles de la cinquantaine, se posent plusieurs questions qui restent très souvent sans réponse. Elles sont liées à leur corps qui change, la beauté, les relations avec leur entourage, le maintien de la forme... Proposant quelques ouvertures, J'assume mes rides, et vous ? traite de ces sujets sur un ton léger, avec une bonne dose d'humour. Entre anecdotes et conseils, vous êtes invitées dans l'univers d'une quinquagénaire moderne qui donne des astuces pour mieux vivre et accepter cette autre étape de la vie.
Frais moulu de l'école des officiers, le jeune caporal Renn entre dans les quatre longues années de la Première Guerre mondiale. Peu enthousiaste, mais lucide et conscient, il n'a qu'une idée en tête : ne traverser ni le temps ni l'espace à l'aveugle et protéger les soldats dont il partage le quotidien. A l'image de " ses " hommes à qui il fait traverser l'Histoire, le caporal Renn évolue à leur contact au fil de ces années et prend progressivement conscience des sources des bouleversements de la société qui se dessinent. A l'égal d'Erich Maria Remarque ou de Henri Barbusse, Ludwig Renn connaît un succès mondial dès la parution de Guerre. Alors que Le Feu est un cri violent et accusateur et que A l'Ouest rien de nouveau provoque un flot de bons sentiments, Guerre retrace, sans renchérir sur les vertus imaginaires du guerrier héroïque, le quotidien d'un soldat du front un peu plus chanceux que les autres. Ce choix d'un récit brut et sans pathos confère au roman une puissance de dénonciation de la guerre rarement égalée.
De la Révolution de Novembre 1918 à l'échec du putsch nationaliste en 1920, Après-Guerre décrit une Allemagne effondrée, déchirée entre révolte et esprit de revanche, et que le pouvoir social-démocrate, petit-bourgeois dans l'âme, est incapable de conduire vers la paix et la démocratie.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.