Acteurs de caractère. Les "méconnus" du cinéma français
Regourd Serge
GREMESE
29,90 €
Epuisé
EAN :9788873017462
Que seraient les stars du cinéma français sans leurs habilesseconds rôles, sans le soutien irremplaçable de ces artistes quiont employé leur propre talent à faire resplendir l'étoile de cesvedettes? Dans la période 1930-1960, les Excentriques, c'est-à-dire les grands seconds rôles, ont suscité de nombreusespublications. La période qui s'est ouverte avec la NouvelleVague attendait encore un livre de célébration de ces « acteursde caractère » qui ont marqué l'histoire du cinéma français,suscité l'admiration des cinéphiles mais dont le grand public,s'il connaît leurs visages, ne connaît que rarement leurs noms.Il s'agit à la fois des grands "seconds rôles" que l'on retrouvedans des dizaines de films, mais aussi de grands acteurs dethéâtre que le cinéma n'emploie que pour des personnagesspécifiques, ou d'acteurs vedettes de films d'auteurs, d'acteursfétiches de tel ou tel grand cinéaste, n'accédant pas au succèscommercial. Chacun de ces 135 acteurs bénéficie dans ce livred'une présentation retraçant sa carrière, évoquant sespersonnages les plus marquants, le texte biographique étantchaque fois illustré d'un portrait et de photos de films. Mêmesi la plupart sont déjà dotés d'un important parcourscinématographique, ils n'en demeurent pas moins lesMéconnus du cinéma français.
Nombre de pages
288
Date de parution
15/12/2011
Poids
990g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9788873017462
Titre
Acteurs de caractère. Les "méconnus" du cinéma français
Auteur
Regourd Serge
Editeur
GREMESE
Largeur
185
Poids
990
Date de parution
20111215
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lorsque, le 17 décembre 2001, Jean-Marc Meissier, alors le PDG du groupe Videndi-Universal, a dit à New York que "l'exception culturelle française [était] morte", ses déclarations ont aussitôt suscité en France une véritable tempête, les grands quotidiens, l'ensemble de la classe politique et des organisations professionnelles du cinéma et de l'audiovisuel stigmatisant les menaces contenues dans ces propos. En quoi consiste la notion d'exception culturelle, qui a été spécifiquement définie lors des négociations dites de l'Uruguay Round, entamées en 1986 au sein du GATT? A quelles conditions est-il possible de mettre en oeuvre une politique visant à récuser l'application des principes du libre-échange aux oeuvres, en particulier cinématographiques et audiovisuelles... Biographie de l'auteur Serge Regourd, professeur à l'Université des sciences sociales à Toulouse et directeur de l'Institut de droit de la communication est notamment l'auteur, aux PUF, du Droit de la communication audiovisuelle (coll. "Droit fondamental", 2001).
Dans la volumineuse littérature consacrée au cinéma français, très peu d'ouvrages évoquent les acteurs dits de "seconds rôles". Or, leur place est essentielle pour comprendre l'évolution économique et esthétique du cinéma hexagonal. La question des seconds rôles renvoie aussi à une approche sociologique et politique. Serge Regourd, auteur d'un ouvrage de référence sur l'exception culturelle, trace une série de portraits d'acteurs, en analysant leur carrière, les emplois qui leur sont confiés, les rapports entre les personnages qu'ils incarnent et leurs typologies. L'ouvrage, richement illustré, permet au lecteur de revisiter l'histoire du cinéma français, depuis 1930, et de questionner les choix actuels de casting (la prévalence des acteurs "bankables" se faisant au détriment des seconds rôles, y compris dans l'écriture scénaristique). Les signes identitaires du cinéma français et de son évolution sont ainsi cernés, au coeur de la création et de ses enjeux.
Notre couple n'est superficiel qu'en superficie ". C'est ainsi que Madame de...s'entend définir sa vie conjugale par son mari. Mais le destin jette ses dés dans ce pacte fait d'hypocrisie et de concessions morales en y projetant un fauteur de trouble, l'amant, qui fait du film un triangle, base classique de la dramaturgie occidentale. De cette situation et à partir d'un roman à succès, Ophuls crée une uvre qui suscita un malentendu où la rigueur d'une architecture classique qui se réclame de la tragédie racinienne est masquée par une ornementation foisonnante qui relève du plus authentique rococo viennois. C'est ce même éparpillement de la forme qui perdit Ophuls dans Lola Montes, son chef d'uvre suivant, le dernier. Ici, le public se contenta pour son plaisir de stars populaires tournoyant dans le luxe et l'élégance. La critique, elle, fit la grimace. Peu à peu, les décennies passant, Madame de... réapparut dans sa pureté toute janséniste où le personnage de Danielle Darrieux, émergeant des faux-semblants et des miroitements mondains fait l'expérience progressive du renoncement et d'une mort à soi-même toute pascalienne.
Considéré comme un "rebelle" et un outsider, ce n'est pas sans mal que Johnny Depp a réussi à se libérer du cliché du "beau et damné" pour s'imposer sur la scène internationale comme un acteur de talent. En dépit de la réputation de sex-symbol que les médias lui ont taillée, il a préféré se mesurer à des personnages complexes et tourmentés et travailler avec des réalisateurs sachant exprimer la souffrance, la solitude et la diversité. Loin d'être, comme beaucoup d'artistes, obsédé par son image, il n'hésite pas à se transformer physiquement. Le visage balafré du protagoniste d'Edward aux mains d'argent, la calvitie de Raoul Duke dans Las Vegas Parano, le Wonka plastifié de Charlie et la chocolaterie et le ricanement effrayant de Sweeney Todd sont un exemple des rôles "extrêmes" pour lesquels l'acteur a modifié sa physionomie afin de coller au rôle. Sous la direction de grands réalisateurs, de Jim Jarmusch à Terry Gilliam, en passant par Emir Kusturica, Michael Mann et, naturellement, Tim Burton (sept films tournés ensemble), Johnny Depp n'a jamais cessé, comme il l'a déclaré lui-même, de "se mettre à l'épreuve". Après une longue série de films dictés par des "coups de coeur", Depp a atteint le succès planétaire à 40 ans avec la saga milliardaire des Pirates des Caraïbes - amplement étudiée ici -, plaçant sous les feux des projecteurs un genre qui, après l'ère de Douglas Fairbanks, semblait destiné à l'oubli et à un flop certain au box-office. Son Jack Sparrow est en revanche entré dans le mythe, avec son air de flibustier chancelant, funambule sur le fil de l'aventure et du comique, incarnation parfaite du corsaire postmoderne. A cet artiste original, qui reste, malgré tout, un outsider, Eleonora Saracino consacre un approfondissement critique, richement illustré, retraçant l'une des carrières les plus éclectiques d'Hollywood.
Dans "Jeux d'intelligence" , deuxième volume de la nouvelle série "EXPERT - Les énigmes de Turing" , les lecteurs se feront un plaisir de devoir se creuser la tête afin de résoudre des énigmes de logique. Après le succès de la collection " Bletchley Park Puzzles ", cette nouvelle série est le résultat de la collaboration avec le Turing Trust, qui a élaboré pour chaque volume plus de 130 énigmes capables d'intriguer ou dans certains cas de mettre à l'épreuve l'ingéniosité des fans ! Dans chaque volume, il y a 3 degrés de difficulté différents, des questions qui ne sont pas trop difficiles (pas trop, mais un peu ! ) à celles qui laisseront perplexes même les plus experts. Après tout, le défi est lancé dès le nom de la collection : "EXPERT" .