Notre couple n'est superficiel qu'en superficie ". C'est ainsi que Madame de...s'entend définir sa vie conjugale par son mari. Mais le destin jette ses dés dans ce pacte fait d'hypocrisie et de concessions morales en y projetant un fauteur de trouble, l'amant, qui fait du film un triangle, base classique de la dramaturgie occidentale. De cette situation et à partir d'un roman à succès, Ophuls crée une uvre qui suscita un malentendu où la rigueur d'une architecture classique qui se réclame de la tragédie racinienne est masquée par une ornementation foisonnante qui relève du plus authentique rococo viennois. C'est ce même éparpillement de la forme qui perdit Ophuls dans Lola Montes, son chef d'uvre suivant, le dernier. Ici, le public se contenta pour son plaisir de stars populaires tournoyant dans le luxe et l'élégance. La critique, elle, fit la grimace. Peu à peu, les décennies passant, Madame de... réapparut dans sa pureté toute janséniste où le personnage de Danielle Darrieux, émergeant des faux-semblants et des miroitements mondains fait l'expérience progressive du renoncement et d'une mort à soi-même toute pascalienne.
Nombre de pages
130
Date de parution
30/11/2017
Poids
262g
Largeur
134mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782366771350
Titre
Madame de... de Max Ophuls
Auteur
Delouche Dominique
Editeur
GREMESE
Largeur
134
Poids
262
Date de parution
20171130
Nombre de pages
130,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
On a souvent voulu me persuader que, de nature et d'éducation, j'étais foncièrement plus proche de Visconti que de Fellini, et je me suis posé la question: qu'en aurait-il été si, au lieu de rallier le Cirque Fellini, c'avait été l'écurie Visconti qui m'avait engagé? Je n'ai jamais su exactement par quel charme j'avais pu susciter l'intérêt, puis l'affection de Federico, mais je suis sûr que mon profil s'éloignait trop de celui des poulains du signor conte pour que je sois éligible dans son phalanstère. Si j'avais intégré sa légion d'or, j'aurais sans doute eu à regretter la molle sensualité tout orientale où baignaient les tournages du faro. De mes cinq «felliniennes années», j'ai le souvenir d'un apprentissage chaleureux du métier et de la vie. Visconti sera désormais pour moi l'artiste hautain qu'il faut se contenter de ne connaître que par son oeuvre: contradictions, travestissements, énigmes et aveux qu'il nous donne à déchiffrer, un peu comme le rébus de sa vie.Après avoir consacré un livre largement salué par la critique, Mes felliniennes années, au maestro, dont il fut l'assistant et le confident, Dominique Delouche brosse un portrait à la fois vibrant et intime du réalisateur de Senso, Mort à Venise et Le Guépard, que tout ou presque opposait à Fellini.Après avoir réalisé deux films-culte Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1968) et L'Homme de désir (1971), Dominique Delouche s'est fait une réputation mondiale comme cinéaste de la danse (Chauviré, Balanchine, Robbins, Plissetskaï). On le connaît aussi comme metteur en scène, décorateur d'opéra et enfin comme écrivain: notamment un livre de souvenirs sur Fellini, Mes felliniennes années (2007), et un ouvrage sur Max Ophuls et Danielle Darrieux, Max et Danielle (2011).
Considéré comme un "rebelle" et un outsider, ce n'est pas sans mal que Johnny Depp a réussi à se libérer du cliché du "beau et damné" pour s'imposer sur la scène internationale comme un acteur de talent. En dépit de la réputation de sex-symbol que les médias lui ont taillée, il a préféré se mesurer à des personnages complexes et tourmentés et travailler avec des réalisateurs sachant exprimer la souffrance, la solitude et la diversité. Loin d'être, comme beaucoup d'artistes, obsédé par son image, il n'hésite pas à se transformer physiquement. Le visage balafré du protagoniste d'Edward aux mains d'argent, la calvitie de Raoul Duke dans Las Vegas Parano, le Wonka plastifié de Charlie et la chocolaterie et le ricanement effrayant de Sweeney Todd sont un exemple des rôles "extrêmes" pour lesquels l'acteur a modifié sa physionomie afin de coller au rôle. Sous la direction de grands réalisateurs, de Jim Jarmusch à Terry Gilliam, en passant par Emir Kusturica, Michael Mann et, naturellement, Tim Burton (sept films tournés ensemble), Johnny Depp n'a jamais cessé, comme il l'a déclaré lui-même, de "se mettre à l'épreuve". Après une longue série de films dictés par des "coups de coeur", Depp a atteint le succès planétaire à 40 ans avec la saga milliardaire des Pirates des Caraïbes - amplement étudiée ici -, plaçant sous les feux des projecteurs un genre qui, après l'ère de Douglas Fairbanks, semblait destiné à l'oubli et à un flop certain au box-office. Son Jack Sparrow est en revanche entré dans le mythe, avec son air de flibustier chancelant, funambule sur le fil de l'aventure et du comique, incarnation parfaite du corsaire postmoderne. A cet artiste original, qui reste, malgré tout, un outsider, Eleonora Saracino consacre un approfondissement critique, richement illustré, retraçant l'une des carrières les plus éclectiques d'Hollywood.
Dans "Jeux d'intelligence" , deuxième volume de la nouvelle série "EXPERT - Les énigmes de Turing" , les lecteurs se feront un plaisir de devoir se creuser la tête afin de résoudre des énigmes de logique. Après le succès de la collection " Bletchley Park Puzzles ", cette nouvelle série est le résultat de la collaboration avec le Turing Trust, qui a élaboré pour chaque volume plus de 130 énigmes capables d'intriguer ou dans certains cas de mettre à l'épreuve l'ingéniosité des fans ! Dans chaque volume, il y a 3 degrés de difficulté différents, des questions qui ne sont pas trop difficiles (pas trop, mais un peu ! ) à celles qui laisseront perplexes même les plus experts. Après tout, le défi est lancé dès le nom de la collection : "EXPERT" .
À la fois exposé et essai politique, Genocide, Bad. est l’ouvrage avec lequel Sim Kern, auteure et militante juive antisioniste, a enflammé le débat public américain. À travers 10 chapitres incisifs, Sim Kern entrelace les histoires juive et palestinienne, impérialisme et colonialisme, révélant comment propagande et violence se sont croisées jusqu’à aujourd’hui. Avec un style direct, ironique et accessible, mêlant références pop et analyse historique, l’auteure raconte aussi son parcours personnel : des discriminations subies adolescente à l’engagement viral sur les réseaux sociaux qui, après le 7 octobre 2023, a touché des millions de personnes et récolté plus d’un demi-million de dollars d’aides pour Gaza. Un ouvrage de dénonciation, mais aussi d’espoir : car la résistance, dans toutes ses formes, peut tracer la voie vers une libération collective.