La morale sartrienne est-elle un échec ? C'est ce que ce recueil, qui fait dialoguer le philosophe avec d'autres penseurs émérites, va essayer de résoudre.Quelle est la relation de la morale à l'Histoire chez Sartre ? Trop souvent on considère cette question comme d'emblée réglée : on déclare l'échec de la morale « impossible et nécessaire », celle que Sartre n'a jamais réussi à écrire et à publier. Pourtant, la veine morale traverse toute son oeuvre. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage analyse les textes dédiés à la question morale dans la réflexion sartrienne des années 1960, y compris certains inédits, en montrant comment elle s'articule à l'histoire et à la politique. Au fil de ce parcours qui fait dialoguer Sartre avec Kant, Marx, Durkheim, Scheler, Lévi-Strauss et bien d'autres, se dessine une conception originale de la morale. Loin de n'être qu'un point de vue de survol sur le monde ou une conviction sur la vie bonne, elle est un mode d'intervention sociale. Les textes ici regroupés mettent au jour les enjeux politiques de l'apprentissage collectif de l'éthique.
Nombre de pages
134
Date de parution
20/04/2023
Poids
184g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782840165194
Titre
Sartre, la morale et l'histoire
Auteur
Reato Elisa ; Rizk Hadi
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
147
Poids
184
Date de parution
20230420
Nombre de pages
134,00 €
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Du XIIIe au XVIIe siècle, les Vénitiens ont poussé au degré extrême l'art de se masquer et de se déguiser : pour leurs plaisirs, pour leurs affaires, pour tromper la mort même, parfois, et pour cent autres raisons que vous apprendrez dans ce livre. " Un masque raconte beaucoup plus qu'un visage ", disait Oscar Wilde, orfèvre en la matière. Sur la vie ordinaire et extraordinaire des Vénitiens et de leurs femmes, de leurs comédiens et de leurs moines, de leurs politiques et de leurs prostituées - mais qui est vraiment sous le masque ? Vous trouverez ici, derrière le volto ou la moretta, ce que vous iriez chercher vainement dans un livre d'images. Quelques raisons supplémentaires d'aimer Venise, une Venise protéiforme, exubérante et secrète, amoureuse et traîtresse, pudique et dévergondée... la Venise des masques. En route donc : votre bauta vous attend et le domino frémit dans la gondole. Car il y a quand même des canaux et des gondoles à Venise, bien sûr ; le tout est de les connaître. Ce livre, sérieux et narquois, vous propose quelques cheminements historiques et toujours actuels. Gare aux ?ufs parfumés des mattacini : les senteurs en sont parfois surprenantes...
D'abord, lieux de dégustation de ce breuvage " sauvage " arrivé en Europe au XVIe siècle, les cafés sont très vite devenus des lieux propices aux rencontres, aux conversations anodines, aux échanges d'idées plus ou moins sérieuses et à la circulation des informations. De Berlin à Paris, en passant par Prague, Rome, Vienne, Madrid, les cafés sont associés aux différents mouvements artistiques et littéraires qui animent la vie culturelle européenne. Les noms de Proust, Sartre, Marinetti, Kafka, Monet, Hemingway... restent intimement liés aux cafés : Le Florian à Venise, Le Sacher à Vienne, Les Deux Magots à Paris... Danilo Reato nous dévoile l'histoire, non seulement des cafés, mais aussi des rencontres qui s'y nouèrent. Plus de 220 photographies et documents anciens illustrent cet ouvrage et raniment l'esprit des cafés en Europe.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.